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samedi 30 septembre 2017

Le couple d'à côté - Shari Lapena


Le couple d'à côté - Shari Lapena

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?
Un chef-d'oeuvre de suspense, de twists et de faux-semblant, best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, déjà en cours de publication dans 30 pays.

mercredi 20 avril 2016

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre
Synopsis : "A la fin de décembre 1999, une surprenante série d'événements tragiques s'abbatit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien..."

Mon avis : Encore un livre que j'attendais avec impatience et que je ne regrette vraiment pas! J'ai été happée par cette histoire jusqu'à la dernière ligne.
Pierre Lemaitre nous revient avec un drame à propos duquel je ne dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'histoire, mais il est question d'un regrettable accident et de ses conséquences sur la vie d'Antoine, un  enfant alors âgé de 12 ans.
A cause de cet événement dont il est involontairement coupable et dont il n'a osé parler à personne, Antoine vit dans l'angoisse permanente. A son jeune âge, il ne réalise pas bien  que si l'accident en lui même déjà très grave, ce qu'il a fait par la suite l'est encore plus... Mais il décide quoi qu'il en soit de ne jamais en parler à quiconque en attendant dans le stress d'être éventuellement démasqué.. Et ce, jusqu'à ses 25 ans...
J'ai beaucoup aimé cette lecture pourtant angoissante car l'auteur a réussi à me faire m'imaginer à la place d'Antoine. J'ai compris ses  réflexions d'enfant, et, comme lui, j'ai eu peur de chaque évènement anodin ou plus rare qui aurait pu le démasquer. En tous les cas, Antoine est vraiment fort car à sa place, je n'aurai jamais pu porter seule un tel secret. Plusieurs fois, il va penser être démasqué mais heureusement pour lui, ça ne sera pas le cas (ou malheureusement car du coup sa vie est une angoisse de chaque instant) mais c'est finalement la fameuse tempête de décembre 1999 qui lui sauvera la mise. D'où certainement le titre "Trois jours et une vie" Trois jours entre le drame et la tempête qui a dissimulé "l'accident"  mais une vie d'angoisse, de remords, de culpabilité et de mensonges obligeant parfois Antoine à faire des concessions dont il n'avait absolument pas envie... En bref, une vie gâchée.
Si tout cela vous parait flou, que j'en ai trop ou du coup pas assez dit, alors foncez lire ce livre, je pense que vous ne serez pas déçus!
Trois jours et une vie

Extrait : "Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien. Ulysse. Ne cherchez pas la raison pour laquelle son propriétaire, M. Desmedt, avait donné à ce bâtard blanc et fauve, maigre comme un clou et haut sur pattes, le nom d’un héros grec, ce sera un mystère de plus dans cette histoire.
Les Desmedt étaient les voisins et Antoine, qui avait alors douze ans, était d’autant plus attaché à ce chien que sa mère avait toujours refusé les animaux à la maison, pas de chat, pas de chien, ni de hamster, rien, ça fait des saletés.
Ulysse venait volontiers à la grille lorsque Antoine l’appelait, il suivait souvent la bande de copains jusqu’à l’étang ou dans les bois alentour et quand Antoine s’y rendait seul, il l’emmenait toujours avec lui. Il se surprenait à lui parler comme à un compagnon. Le chien penchait la tête, sérieux et concentré, puis soudain détalait, signe que l’heure des confidences venait de s’achever."

A lire aussi :
Sacrifices

Éditions Albin Michel - Drame - 282 pages

lundi 28 décembre 2015

Arrêtez-moi là! Iain Levison

Arrêtez-moi là! Iain Levison
Synopsis : Charger un passager à l'aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi ? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c'est le début des emmerdes... Tout d'abord la cliente n'a pas assez d'argent sur elle et, pour être réglé, il vous faut entrer dans sa maison pourvue d'amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens !). Plus tard, deux jeunes femmes passablement éméchées font du stop. Seulement, une fois dépannées, l'une d'elles déverse sur la banquette son trop-plein d'alcool. La corvée de nettoyage s'avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d'une inconnue !). Après tous ces faux pas, comment s'étonner que deux policiers se pointent en vous demandant des comptes ? Un dernier conseil : ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer ! Dans ce roman magistral, Levison dissèque de manière impitoyable les dérives de la société américaine et de son système judiciaire.

Je remercie Stéphanie du groupe Cartel et les éditions Liana Lévi pour l'envoi de ce livre dont l'adaptation cinématographique sortira au cinéma le 6 janvier 2016!

