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mercredi 4 février 2015

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel - Romain Puértolas

Synopsis : Le jour où Providence doit se rendre à Marrakech pour ramener Zahera, une petite fille gravement malade qu’elle vient juste d’adopter, un volcan se réveille en Islande et paralyse le trafic aérien européen empêchant tout avion de décoller. L’amour d’une mère est-il assez fort pour déplacer les nuages ?

Mon avis : J'avais déjà beaucoup aimé "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa" mais je crois que j'ai préféré celui-ci car l'humour est toujours présent, les situations autant loufoques, mais ici, l'histoire ressemble plus à un conte pour adultes (quand vous lirez la fin de ce roman, vous comprendrez de quoi je veux parler). D'ailleurs, j'ai trouvé cette fin vraiment très belle même si elle "casse" un peu le côté humoristique de tout le livre...
L'histoire en elle même m'a beaucoup plu même si elle est totalement invraisemblable : Léo, le contrôleur aérien d'Orly  arrive chez son coiffeur et raconte le jour ou une femme s'est présentée à sa tour de contrôle pour demander l'autorisation de décoller alors qu'elle est en maillot de bain, sans bagage, et n'a pas d'avion. Cette femme, c'est Providence, une factrice qui vient d'adopter au Maroc une petite fille atteinte de mucoviscidose. Ce jour là, le trafic aérien est paralysé par un nuage de cendre lâché par un volcan islandais. Mais une promesse est une promesse et Providence doit absolument aller retrouver Zahera aujourd'hui, quitte a apprendre elle-même à voler avec ses bras. Cette histoire laisse le coiffeur plus que perplexe mais il est curieux et à envie d'en savoir plus...
Quand Providence apprend que son vol est annulé et qu'elle n'a pas d'autre moyen que d'apprendre à voler pour aller retrouver sa fille, la course contre la montre commence. Celle-ci la mènera tour à tour chez un marabout chinois Suprême Maître Hué de l’Humble Caste des Mantes Tricoteuses,  Les moines tibétains de l'Humble..., dans la tour de contrôle de l'aéroport d'Orly et j'en passe... Le tout toujours avec beaucoup d'humour et beaucoup de situations vraiment loufoques mais auxquelles on a envie de croire pour que Providence puisse retrouver sa fille.
Je me suis beaucoup attachée à Zahera, la petite fille. Pour décrire sa maladie avec ses mots d'enfants, elle dit qu'elle a dans les poumons un nuage tellement gros qu'il l’empêche de respirer (Il est grand comme la Tour Eiffel). Elle est avide de découvertes sur Internet et espère devenir la première pâtissière-cosmonaute marocaine du monde...
Providence, quant à elle, est une femme très sûre d'elle, sans complexes, qui ne croit pourtant que ce qu'elle voit, mais son amour pour sa fille va la pousser à dépasser ses propres limites et ses propres préjugés quant à ses aptitudes à voler..
Une histoire que je recommande aux adultes qui, le temps d'une belle histoire, veulent retrouver leur âme d'enfant.

Jusqu'au 16 février 2015 minuit, je vous fais gagner ce livre en partenariat avec les éditions Le Dilettante. Cliquez ici!

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa - See more at: http://envies-de-livres.blogspot.fr/p/index-alphabetique.html#sthash.55IMH62N.dpuf
Extrait : "L’homme vole dans les nuages aussi. Il triche, certes, mais il vole. Dans des avions, des montgolfières, des dirigeables. Mais il ne vole pas par ses propres moyens. Et c’est peut-être là, la seule chose qu’il lui manque, la seule chose qu’il ne sait pas faire. Alors, il n’est pas content. Il est frustré. Il trépigne comme un enfant auquel on refuse un jouet. Votre histoire, c’est un peu comme ces blagues que les gamins se racontent dans les cours de récréation. C’est l’histoire d’un Anglais, d’un Espagnol, d’un Allemand et d’un Français qui… Eh bien là, c’est l’histoire d’une Française, d’un Sénégalais et d’une Marocaine… 
- Ce n’est pas pour vous brusquer, mais serait-il possible de commencer l’apprentissage ? coupa la jeune femme. L’homme sourit.
– Vous l’avez déjà commencé.
– Pardon ?
– « L’apprentissage, vous l’avez déjà commencé. » Non, rien, c’est une réplique de film. Karaté Kid, je crois. Bref, l’apprentissage, vous l’avez commencé. En quelques minutes, nous avons avancé bien plus que ce que vous pensez. J’ai vu qui vous étiez vraiment. Or, on ne peut pas apprendre à piloter un avion de chasse avant de savoir pousser une brouette. Quelquefois les images de l’homme relevaient du message codé. Avait-il été espion pendant la guerre ? Quelle guerre d’ailleurs ?
– Vous pourriez être plus clair. Je ne vous suis pas du tout.
– Je veux simplement dire que vous avez déjà tout pour pouvoir voler. Il ne vous manque plus qu’une chose : il vous faudra apprendre à canaliser votre énergie, à concentrer votre force dans le seul objectif de voler. Ne pas vous éparpiller et ne pas dépenser en vain ce fluide rare qui court dans vos veines. On voit que vous êtes une femme intense, que vous vivez la vie à mille à l’heure. Mais quelquefois, il faut savoir prendre son temps pour en gagner… Pour le reste, vous avez tout ce qu’il faut."

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Éditions Le Dilettante - Humour - Conte pour adultes - 256 pages

dimanche 30 mars 2014

Un homme effacé - Alexandre Postel

Un homme effacé - Alexandre Postel
Mon résumé : Damien North est professeur de philosophie à l'université. Veuf depuis 12 ans, il mène une vie paisible et solitaire et se consacre à l'enseignement et  à ses recherches sur Descartes. Sa vie bascule lorsque la police vient le chercher l'accusant de pédopornographie. Des milliers d'images pornographiques mettant en scène des enfants auraient transité  sur le disque dur de son ordinateur. Pour lui qui n'y connaît rien en informatique c'est le comble! Il se sait innocent mais les preuves et les témoignages l’accablent. Notamment une photo de sa nièce en maillot de bain sur son bureau. Le terrible engrenage garde à vue, jugement et prison va lui faire perdre pied. Comment prouver son innocence quand tout s'acharne contre vous et que tout vous semble perdu d'avance?

Mon avis : Voilà un prix Goncourt "Premier Roman" amplement mérité. L'histoire est prenante du début à la fin car ce malheureux quiproquo pourrait arriver à chacun d'entre nous. 
Lorsque la police arrive chez lui et l'accuse de pédopornographie, Damien North croit d'abord qu'il y a une erreur sur la personne ou que son ordinateur a été contaminé par un virus car il se sait totalement innocent. Mais l'affaire est grave et il risque la prison. L'histoire fait grand bruit dans les médias car Damien est le petit fils d'Axel North une figure de la résistance. Tout son entourage professionnel, son voisinage, et même son propre frère doutent de lui et se remémorent des faits qui pourraient porter  à confusion. Des événements pourtant banals, mais qu'ils s'empressent de relater (en les transformant un peu) au tribunal lors du jugement. Toutes ces "preuves" accablent Damien et tout le monde le condamne alors qu'il n'a pas encore été jugé. Même son propre avocat, Maître Biasini lui conseille de plaider coupable pour plus de clémence des juges. Damien croit qu'il est en train de devenir fou et commence même à douter de lui. Il pense qu'il a une double personnalité et, résigné, il se résout à plaider coupable.
Damien, de personnalité discrète, introvertie,  effacée, et sujet à la dépression baisse les bras et n’essaye même pas de se défendre. Il sombre petit à petit et parait spectateur de ses malheurs. Lorsque le verdict tombe et qu'il est condamné à deux ans de prison ferme, il est totalement résigné. Mais l'enferment et la promiscuité avec son co-détenu Alex Porsenna qui est un réel pédophile "le ronge comme de l'acide" et va le faire réagir. Il ne peut plus rester aux côtés de ce "gros sanglier" qui fait l'amalgame de leurs destinées et pour lequel il a de subites envies de meurtres. North va alors tout faire pour se sortir de cet enfer...
J'ai beaucoup aimé cette histoire, car comme je vous le disais plus haut, elle pourrait arriver à n'importe qui. Le seul tort de  Damien  est d'être effacé, d'aimer la solitude et la vie sans femme ce qui le fait passer aux yeux de la société pour quelqu'un de "bizarre" et donc facilement condamnable. 
La justice française et les experts psychiatres en prennent pour leur grade à condamner sans preuves réelles et à dresser des expertises psychologiques erronées mais qui les mettent à l'abri de leurs responsabilités si un jour il y avait un réel passage à l'acte.
La fin m'a beaucoup plu (mais je ne peux pas vous en dire plus....)
Un livre qui fait réfléchir et que je vous recommande vivement!

Extrait : "La transmission du savoir, et son apprentissage, ont une source commune : le désir ; désir de savoir, bien sûr, mais aussi désir de plaire. Le professeur a un besoin vital de plaire à son public : faute de quoi ses cours sont désertés, et la transmission dépérit. Un professeur qui ne sait pas plaire est une pâte sans sel et sans levain. Quant à l'étudiant... sans le désir de plaire à son maître, le désir de l'imiter, le désir de surpasser les autres, l'étudiant croupirait dans l'indifférence et l'oisiveté."