Mon avis : Je découvre cet auteur avec ce livre et, du coup, j'ai vraiment envie de lire ses autres publications car quelle claque! Si je savais que les erreurs judiciaires existaient, j'étais loin de me douter qu'aux États-Unis, par soucis "d'efficacité" la police pouvaient parvenir à des conclusions aussi hâtives sans prendre le temps d'analyser la situation et les éléments de l'enquête dans leur globalité. Alors quand on sait que ce roman est inspiré de faits réels, ça fait froid dans le dos!
Iain Levison nous dépeint ici la société américaine dans laquelle contrairement aux procédures prévues, un accusé doit prouver son innocence. J'ai été choquée de voir de quelle manière a été traité Jeff Sutton le chauffeur de taxi arrêté et incarcéré dans le couloir de la mort pour le simple fait que ses empreintes digitales aient été identifiées chez la mère d'une petite fille qui a disparu.
S'il y a ses empreintes sur le montant de la fenêtre, qu'il a nettoyé son taxi et que la petite fille reste introuvable pour la police la conclusion est simple : c'est Jeff Sutton le coupable! Et tant qu'on y est, même si le corps n'a pas été retrouvé, on l'accuse de meurtre et on le place dans le couloir de la mort avec les pires criminels condamnés à la peine capitale!
Tout s'acharne donc contre Jeff. Même son avocat commis d'office ne travaille pas sérieusement pour le défendre car il est lui aussi convaincu de la culpabilité de son client et surtout, cette affaire ne lui promet pas de rentrée d'argent!
On suit alors la longue descente en enfer de Jeff dans le couloir de la mort et ses questionnements sur l'attitude à adopter pour faire comprendre aux autorités que, contrairement à ses co-détenus, il est innocent.
J'ai adoré ce roman car en plus d'une critique acerbe du système judiciaire américain dans lequel l'argent est la clé pour avoir une bonne défense, Iain Levison nous montre toutes les phases par lesquelles passe une personne accusée à tort (de l'indignation à l'abattement total pouvant conduire à plaider coupable pour en finir).
Un livre dont les pages se tournent frénétiquement pour savoir si Jeff Sutton réussira à prouver qu’il n'a rien à voir avec cette histoire et comment il y parviendra... 
J'ai hâte d'être le 6 janvier pour aller voir l'adaptation de ce roman au cinéma!
Arrêtez-moi là !

Extrait : "« La salle de bains est juste là », dit-elle en indiquant une porte à côté de la cuisine. Elle monte l’escalier en spirale recouvert de moquette. « Je reviens dans une seconde. » Je vais dans la salle de bains, ravi de l’air frais et du silence de cette riche demeure, c’est un tel contraste avec le  vrombissement permanent et la chaleur du taxi. Je me regarde dans la glace. J’ai les yeux chassieux, l’air fatigué et une barbe d’un jour. [...] Je tire la chasse et quand je retourne dans le vestibule elle n’est pas encore redescendue. Je l’entends parler au téléphone en haut, et ce n’est pas la voix douce de sa dernière conversation en voiture. Cette voix est aiguë, tendue, agressive. Quelqu’un l’a contrariée. Je l’entends traverser la pièce au-dessus de moi en criant presque.
Je jette un coup d’œil au rez-de-chaussée. Une cuisine de la taille de mon appartement avec un gros billot de boucher est éclairée par une baie vitrée donnant sur l’étendue apparemment infinie du jardin derrière. J’aperçois un patio où les meubles sont plus confortables et plus chers que mon canapé. À ma droite, derrière l’escalier, une salle de jeux, le sol jonché de jouets. J’y entre en veillant à ne pas déranger les jouets et je remarque une ligne bleue caractéristique en haut des vitres.
Il y a douze ans, avant d’être engagé dans la compagnie de taxis, je posais des fenêtres chez Pierson Home Improvements, et je reconnais là un de leurs produits. Toutes leurs fenêtres avaient une fine ligne bleue sur la partie supérieure du cadre. Je me souviens que, chaque fois qu’il terminait un travail, le propriétaire, Paul Pierson, imprimait un petit « PP » en bas à l’intérieur du cadre, et comme le châssis est déjà déverrouillé, je le relève un peu pour vérifier la présence des initiales. Elles n’y sont pas et je redescends le châssis. [...]
Si j’ai appris quelque chose de tout ça, c’est qu’il ne faut jamais toucher aux fenêtres des gens.
"

Éditions Liana Lévi - Littérature contemporaine inspirée de faits réels - 245 pages

vendredi 11 septembre 2015

Le contrat Salinger - Adam Langer

Le contrat Salinger - Adam Langer
Synopsis : Journaliste sur le retour, Adam Langer s’ennuie loin de New York. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’une vieille connaissance, Conner Joyce – auteur de thrillers à succès sur le retour –, venu à Bloomington, Indiana, pour assurer péniblement la promotion de son dernier roman. Bientôt, Conner révèle à Adam qu’il a reçu une offre des plus étonnantes : celle d’un certain Dexter Dunford (« Dex »), homme d’affaires richissime flanqué d’un inquiétant garde du corps, qui lui propose d’écrire un roman rien que pour lui, moyennant une rétribution considérable. Où est le piège ? Le contrat, précise Conner, s’assortit de certaines clauses bien spécifiques : d’abord, le livre rejoindra la collection privée d’exemplaires uniques de Dex, pour lequel ont déjà travaillé des écrivains aussi renommés que Thomas Pynchon, Norman Mailer ou J.D. Salinger, et disparaîtra avec lui. Ensuite, Dex se réserve le droit d’apporter quelques modifications au manuscrit. Pour finir, l’accord doit rester absolument secret.

[Rentrée littéraire]
Je remercie les éditions Super 8 pour l'envoi de ce livre!