Éditions Gallimard - Drame - 256 pages

lundi 17 février 2014

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa - Romain Puértolas

Mon résumé : Ajatashatru Lavash Patel un fakir indien vient de débarquer à l'aéroport de Roissy. Le seul but de son voyage en France est de s'acheter le "Kissifrotsipik", le tout dernier matelas à clous en promotion chez Ikéa. Ajatashatru a escroqué ses concitoyens pour se faire payer le voyage et, question escroqueries, il n'en est pas à son coup d'essai. En effet, il n'a de fakir que le titre! C'est muni d'un faux billet de 100 euros imprimé sur une seule face et relié à un fil de nylon que commencent malgré lui ses péripéties qui vont le mener tour à tour en France, Angleterre, Espagne, Italie et Libye. D'abord clandestin, il va se découvrir un talent caché : celui d'écrivain. Mais surtout, cet arnaqueur professionnel  fera  des rencontres qui changeront le cours de sa vie.
 
Mon avis : Voilà un livre plein d'humour et agréable à lire! Ajatashatru ne prévoit que de faire l'aller retour Inde France  dans le but de s'acheter le dernier matelas à clous en promotion chez Ikéa. Mais cet arnaqueur professionnel n'a pas prévu de débourser le moindre centime! Pour cela, il compte utiliser plusieurs fois son faux billet de 100 euros imprimé sur une seule face. Mais c'est là que ses ennuis vont commencer! Il va d'abord se mettre à dos le chauffeur de taxi gitan qui va se rendre compte de la supercherie une fois son client parti. (Lui qui croyait qu'il avait affaire à un riche industriel indien et qui le voyait comme un tiroir caisse. Il ne s'est d'ailleurs pas privé pour le balader à l'autre bout de Paris). Ensuite, une fois arrivé à Ikéa, bien qu'il soit toujours en possession de son billet, il lui manque quelques euros pour le matelas tant convoité. Il ne va pas hésiter à arnaquer Marie, une cliente du restaurant de la grande surface. Mais cette jeune femme ne laisse pas notre fakir indifférent, et pour la première fois de sa vie, il éprouve des remords... Afin de ne pas dépenser d'argent dans un hôtel, il se cache sous un lit lors de la fermeture du magasin. Mais lorsqu'il entend des livreurs, il se cache au plus vite dans une armoire. Le pauvre Ajatashatru est loin de se douter que cette armoire doit être livrée dans un Ikéa anglais. C'est là que commencent ses plus rocambolesques aventures où il sera tour à tour clandestin puis écrivain mais toujours recherché par le taxi gitan qui a bien l'intention d'en découdre. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir la suite par vous mêmes.
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette lecture, mais les petits apartés de l'auteur sur la façon de prononcer tel ou tel mot ne m'ont pas plu. En effet, ces apartés sont trop nombreux et j'aime bien trouver moi-même les jeux de mots sans qu'on me les explique comme si j'avais deux ans!
De plus, les chapitres concernant l'histoire qu'écrit Ajatashatru ne m'ont pas captivée du tout. Je me suis même demandée comment Sophie Morceau a pu recommander Ajatashatru à un éditeur...
 
Extrait : "Le premier mot que prononça l'Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble !
Ikea.
Voilà ce qu'il prononça à mi-voix.
[...]
- Ikea ?
- Ikea, répéta l'Indien en laissant traîner la dernière voyelle.
- Lequel ? Heu... What Ikea ? bafouilla Gustave qui se sentait aussi à l'aise en anglais qu'un chien sur une patinoire.
Son passager haussa les épaules comme pour dire qu'il s'en fichait. Djeustikea, répéta-t-il, dontmatazeoanezatbetasiutyayazeparijan. C'est à peu près ce qu'entendit le conducteur, une suite confuse de gazouillis palataux incompréhensibles. Mais gazouillis palataux ou pas, en trente ans de métier passés chez Taxis Gitans, c'était bien la première fois qu'un client fraîchement débarqué du terminal 2C de l'aéroport Charles-de-Gaulle lui demandait de le conduire dans un magasin de meubles. Car il n'avait pas souvenir qu'Ikea ait récemment ouvert une chaîne d'hôtels à son nom.
Gustave en avait eu des requêtes insolites, mais celle-là décrochait le coquetier. Si ce gars-là venait vraiment d'Inde, alors il avait payé une petite fortune et passé huit heures dans un avion, tout cela dans le seul but de venir acheter des étagères Billy ou un fauteuil Poäng. Chapeau !"
 
Éditions Le Dilettante - Littérature contemporaine - Humour - 252 pages

Le second souffle (suivi par "Le diable gardien) - Philippe Pozzo di Borgo

Mon résumé : Philippe Pozzo di Borgo nous raconte sa vie depuis son enfance, son mariage avec Béatrice, mais surtout il témoigne de ce qui s'est passé depuis son accident de parapente qui l'a rendu tétraplégique. Dans son malheur, il aura eu "la chance" de trouver Abdel, un jeune maghrébin qui va devenir son auxiliaire de vie. Son humour et sa philosophie "Abdélienne" lui  permettent de surmonter cette terrible épreuve. "Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m'a soigné sans discontinuité, comme si j'étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant toutes mes absences, il m'a délivré quand j'étais prisonnier, protégé quand j'étais faible. Il m'a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien"
 
Mon avis : Le livre que je viens de lire est une réédition du "Second Souffle" complété par une histoire inédite : "Le diable gardien".
"Le diable gardien" prolonge donc l'histoire du "second souffle" (qui se termine en 1998) jusqu'à sa rencontre avec Khadija au Maroc en 2004 ; cette période correspond au scénario du film "Intouchables".
Pour l'instant, cette chronique ne portera que sur le livre car je n'ai pas encore eu la chance d'aller voir le film au cinéma. (ce visionnage fera d'ailleurs l'objet d'un autre article).
Je me suis tellement plongée dans cette histoire, que je l'ai lue d'une traite (environ 4h). J'ai été vraiment touchée par l'histoire de Philippe qui, est pourtant "bien né" (de la famille des ducs Pozzo di Borgo et des marquis de Vogüé) mais à qui la vie n'a jamais fait de cadeau. En effet, le 23 juin 1993 sa vie bascule lors de son accident, et, le 3 mai 1996 sa femme Béatrice  décède d'un cancer le jour de la Saint Philippe. Il l'aura longtemps soutenue durant la maladie. Avec elle, il n'aura jamais réussi à avoir des enfants naturellement. Après 4 fausses couches et un bébé mort-né, il vont finalement adopter deux enfants à Bogota : Laetitia et Robert-Jean.
Malgré cet "enfermement" dans son corps, ses nombreux séjours à l'hôpital, Philippe ne cesse jamais de se battre, et même, il va rencontrer deux autres femmes et aura deux autres enfants.
"Je suis assez fortuné pour ne pas être placé en institution spécialisée. Comment voulez-vous survivre entouré nuit et jour du désespoir des autres, grands invalides, les entendre sangloter, crier, passer sans réagir devant une chambre qu'on aseptise?
- Les douleurs me maintiennent en colère ; je ne peux m'assoupir dans cet inconfort.
- Toujours une femme admirable est présente. Béatrice que j'abandonne sur la barque définitive qui remonte le fleuve, des compagnes, une Clara, et Khadija sur la côte de l'Orient proche.
-  Les enfants : mes aînés Laetitia et Robert-Jean, Sabah "L'aurore", et notre petite dernière Wijdane "l'âme profonde".
- Abdel, passeur entre la rive du fleuve et la côte de l'océan."
J'ai trouvé émouvant qu'il arrive a apprendre à Abdel le goût de la musique classique, mais aussi le fait qu'il lui fasse totalement confiance au point de monter une société de location de voitures (qui se révélera être un fiasco, mais qui m'aura bien fait sourire.)
Abdel a aussi beaucoup d'humour. Par exemple, lors de l'anniversaire de Philippe : " Soixante ans! J'avais oublié. On n'additionne pas les viandes et les "légumes" quarante-deux ans de valide et dix-huit de handicap, dont chaque année en vaut sept, comme pour les chiens, faites vos comptes!".
J'ai maintenant hâte d'aller voir "Intouchables" au cinéma.
 
Ce que j'en retiendrai : Une grande complicité entre un "beur de banlieue" et un "riche privilégié". Abdel lui aura transmis sa philosophie "Abdélienne" selon laquelle il ne faut pas se prendre la tête et prendre la vie comme elle vient. Et une très belle "image" dans le dernier chapitre...
 
Extrait : "Je suis allongé contre la montagne, juste un peu engourdi. J'ai dû perdre connaissance. Max et Yves, mes compagnons de parapente, ont posé leur voile à côté de la mienne. Le docteur Max prend les choses en mains : il creuse un trou devant mon visage pour me permettre de respirer et alerte la station par radio. Je ne comprends pas pourquoi ils ne me touchent pas. Je leur parle, ma respiration est calme, alors pourquoi me demandent-ils sans arrêt si je peux respirer ? Un brin d'herbe me chatouille la narine, j'éternue, je ris. Yves me parle comme à un enfant ; il a l'air de trembler. Il me semble que je ne peux plus bouger !"
 
Éditions Bayard - Autobiographie drame - 279 pages

Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses! Leslie Plée

Moi vivant vous n aurez jamais de pause"Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses! Ou comment j'ai cru devenir libraire"
est une BD humoristique qui raconte l'histoire de l'auteur (Leslie Plée) qui après ses études pour devenir libraire, se retrouve embauchée dans une grande surface de produits culturels style Fnac ou Gibert Joseph.
Elle est en consultation chez un psy et nous raconte les uns après les autres ses déboires de "manutentionnaire du livre" avec un style très ironique.
L'histoire très tristement amusante, peut être transcrite pour beaucoup de métiers de la vente ou non...
Un bon petit moment de détente.
Merci à Pocket de m'avoir envoyé ce petit livre.