Mon avis : Un thriller qui parle de livres, de grands écrivains et d'écriture : voilà trois éléments qui font que je ne pouvais pas passer à côté de cette parution de la rentrée littéraire. Et j'ai beaucoup aimé cette histoire qui nous dépeint un univers impitoyable : celui de l'écriture et de l'édition!
"Jamais je n’aurais cru qu’un livre puisse modifier le cours d’une existence. C’est Conner Joyce qui m’a fait changer d’avis. Plutôt logique, quand on y pense.
Ce récit – comment un livre a sauvé ma vie tandis qu’un autre a failli tuer Conner – commence comme il se doit dans une librairie."
Deux récits composent donc ce livre: celui d'Adam Langer, le narrateur (et auteur!) qui nous explique comment Conner Joyce, une vielle connaissance a pris contact avec lui pour lui raconter son histoire avec un milliardaire qui lui a proposé un contrat pour lui écrire personnellement un livre et celui d'Adam lui même dans sa vie personnelle.
Le fait que l'auteur se mette en scène lui même m'a souvent fait me demander si cette histoire était  inventée ou si elle comportait une part de vérité et le fait que des auteurs célèbres soient cités contribue aussi à brouiller les pistes.
Si l'histoire d'Adam ne m'a pas touchée, celle de Conner Joyce m'a littéralement bluffée! Dès le début, on sait que le contrat qui lui a été proposé était très alléchant (surtout pour un auteur en perte de vitesse comme lui) mais certaines clauses plutôt inattendues et difficiles à respecter nous font tourner les pages frénétiquement puisque la plus importante, (celle de ne parler à personne de ce contrat) n'a pas été respectée car Conner raconte son histoire à Adam... J'avais vraiment envie de savoir comment tout ça allait se finir surtout que le livre de Conner n'a pas pris la direction escomptée par Dex. Car lui et son armoire à glace Pavel Bilski ont les moyens de tout contrôler et de se faire respecter.
J'ai adoré le principe du collectionneur de livres qui a les moyens de se faire écrire des thrillers rien que pour lui et celui de l'écrivain qui voit en premier l’appât du gain sans trop se poser de questions sur le but ultime de ce contrat.
J'ai aussi aimé ce style vif, percutant et cette histoire riche en rebondissements au dénouement bien pensé et inattendu.
Alors vous l'aurez compris, pour savoir dans quel but Dex commande des thrillers dont lui et Pavel sont les uniques lecteurs à des auteurs de renom, mais aussi pour découvrir une critique acerbe du monde de l'édition et de la création littéraire lisez-le!

Le Contrat Salinger

Extrait : "Le genre de polars qu’écrivait Conner, ce n’était pas mon truc. Ou disons que ça ne l’était plus. Depuis que Lit, mon magazine, avait cessé de paraître six ans auparavant et que j’avais perdu mon poste, j’avais pratiquement cessé de lire de la fiction contemporaine. J’avais beau jeu de dénoncer abondamment le déclin du livre en Amérique ; finalement je ne faisais rien pour servir la cause. Ma femme occupait un bon poste à la fac, nous avions deux petites filles : Ramona, six ans, qui commençait tout juste à déchiffrer, et Béatrice, deux ans et demi, qui dévorait les illustrés. Voilà en gros à quoi se résumaient mes lectures ; la partie la plus intéressante de ma vie, me disais-je, se trouvait déjà derrière moi.
À l’époque où j’habitais New York et où je travaillais pour Lit, je rédigeais des portraits d’auteurs. Des articles de quatre à six pages dans lesquels ils se racontaient avec leurs mots à eux, au sein d’un environnement de leur choix, un endroit dans lequel ils se sentaient à l’aise. [...] Bon, on était assez loin du journalisme d’investigation, mais les auteurs étaient plutôt contents dans la mesure où je transcrivais leurs propos à la lettre et où j’enlevais à la demande tout ce qui ne leur plaisait pas. Qui plus est, les photos qui accompagnaient les articles s’avéraient toujours particulièrement flatteuses."

Éditions Super 8 - Thriller - 460 pages

jeudi 16 juillet 2015

Pars avec lui - Agnès Ledig

Pars avec lui - Agnès Ledig
Synopsis : Il y a Roméo, pompier professionnel qui chute très gravement en sauvant la vie d'un enfant. Il y a Juliette, l'infirmière du service de réa où il va tenter de recoller les mille morceaux de son corps et de son cœur. Ils souffrent tous les deux. Roméo de ne plus pouvoir s'occuper de Vanessa, sa petite sœur adolescente, rebelle et fragile. Juliette, d'éprouver des difficultés à concevoir un enfant, dont le désir est plus fort que tout, malgré un compagnon humiliant et violent.
Il y a aussi Guillaume, un collègue infirmier en quête d'équilibre. Et puis Malou, la grand-mère de Juliette, qui, à quatre vingt- quatre ans, ne croit plus au hasard depuis bien longtemps. Cette rencontre accidentelle pourrait bien bouleverser le destin de tous ces personnages dont les chemins se croisent et s'éloignent sans jamais se perdre. Puisque c'est d'amour dont il s'agit. Une histoire de vie où des personnages d'une extrême vérité cherchent à se délivrer d'un passé douloureux, trouvent dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l'existence, et nous enseignent qu'être heureux, c'est regarder où l'on va, et non d'où l'on vient.

Mon avis : Après mon coup de cœur pour "Juste avant le bonheur" et mon avis très positif sur "Marie d'en haut", je ne pouvais pas rester plus longtemps sans lire le deuxième roman d'Agnès Ledig! Et encore une fois, j'ai été charmée par cette histoire simple, forte en émotions. Ici, les thèmes abordés sont l'adolescence, l'amitié, la procréation médicalement assistée, les violences conjugales, le deuil et bien évidement l'amour.
La force de ce roman se trouve dans ses personnages authentiques et attachants dans lesquels chaque lecteur peut se retrouver  et dans la construction du récit divisé en deux parties : avant et trois ans plus tard, ce qui permet de voir l'évolution (inattendue) de chacun.
J'ai particulièrement aimé les deux personnages principaux Juliette Toledano et Roméo Fourcade. Juliette  est infirmière dans un  service de réanimation. Son désir d'enfant tourne à l'obsession alors pour tenter d'oublier ce manque, elle multiplie les gardes et pratique son métier avec passion. Les traitements contre l'infertilité sont lourds et la changent physiquement. Des changements que Laurent, son mari ne tardera pas à lui faire remarquer quitte à l'humilier. Mais obnubilée par ce désir de devenir mère, Juliette met du temps à se rendre compte que son couple tourne au fiasco.
Dans ce sombre tableau, un espoir nommé Roméo va lui ouvrir les yeux. Pompier professionnel, il vient d’être admis en urgence après une chute du huitième étage alors qu’il essayait de sauver la vie d’un enfant pris au piège par les flammes. Roméo a survécu mais son corps est cassé. Il s’inquiète pour sa sœur, Vanessa, adolescente fragile et rebelle dont il a la charge. Juliette l'aide à rester positif sur son avenir et, sans le vouloir, lui va lui ouvrir les yeux : un homme peut aussi respecter une femme et ce quelques soient ses lubies, ses motivations ou même son apparence physique. 
On pourrait alors croire à une histoire classique de la femme qui quitte son mari pour un autre, mais pas du tout! La seconde partie "trois ans plus tard" brouille totalement les cartes et la situation de chacun change du tout au tout. Si j'ai beaucoup aimé le livre dans sa globalité, c'est cette seconde partie qui m'a le plus émue.
Une lecture idéale pour l'été même si certains passages sont très émouvants.

Pars avec Lui

Extrait : " − Il y a une seule chose importante que vous puissiez faire pour ce bébé quand ça ne va pas et que vous avez peur pour lui, c’est lui envoyer un arc-en-ciel d’amour...
− Un arc-en-ciel d’amour ?
− Vous visualisez votre cœur, vous visualisez le sien, le trajet est court, et vous imaginez un arc-en-ciel d’amour de l’un à l’autre. Un arc-en-ciel, parce que l’amour est tout aussi impalpable et immatériel, et tout aussi coloré. Ce bébé va le ressentir, et quoi qu’il arrive, cela l’aidera.
− Je risque de le perdre ?
− Oui. Vous risquez de le perdre, mais vous avez aussi une grande chance de le garder, et votre pensée devrait s’orienter vers cette probabilité, et uniquement celle-là. Le reste n’est que pensée inutile.
   Quand elle est repartie avec son appareil et le tracé qui permettait d’affirmer que tout allait bien, j’ai fermé les yeux et j’ai vu cet arc-en-ciel. Mon bébé a bougé légèrement et je l’ai senti s’installer contre la paroi de mon ventre et se poser là, sur mon cœur, comme un trésor à son pied.
"

A lire aussi

Éditions Albin Michel - Littérature contemporaine - 350 pages

mercredi 20 mai 2015

Marie d'en haut - Agnès Ledig

Marie d'en haut - Agnès Ledig
Synopsis : À trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsqu' Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement qu'il n'est pas le bienvenu.
Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.
Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu ? Le cœur de Marie.

Mon avis : Après mon coup de cœur pour "Juste avant le bonheur", je ne pouvais pas passer à côté du précédent livre d'Agnès Ledig. Et je ne regrette pas car ce fut un réel plaisir de faire la connaissance de Suzie, Marie, Olivier et Antoine, quatre personnages attachants et humains aux caractères bien affirmés. J'ai tellement aimé ce livre que je l'ai quasiment lu d'une traite.
Rien ne prédisposait Marie et Olivier à se rencontrer. Elle, est fermière et lui, lieutenant de gendarmerie. Elle vit avec Suzie, sa fille de 5 ans et demi et entretient une très forte amitié avec  Antoine, son voisin.  C'est une enquête qui va mener Olivier à la ferme de Marie, et là, ça commence vraiment mal entre eux... Pourtant, malgré le fort caractère de Marie, Olivier tombe sous le charme. Va-t-il réussir à s'intégrer au sein de ce trio? Pourquoi la relation amicale entre Marie et Antoine est elle si forte? Autant de questions que vous vous posez sans doute déjà et auxquelles vous trouverez les réponses en lisant ce petit condensé de bonheur.
Marie, Olivier et Antoine  m'ont émue par leurs passés douloureux qui ont fait d'eux les adultes fragiles qu'ils sont aujourd'hui. Mais j'ai particulièrement aimé la petite Suzie qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui, avec son intelligence et son innocence bouscule les convictions des trois adultes avec des évidences qu'ils n'osaient plus voir en face.
Encore une fois, Agnès Ledig nous raconte une belle et émouvante histoire qui fait parfois sourire, parfois réfléchir, mais qui a l'avantage de ne jamais tomber dans la niaiserie. J'aime les histoires simples et vraisemblables que tout le monde pourrait vivre et qui permettent aux lecteurs de s’identifier aux personnages.
Un livre que je recommande au même titre que "Juste avant le bonheur" car il fait un bien fou.