Bienvenue à Beau-Mirage - Laurence Plard

Mon résumé : A quelques minutes de Bergerac, Beau-Mirage est un hôtel de luxe appartenant à Léonard et Albertine De Victi. Le quotidien des propriétaires change radicalement lorsqu'ils accueillent les nouveaux directeurs de l'établissement, Albert et Maryse Januron. Ils viennent tout droit de Paris et se délectent déjà de leurs nouvelles fonctions et de l'autorité dont ils vont devoir faire preuve sur le personnel qu'ils viennent juste de recruter. Très vite, Beau-Mirage devient le théâtre d'intrigues amoureuses tumultueuses. Les membres du  personnel, pour la plupart incompétents accumulent les bévues et de nombreuses rancœurs  s'installent entre les uns et les autres. Tous les coups bas sont alors permis....
 
Mon avis : Tout d'abord, je tiens à remercier Laurence Plard qui m'a gentiment envoyé son livre en échange d'une chronique. Et j'ai passé un très bon moment! J'ai ri de toutes ces situations improbables ou tout le monde trompe tout le monde  et des personnages tous plus odieux les uns que les autres.
Léonard a mauvaise réputation à Miramier. Il aurait  accumulé sa richesse sur le dos des paysans. Il n'a pas de remords à tromper sa femme avec Sacha la garce réceptionniste.
Sa femme Albertine qui le trompe avec Albert, le Directeur nouvellement arrivé.
Maryse, bien que très laide trompe aussi Albert  mais avec Maria, la cuisinière lesbienne. Certainement pour se venger de son mari car elle a mené sa petite enquête, et elle sait qu'Albert la trompe avec Albertine mais fait comme si de rien était. Elle n'aura alors de cesse de provoquer des disputes entre les deux amants.
Albert, qui voue une étrange passion à sa collection de capsules de bouteilles de champagne et qui n'est pas le dernier non plus pour cocufier sa femme.
Maria, qui a une double  relation avec Maryse et une journaliste culinaire, va demander à Albert d'être le géniteur de son futur enfant. C'est sa petite vengeance envers Maryse qui l' a déjà quittée.
Jean-Robert, le sommelier susceptible qui répond aux clients.
Brian, le jeune serveur maladroit qui va se tromper de table en servant une bague de demande en mariage enrobée dans du foie gras. Cette bague finira dévorée par Marni le bouledogue...
Enfin, Paul Douze, le chef de rang qui semble être le seul compétent à Beau-Mirage et fait de son mieux pour réparer les bourdes de ses collègues. 
Sans oublier les clients soit pingres soit concupiscents, parfois même les deux. Dans ce huis-clos, tous semblent contaminés par la débauche.
Toutes ces situations loufoques m'ont bien amusée. J'ai lu le livre d'une traite. Le moment le plus désopilant est quand Maryse se rend compte qu'Albert la trompe avec Albertine. Elle va échafauder tout un tas de plans pour faire capoter leur histoire. Mais il y a encore plein d'autres situations cocasses que je vous laisse découvrir par vous même.
Pour commander le livre version papier ou version numérique sur le site de l'éditeur, c'est ici.
Je pense que cette histoire serait parfaite pour une adaptation au théâtre : c'est un bon vaudeville.
 
Extrait : " Le sommelier occupé à décanter un grand cru se trompa et indiqua un mauvais numéro de table à Brian  qui apporta la coupe et le foie gras à la famille normande. Le gamin se saisit de la boulette et la fourra dans la gueule de la bête baveuse. [...] Paul Douze promit de récupérer la bague dès que possible et mit un savon au sommelier  et lui asséna une tache précise : ne pas perdre le chien de vue jusqu'au lendemain et récupérer la bague par les voies naturelles."
 
Éditions Edilivre - Littérature contemporaine humoristique - 111 pages

La petite marchande de prose - Daniel Pennac

Mon résumé  : A Bellevile, Benjamin Malaussène fait le bien autour de lui. C'est un  bouc émissaire professionnel payé à prix d'or pour compatir avec les écrivains refusés. Alors quand , démotivé par le mariage de sa toute jeune sœur Clara avec un directeur de prison  quasi-sexagénaire  ,  Benjamin se saisit d'un prétexte pour démissionner. La reine Zabo se voit alors contrainte de lui offrir un autre emploi pour le garder : endosser l'identité de J. L. Babel, le prolifique et invisible auteur de romans à succès.
Mais la mort rôde autour de Clara et de Benjamin, victimes de la terrible tendance familiale à attirer les problèmes. Lors de la promotion publicitaire du livre, Benjamin croise la route d'un dangereux tueur. C'est d'abord le futur mari de Clara, assassiné le jour de son mariage, qui est découvert. Benjamin, suspecté par défaut, est rapidement mis hors de cause par le commissaire. Celui-ci lui recommande de rester loin de cette affaire, mais même en obéissant à son conseil, Malaussène va se retrouver inextricablement mêlé à ce meurtre....Sa compagne Julie décide de traquer les responsables de la tentative de meurtre : au fur et à mesure, les cadavres des personnes impliquées de près ou de loin à l'affaire s'accumulent, et oncle Thian est chargé de neutraliser la jeune femme...
 