Extrait : "Et puis, il y a eu cette espèce de monstre qui est venu de sous le meuble de la cuisine. Une grosse araignée velue. Je déteste les araignées. Peu de gens le savent. Ça fout un peu la honte de faire un mètre quatre-vingt-quinze et d'avoir peur des araignées. Les serpents, les souris, les chats, je m'en fous, mais les araignées, je ne peux pas. La bestiole a dû le sentir parce qu'elle est venue pile dans ma direction. Impossible de bouger. J'ai soufflé dessus, mais à plat ventre, ma capacité pulmonaire était réduite. J'ai soufflé plusieurs fois, paniqué.
-Elle te fait peur ?  Tu veux que je la ligote ?
Je l'ai regardé, un peu agacé. C'est possible, l'humour deuxième degré à son âge ? Mais elle arborait un grand sourire, alors j'ai souri aussi. Et puis, elle l'a prise dans sa main et l'a jetée dehors, en concluant:
-Les petites bêtes ne mangent pas les grosses ...T'as déjà vu une poule manger un mammouth ?"

A lire aussi :

Éditions Pocket - Littérature contemporaine - 320 pages

jeudi 30 octobre 2014

Ca peut pas rater! Gilles Legardinier

Ca peut pas rater! - Gilles Legardinier
Synopsis : – J'en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez?! J'en ai plus qu'assez de vos sales coups?! C'est votre tour de souffrir?!
Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier. Chaque joueur doit vous donner mille baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d'un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu'au fond des enfers.
La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c'est la méchante Marie qui est aux commandes. À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m'étouffe, la haine me consume.
Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle décide ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail.
Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.

Mon avis : Gilles Legardinier semble avoir trouvé le bon filon avec ses histoires simples, drôles, loufoques et sans prise de tête dont le personnage principal est une jeune femme trentenaire. Dans ce livre, les situations sont un peu moins loufoques et improbables que dans "Demain j'arrête" et Marie Lavigne semble avoir un tout petit peu plus de plomb dans la tête que Julie Tournelle, et tant mieux! Ici encore, l'histoire débute par une rupture amoureuse, mais Marie a une forte envie de vengeance et décide même de renoncer aux hommes! 
Même si j'ai globalement apprécié cette lecture car j'ai souvent souri des actes de vengeance de Marie sur son ex-compagnon, je pense que certaines situations comme par exemple le projet de plan social auraient mérité un peu plus de réalisme au lieu de rapidement tomber dans le loufoque à la limite du grotesque en nous faisant croire que les employés peuvent racheter leur entreprise et mettre leur patron dehors. Si les choses se passaient comme ça, il n'y aurait plus de licenciements et nous serions tous au pays des Bisounours! 
Je plains même  Paracétamol (le chat blanc de la couverture) d'avoir été kidnappé par Marie. Le pauvre! Il regarde sa nouvelle maitresse avec son air de félin supérieur et doit bien la trouver complétement stupide..."J’ai relu la lettre d’Émilie toute la soirée. J’ai même demandé conseil à Paracétamol. Il n’a pas eu l’air de désapprouver mon action. Tant mieux. Me voilà complètement rassurée. Si le chat est d’accord pour que je dépose la fausse lettre, alors c’est bon signe. Ça peut vraiment pas rater!"
Je pense aussi qu'il y a tellement de bons sentiments que ça en devient parfois un peu cul-cul comme par exemple le repas entre voisins ou tout le monde s'apprécie et se côtoie dans la joie et la bonne humeur. Les amitiés naissent trop vite et finalement Marie arrive toujours à tirer avantage de chaque situation. Malheureusement, dans la réalité, ça ne se passe jamais comme ça! Mais bon, je savais à quoi m'attendre en commençant cette lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable puisque je l'ai fini il y a une quinzaine de jours, et j'ai déjà du mal à écrire ma chronique!
Un livre sans prétention que je vous recommande si vous cherchez une lecture 100% détente.
Pour ma part, je pense que ma prochaine lecture de Gilles Legardinier sera l'un de ses deux thrillers pour revenir à des situations plus "normales" et un style certainement différent et plus abouti...

Extrait : "Je l’aime, ma mère. Très fort. Je l’aime pour tout ce qu’elle a fait pour nous. Je l’aime pour l’acharnement qu’elle a mis à vivre alors que j’ai souvent senti qu’elle avait envie de mourir. Je l’aime pour ses manies qui m’ont donné des repères. Je l’aime pour ses principes qui me paraissent de moins en moins ringards avec l’âge. Je l’aime pour ce qu’elle m’a offert et qu’elle m’offre encore malgré le temps : le sentiment d’appartenir à une famille. Je prépare les assiettes et m’assois face à elle. [...] Il y a peu de photos chez elle. Nous n’avions ni le temps ni les moyens d’en faire. Nous n’étions pas malheureuses pour autant ! Figurent évidemment nos portraits scolaires, mais aucune photo de famille comme chez Caro et Olivier. Revoir ma sœur avec ses nattes et sa bouille de gamine me fait toujours bien rire. Je suis en revanche plus réservée devant le « beau » portrait de moi, avec mes palmiers sur la tête et ce chemisier à rayures vertes que j’adorais. Maman ne manque jamais de me rappeler qu’elle trouve que cette photo, « c’est tout à fait moi ». Pas étonnant que j’aie du mal dans ma vie, avec une frimousse pareille. Quelle horreur !"

A lire aussi

Éditions Fleuve - Littérature contemporaine - 432 pages

mercredi 3 septembre 2014

Nous sommes l'eau - Wally Lamb

Nous sommes l'eau - Wally Lamb
Synopsis : Toute sa vie, Annie Oh a été terrifiée. Terrifiée à l'idée de tomber amoureuse ; de se dévoiler à Orion, son ex-mari psychologue si désespérément prêt à l'épauler ; de ne pas être une bonne mère pour ses trois enfants ; de ne pas savoir soulager les colères de son fils, les angoisses de ses filles ; d'affronter le souvenir des drames qui ont dévasté son enfance. Cette terreur, Annie a tenté de l'évacuer dans ses sculptures, ses tableaux chargés de rage. Alors qu'elle s'apprête à se remarier avec Viveca, charismatique galeriste new-yorkaise qui l'a rendue célèbre, la peur la saisit de nouveau. Comment avouer à la femme qu'elle aime les raisons qui l'empêchent de célébrer leurs noces à Three Rivers, Connecticut ? Comment lui révéler ce qui s'est réellement passé dans cette ville, un soir de 1963 ? Chaque jour qui sépare Annie et les siens du mariage les rapproche de vérités terribles, indicibles, qu'ils devront faire éclater pour tenter de renaître, enfin.

Mon avis : J'ai beaucoup aimé suivre cette famille Oh. Même si ce livre est un pavé (720 pages) et qu'il ne devient vraiment palpitant que dans les 250 dernières pages, je pense que cette lecture me restera longtemps en mémoire. Par contre, je dois prévenir les futurs lecteurs qu'un être abjecte prend la parole dans les dernières centaines de pages et que comme il s'agit d'un pédophile, de nombreux passages sont difficiles à supporter et il devient alors souvent nécessaire de faire des pauses tant la lecture devient pesante (cf l'extrait ci-dessous). Mais ce personnage est primordial pour comprendre pourquoi cette famille en est arrivée là...
Les Oh forment  une famille américaine normale, mais au vécu souvent trouble...
Chaque chapitre est raconté à tour de rôle par une personne différente : Annie, la mère, Orion l'ex-mari d'Annie, Ariane et Andrew les jumeaux et Marissa les enfants de Orion et Annie. Ces différents narrateurs nous permettent de vivre les événements sous différents points de vue.
Annie est sur le point de célébrer ses secondes noces avec Viveca, une galeriste New-Yorkaise qui l'a fait connaître en vendant certaines de ses œuvres. En effet, Annie est artiste, elle crée des collages et des assemblages de choses récupérées dans les poubelles. Bien que son art révèle un esprit torturé, ces créations se vendent à prix d'or. Le mariage approche et Annie ne peut s’empêcher de se poser mille questions. Pourquoi est elle tombée amoureuse d'une femme? Comment ses enfants et son ex-mari vont vivre le fait qu'elle soit gay? Vont ils approuver cette union et être présents lors de la cérémonie? Surtout qu'Andrew est très croyant depuis qu'il est revenu de l'armée. Toutes ces interrogations amènent Annie à repenser à son passé depuis son enfance avec ses parents puis en famille d'accueil, sa rencontre avec Orion, la naissance et l'éducation de ses enfants. Tous ces flash-back lui font prendre conscience que quelque chose enfoui en elle l'a empêchée d'agir avec eux  comme elle aurait dû. Surtout avec son seul fils Andrew...
Tour à tour, Wally Lamb nous montre les points de vue de chacun des membres de cette famille. Les profils psychologiques de chacun sont décrits avec beaucoup de justesse et révèlent leurs forces et faiblesses. Certains font même froid dans le dos comme par exemple celui de Kent Kelly, le cousin d'Annie. Il nous montre toutes les pensées et les actes les plus sales et répugnantes dont sont capables les détraqués sexuels..
J'ai particulièrement aimé Orion. Bien qu'il soit psychologue il n'a rien vu venir. Comment,  alors qu'il  passe ses journées à aider les gens, essayer de les comprendre, résoudre leurs problèmes n'a t-il pas su détecter des comportements bizarres de sa femme et comment ses enfants ont réussi à leur cacher des choses pourtant graves? Il m'a fait de la peine, lui qui a toujours tout fait pour que sa famille soit épanouie et ce que lui réserve l'avenir n'est guère plus réjouissant...  
Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur et découvrir comment certains secrets enfouis au plus profond et pourtant tus peuvent briser une famille entière.
J'espère lire très prochainement les précédents livres de Wally Lamb à condition qu'ils soient plus "légers".