Mon avis : Je ne connaissais Daniel Pennac que de réputation et avais un peu peur de tester le pensant vulgaire, grossier et destiné surtout à un public masculin. Mais j'ai vite changé d'avis. La seule chose que je regrette est d'avoir commencé la  découverte de cette famille atypique par le troisième tome de la saga. Mais cela ne m'a pas empêchée de situer tous les nombreux personnages les uns par rapport aux autres.
Petit rappel :
  • Benjamin Malaussène : Bouc émissaire, chargé de famille, il s'occupe de ses frères et sœurs quand sa mère part en cavale amoureuse. Il vit avec Julie Corrençon, une jeune journaliste très curieuse.  Il travaille d'abord dans un grand magasin puis aux Éditions du Talion pour La Reine Zabo.
  • Clara, Thérèse, Louna et Verdun Malaussène : sont les soeurs de Benjamin. Clara est photographe, Thérèse est voyante, Louna est infirmière, et Verdun sa plus jeune soeur a été nommée ainsi en hommage à son grand père mort le jour de sa naissance.
  • Jérémy et le Petit Malaussène sont ses frères.
  • C'Est Un Ange de Saint-Hiver : fils de Clara et de Clarence de Saint-Hiver. 
  • Clarence de Saint Hiver : Fiancé de Clara Malaussène, directeur de prison et père de C'Est Un Ange. Il est sauvagement assassiné le jour de son mariage avec Clara.
  • Oncle Thian  est policier de profession
  • La Reine Zabo : Isabelle de son vrai nom, elle est la directrice des Éditions du Talion où travaille Benjamin
  • Loussa de Casamance : le plus grand spécialiste sénégalais de littérature chinoise de Belleville, grand ami de Benjamin.
  • Coudrier : Le commissaire divisionnaire chargé de l'enquête.
Tous ces personnages sont plus loufoques les uns que les autres et c'est ce qui m'a plu dans ce livre. Les situations improbables, tirées par les cheveux et absurdes sont pleines d'humour et parfois même un peu cyniques.
La couverture du livre (que je ne trouve pas belle) représente parfaitement tous les personnages de l'histoire. Pendant ma lecture, je l'ai souvent regardée pour essayer de me donner des indices sur ce qui allait se passer. Je la trouve particulièrement réussie car tous les personnages et évènements sont représentés : en haut, sous le titre, le début de l'histoire et le cheminement des évènements  jusqu'en bas....
Un style dont je n'ai pas l'habitude mais qui m'a tout de même beaucoup plu malgré mes a prioris. Je compte bien renouveler l'expérience de la famille Malaussène au plus vite.
 
La phrase que je retiendrai : "C'est que, vois-tu, cette fois, je suis bel et bien occupé à mourir. Je sais, dit comme ça, à la première personne du singulier, c'est à n'y pas croire, et pourtant, à y bien réfléchir, c'est toujours à la première personne du singulier qu'on meurt pour de bon. Et c'est assez inacceptable, il faut bien le reconnaître."
 
 
Éditions Folio - Littérature contemporaine - Policier - 402 pages

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi - Katherine Pancol

Mon résumé : (A ne pas lire si vous n'avez pas lu les précédents tomes). Hortense est partie à Londres pour poursuivre ses études de stylisme. Elle habite non loin de chez Gary qui est revenu à son pays d'origine pour tenter d'en savoir plus sur son père, et tenter de comprendre pourquoi sa mère, Shirley, lui cache ses origines. Philippe et son fils Alexandre, quant à eux, habitent aussi à Londres pour le travail de Philippe.
Joséphine se retrouve seule à paris avec sa fille Zoé dans son immeuble du seizième arrondissement. Le succès remporté par la publication de son livre "Une si humble reine" lui donne envie de retenter l'expérience de l'écriture, mais elle peine à trouver l'inspiration. En effet, loin de Philippe, son amour éclair elle a du mal a assembler ses idées, jusqu'au jour ou, fouillant une poubelle pour retrouver un cahier de Zoé jeté par erreur, elle va tomber sur un journal intime fort intéressant et intrigant. Passionnée par l'histoire narrée dans ce journal, elle va tenter de retrouver l'auteur de cet écrit pour en savoir plus et va avoir l'idée de l'adapter et d'en faire le sujet de son roman...
 