Extrait : "Est-ce que je ressens parfois de la culpabilité ? Bien sûr. Comme je l’ai dit, je ne suis pas un monstre. Le jour où j’ai appris que ma mère était morte et qu’elle avait été enterrée deux semaines plus tôt, je me suis cogné la tête contre le mur, de toutes mes forces. Puis j’ai titubé jusqu’aux urgences, où on a dû me recoudre. Oui, des monstres, j’en ai connu – en prison, dans un groupe de thérapie pour prédateurs sexuels auquel on m’a forcé à participer –, et croyez-moi, je ne suis pas de la même espèce que ces types-là. Moi, je vois les choses comme ça : je suis juste un gars qui, comme n’importe quel autre mec, a besoin de sexe, sauf que je suis formaté un peu différemment des autres, et quand on y réfléchit, ça revient en quelque sorte à se coltiner un handicap.[...] Vous passez dans le rayon fillettes de n’importe quel grand magasin et vous voyez ces mannequins habillés comme des petites salopes. On vend du maquillage pour des gamines, bordel. Au regard de la loi, c’est « matez donc, mais surtout bas les pattes ». Et ne vous méprenez pas. Ces petites, certaines en tout cas, peuvent être de sacrées séductrices. Elles vous grimpent sur les genoux, veulent un câlin, passent leurs doigts sur votre visage pour sentir comme votre barbe gratte. Croyez-moi, certaines, une fois que vous les avez initiées, elles en veulent."

Éditions Belfond - Littérature contemporaine - Drame - 720 pages

mardi 10 juin 2014

L'oiseau de mauvais augure - Camilla Läckberg

L'oiseau de mauvais augure - Camilla Läckberg
Mon résumé : L'inspecteur Patrik Hedström est heureux : il se prépare à épouser la femme qu'il aime, Erica. Et ce n'est pas une intervention sur un banal accident de voiture qui va lui gâcher la fête. Mais s'agit-il bien d'un accident ? La conductrice, Marit Kespersen, n'a pas survécu. Son véhicule empestait l'alcool, alors qu'il est de notoriété publique qu'elle ne buvait pas. Tandis qu'une équipe de télévision investit la ville de Tanumshede, bientôt transformée en vaste scène de télé-réalité, Hedström et ses collègues, auxquels vient se joindre Hanna, une nouvelle recrue, fouillent dans la vie de Marit, qui avait quitté son mari pour une femme, Kerstin. Mais la scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Un sombre pressentiment s'empare de l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge...

Mon avis : Ayant apprécié "Le gardien de phare" (7ème tome de la saga  "Erica Falck et Patrik Hedström") c'est avec enthousiasme que je me suis lancée dans ce 4ème tome. (L'ordre de lecture importe peu puisque, bien que les personnages soient toujours les mêmes, les histoires sont bien différentes chaque fois.) Mais j'ai été un peu déçue! J'ai trouvé cette lecture longue et je ne voyais pas ou l'auteure voulait en venir avec tous ces accidents de voiture dans lesquels les conducteurs avaient des taux d'alcoolémie ahurissants et le corps de "Barbie" la participante de téléréalité retrouvée nue dans une benne à ordure... L'intrigue met longtemps à se mettre en place et ce ne sont que les cent dernières pages qui m'ont captivée.
Par contre, j'ai eu plaisir à retrouver Erica et Patrik. Ils sont stressés par  les préparatifs de leur mariage mais Erica va devoir y faire face seule. En effet,  Patrik est très pris par cette enquête qu'il a intérêt à boucler au plus tôt car la ville de Tanumshede est au cœur de l'actualité suédoise à cause du meurtre qui vient de salir (un peu plus) la téléréalité "Fucking Tanum".
Dommage que l'intrigue soit si longue à se mettre en place. Même si c'est certainement voulu par l'auteure nous montrant ainsi l'embrouille et la confusion de Patrik vis à vis de cette enquête. Dommage aussi  qu'Erica ne soit pas plus présente  dans cette enquête. Mais il faut bien que quelqu'un s'occupe des préparatifs du mariage!
Parallèlement à l'enquête et par petites touches (en italique), nous découvrons les pensées d'un petit garçon qui semble être enfermé avec sa sœur par une femme qui leur lit des histoires avec beaucoup de tendresse sans qu'ils ne sachent exactement pourquoi ils sont enfermés. 
J'ai trouvé que les travers de la téléréalité étaient  très bien décryptés : tout est prétexte à faire de l'audimat. Cette affaire de meurtre est alors du pain béni pour la production qui n’arrêterait le tournage pour rien au monde...
Encore une fois Bertil Mellberg (Le chef de Patrik) m'a bien fait rire : il ne fait que des bourdes et semble à la limite de la débilité et l'amour le rend vraiment aveugle....
J'ai trouvé le dénouement magistral et, bien que mon avis soit mitigé sur ce tome, il m'incite à me plonger au plus vite dans le tome suivant "L'enfant Allemand"
A noter que la toute fin du livre laisse deviner l'intrigue du prochain tome : Erica trouve dans son grenier un étrange objet ayant appartenu à sa mère : un journal intime et une petite brassière maculée de sang protégeant une médaille représentant une croix gammée...

Extrait : "C'est une équation très simple, en fait. On rassemble quelques jeunes crétins avides de célébrité, on leur fournit de l'alcool à volonté et on met des caméras qui tournent en permanence autour d'eux. Ils seront systématiquement en manque de sommeil, ils mangeront mal et ils seront tout le temps sous notre pression et sous celle des téléspectateurs pour fournir une prestation, pour être visibles.
S'ils n'y arrivent pas, ils peuvent dire adieu à tous leurs avantages, les tournées des bars, les entrées gratos dans les boîtes de nuit, les nanas à volonté, ou les cachetons pour se montrer à poil dans les magazines. Crois-moi, ils sont motivés pour créer l'évènement et faire exploser l'audimat, et on a les outils qu'il faut pour les aider à canaliser leur énergie."