Mon avis : Voici la suite et la fin des aventures de Joséphine, Hortense, Zoé, Gary, Philippe et Shirley.
Toujours aussi fluide et facile à lire, au fil des chapitres, on alterne entre les personnages et leurs histoires respectives.
Hortense est toujours aussi sure d'elle et arrogante, elle est très ambitieuse et met toutes ses chances de son coté pour tenter de remporter un concours de stylisme lui permettant de gagner l'exposition de ses modèles dans les vitrines du grand magasin Harrod's. Si elle est très désagréable avec les autres, c'est ce qui fait qu'on s'y attache. C'est son caractère en fer forgé qui met du piment à ce roman.
Gary tente d'en savoir plus sur ses origines, et joue un peu au jeu du chat et de la souris avec Hortense. Ils sont brièvement sortis ensemble mais Hortense préfère se consacrer à ses études et ses créations.
Joséphine, toujours si peu sure d'elle tente de renouveler son succès d'écriture et trouve un éditeur en la personne de Gaston Serrurier, le seul problème c'est qu'elle n'a encore aucun sujet pour son roman. Elle sait que s'atteler à l'écriture pourrait lui servir de "thérapie" et ainsi "se venger" de sa mère et d 'Iris sa soeur décédée juste après la parution d'une si humble reine. "Écrire c'est empoigner sa souffrance, la regarder en face et la clouer sur la croix. Et après, on s'en fout d'être guéri ou pas, on a pris sa revanche." par contre, elle n'a pas changé et est toujours aussi peu sure d'elle et se pose toujours de nombreuses questions : "A partir de quel âge devient-on bonne à jeter ? Y-a-t-il une date officielle comme sur les yaourts ? Qui décide ? Le regard des autres qui vous ratatine en pomme ridée ou le désir qui se retire et sonne le clairon de la retraite ?"
Shirley, elle aussi se retrouve seule sans son fils Gary et est tombée amoureuse d'un garçon, mais cette histoire n'a malheureusement pas duré longtemps : "Il avait eu l'air de prendre leur rupture à la légère. Elle avait été vexée. Depuis elle ne cessait de penser à lui. Depuis, elle n'allait plus se baigner dans les étangs glacés de Hampstead. Cela faisait trois semaines. Elle comptait les jours. Elle comptait les nuits. Et son coeur se tordait à la faire hurler."
Zoé, quant à elle, découvre l'amour avec Gaétan.
J'ai particulièrement apprécié Junior. Ce bébé intellectuellement précoce a bien grandi, est a maintenant un cerveau comme celui des adultes, mais avec une particularité en plus : il est capable de lire dans les pensées et de faire comme il dit "transistor" comme s'il branchait une radio sur le cerveau des gens et qu'il écoutait ce qui s'y passe.
Pour finir, j'ai encore vraiment aimé cette lecture même si certains passages sont vraiment longs. Par contre, il y avait beaucoup moins d'intrigues que dans le précédent tome de la saga ou il y avait une enquête policière. Là, la seule intrigue est pour Joséphine de savoir qui a rédigé ce journal intime.
Comme on peut s'en douter, à la fin, toutes les questions sont résolues et tout rentre dans l'ordre, mais j'aimerais quand même me replonger dans ces aventures pour une suite...
 
Mes articles sur les tomes précédents : "Les yeux jaunes des crocodiles" et "La valse lente des tortues"
 
 
Éditions Albin Michel - 853 pages - Roman

La valse lente des tortues - Katherine Pancol

Résumé de l'éditeur : Ce livre est une bourrasque de vie...
Un baiser brûlant du seul qu’on ne doit pas embrasser…
Deux bras qui enlacent ou qui tuent…
Un homme inquiétant, mais si charmant…
Une femme qui tremble et espère ardemment...
Un homme qui ment si savamment…
Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour…
Des adolescents plus avertis que les grands...
Un homme qui joue les revenants…
Un père, là-haut dans les étoiles…
qui murmure à l’oreille de sa fille...
Un chien si laid qu’on s’écarte sur son passage…
Des personnages qui avancent obstinément...
Comme des petites tortues entêtées…
qui apprendraient à danser lentement, lentement…
dans un monde trop rapide, trop violent...
Après l’extraordinaire succès des Yeux jaunes des crocodiles (plus d'un million d'exemplaires vendus), une suite très attendue.
 
Mon résumé : (à ne pas lire si vous n'avez pas lu le début de l'histoire : "les yeux jaunes des crocodiles" )
Après le succès de son livre, Josephine s'installe à Paris avec  Zoé dans le très huppé 16ème arrondissement pour faire plaisir à sa fille aînée Hortense (qui, elle , est partie continuer ses études de stylisme à Londres) Dans son immeuble, elle va faire connaissance avec de nombreux personnages hauts en couleurs, snobs et qui n'ont pas vraiment de points communs avec elle.
Iris, soigne sa dépression (due à sa très médiatique imposture) dans une clinique spécialisée. Philippe et Alexandre sont eux aussi partis habiter à Londres.
La filiation de Gary avec la Reine ayant été révélée, lui et sa mère Shirley sont aussi partis en Angleterre.
De nombreux évènements tragiques vont se passer à Paris pour Joséphine... Une tentative d'homicide raté sur elle, trois meurtres sordides dans son quartier, des lettres reçues de son mari Antoine qui était prétendu mort au Kenya mangé par un crocodile... Sa rupture avec son copain Luca...
 
Mon avis : Voilà beaucoup d'événements qui s'enchaînent dans ce deuxième volume et qui nous tiennent en haleine au long des 750 pages.... Comme le précédent, j'ai beaucoup aimé, mais reproche parfois à l'histoire d'être un peu longue et avec beaucoup de rebondissements inattendus qui donnent parfois un peu de mal à situer les personnages. J'ai néanmoins hâte de lire le prochain tome " Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi".
 Edit du 5 05 11 :  voici ma chronique sur "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi"

Les yeux jaunes des crocodiles - Katherine Pancol

Résumé de l'éditeur : Ce roman se passe à paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie.
(un résumé qui ne nous renseigne pas beaucoup sur ce qui va se passer dans le livre!)
 
Mon avis : Un livre qui m'a beaucoup plû même si j'ai trouvé qu'il mettait un peu de temps à démarrer. L'histoire de deux soeurs (Iris et Joséphine) que tout oppose mais qui vont conclure un pacte malhonnête et mensonger mais que Joséphine accepte car elle a besoin d'argent. En effet, elle vient d'être quittée par son mari parti élever des crocodiles au Kenya avec une esthéticienne. Iris, quant à elle est très entourée et ne sait pas quoi faire pour se rendre intéressante... Autour de ces deux personnages gravitent les enfants d'Iris et Joséphine : respectivement Alexandre et Hortense et Zoé. ainsi que Shirley, la voisine de Joséphine qui cache elle aussi un lourd secret et d'autres personnages que l'on rencontre au fil des pages et avec lesquels on se lie peu à peu d'amitié.
On rentre très facilement dans la peau de l'un ou l'autre des personnages car chacun est décrit avec la même aisance..
Une lecture que je vous conseille.
Quant à moi, je suis pressée de lire la suite :
"La valse lente des tortues"
"Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi"
édit du 28/10/2010 : mon avis sur "La valse lente des tortues"
 Edit du 5 05 11 :  voici ma chronique sur "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi"

Encore une danse - Katherine Pancol

Mon résumé : L'histoire prend place dans les années 80 et nous dresse le portraits de six personnes (Raphael, Clara, Agnès, Philippe, Joséphine et Lucille) ayant grandi ensemble dans une cité de Montrouge. Devenus trentenaires, leurs vies ont changé, mais leur amitié tient bon jusqu'au jour où une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s'annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu'ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ? C'est le sujet de ce roman où les enfants ont grandi, ont vieilli et doivent abandonner le trouble paradis de l'enfance, des apparences, pour affronter la vie, et conjurer la peur qui nous saisit tous quand il s'agit de devenir grands.
 
Mon avis : Voici le deuxième livre qui a eu la chance de naviguer aux îles Grenadine, que j'ai lu quasiment d'une traite et que j'ai adoré. J'y ai retrouvé le style simple et agréable à lire de Katherine Pancol.
Dans ce livre, c'est autour du personnage de Raphael (surnommé Rapha) que tout va se passer. Il avoue un secret qui va mettre dans l'embarras Clara, sa petite amie officielle avec laquelle il va de disputes en réconciliations mais aussi les autres filles du groupe. Je ne peux pas vous en dire plus quant à son  secret, de peur de révéler l' intrigue, mais le fait d'en parler autour de lui risque bien de faire voler en éclat l'amitié de ce petit groupe.
Ce roman a été publié en 1999 donc bien avant la "trilogie" des "crocodiles" mais on y rencontre déjà le personnage de Joséphine, qui, dans cette histoire aussi se pose beaucoup de questions,  est un peu volage, et,   bien qu'elle soit mariée à un respectable médecin et  mère de 3 enfants et ne sait pourtant pas  ce qu'elle veut.
J'ai beaucoup aimé aussi Clara qui fait tout pour s'en sortir malgré ses disputes et réconciliations avec Rapha. Elle est attachante et sait qu'elle peut compter sur le soutien sans faille de son frère Philippe.
Quant à Lucille et Agnès, chacune mariées avec deux enfants, leurs vies ne sont pas non plus enviables car elles ne sont pas heureuses en couple.
Tous leurs problèmes les auront chacune rapprochées de Rapha. Mais quel est donc ce terrible secret? Vous le découvrirez par vous même si vous lisez ce roman...
 
Je remercie Mélusine pour m'avoir envoyé ce livre qui m'a permis de passer un très bon moment de détente. Pour voir son avis, c'est ici.
 
Edtions  le Livre de Poche - 286 pages - Romance dramatique

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