A lire aussi

Éditions Actes Sud ( Actes Noirs) - Policier - 365 pages

mardi 22 avril 2014

Un monde merveilleux - Sandrine Louvalmy

Un monde merveilleux - Sandrine Louvalmy
Résumé de l'éditeur : Tanya Vétorel n’est pas inspecteur, ni commissaire mais c’est une employée parmi d’autres qui travaille au sein d’une grande entreprise. Après un évènement sordide qui va la plonger au cœur d’une histoire scabreuse, elle ira au bout de ses convictions. Avec son compagnon, réussiront-ils à révéler au plus grand nombre cette histoire où libertés et pouvoir sont en jeu ?
Un monde merveilleux est un roman noir policier qui porte un regard critique sur le monde du travail. La singularité du roman se situe dans le déroulement des intrigues qui rend le lecteur souvent complice de l’écrivain. Par un jeu subtil d’écriture, l’auteur lui révèle ainsi l’énigme avant qu’elle soit découverte  par les personnages.

Mon avis : Je remercie Sandrine Louvalmy pour l'envoi de son livre.
Quel dommage de publier un livre sans l'avoir relu et laisser autant de fautes de conjugaison, de grammaire et d'accords! Et pour que j'en parle, c'est qu'il y en a énormément! Du coup, toutes ces fautes m'ont rebutée et c'est dommage car l'histoire est bien, mais j'ai parfois été obligée de relire plusieurs fois certaines phrases pour en comprendre le sens.
Tanya est intérimaire et enchaîne des missions sans grand intérêt. La plupart du temps, elle est opératrice de saisie et travaille pour de grosses entreprises. Alors que sa mission touche à sa fin, une tentative d'assassinat va avoir lieu dans son immeuble. La police va accuser Donatien le nouveau gardien mais Tanya est persuadée de l'innocence de ce dernier. Elle va alors tenter de le faire disculper avec l'aide de Rod son mari. C'est en enquêtant et en réunissant des preuves innocentant Donatien qu'elle va découvrir un scandale qui concerne l'entreprise dans laquelle elle travaille actuellement. Le lien entre ce qui s'est passé dans son immeuble et le scandale découvert est assez difficile à imaginer, mais l'énigme est plutôt bien ficelée. D'ailleurs, Sandrine Louvalmy a choisi de nous dévoiler l'intrigue avant que les personnages ne l'aient résolue  et c'est ce qui m'a tenue  en haleine puisque j'avais hâte de découvrir de quelle façon Tanya allait procéder pour arriver à la conclusion finale.
J'ai bien aimé le personnage de Tanya car c'est une fille simple qui fait son travail mais qui s'ennuie un peu dans sa monotonie quotidienne. Alors, lorsque la tentative d'assassinat va avoir lieu, elle va trouver de quoi pimenter son quotidien en menant l’enquête.
Un livre agréable si vous arrivez à passer au dessus de ses nombreuses fautes...

Éditions du Net - Policier -  144 pages


mardi 11 mars 2014

Sacrifices - Pierre Lemaitre

Sacrifices - Pierre Lemaitre
Mon résumé : Quartier des Champs-Élysées à Paris. Anne Forestier se trouve au mauvais endroit au mauvais moment : des gangsters sont en train de préparer un hold-up dans des toilettes publiques. Elle voit leurs visages avant qu'ils enfilent leurs cagoules. Ils la tabassent sérieusement jusqu'à la croire morte et braquent une bijouterie.
Anne, bien que très grièvement blessée a survécu à ses blessures. Le braqueur apprenant que ce témoin gênant a survécu n'a plus qu'une seule idée en tête : la supprimer coûte que coûte.
Une banale histoire de faits divers sauf que Anne Forestier est la petite amie du commandant Camille Verhoeven qui s’engage alors corps et âme dans cette enquête dont il fait une affaire personnelle. Oubliant les protocoles de la police, il va se rendre hors la loi et risquer sa place pour défendre sa bien aimée.
Mais en réalité, dans cette affaire, qui est le chasseur ? Et qui est la proie ?

Mon avis : J'avais adoré découvrir Pierre Lemaitre dans "Au revoir là-haut" et c'est avec plaisir que je l'ai retrouvé ici dans son style de prédilection : le roman policier.
L'histoire se déroule sur trois jours (le temps qu'il faudra à Camille pour boucler son enquête et trouver le coupable) et l'action est relatée quasiment heure par heure. Le style est vif, il n'y a aucun temps morts.
Trois narrateurs se succèdent et nous suivons alternativement les faits et gestes du braqueur, de Camille et d'Anne. Le rythme est donc très soutenu et on ne peut plus lâcher le livre jusqu'au dénouement.
Camille Verhoeven est petit par la taille (1m45), mais c'est un bon flic. Passionné de dessin, il passe son temps libre à faire des croquis de ce qu'il voit ou ce qu'il ressent. Il se remet à peine de l'assassinat d'Irène, sa femme survenu 4 ans plus tôt. Alors, lorsqu’il apprend que la victime du braquage de la bijouterie n'est autre que sa petite amie Anne, il cache sa relation avec la victime et fait des pieds et des mains pour obtenir l'enquête. Il veut réussir ce qu'il a raté auparavant : protéger sa dulcinée. Mais cette soif de vengeance va le pousser à utiliser des méthodes proscrites dans la police, bravant la déontologie et lui risquant même de perdre sa place. Dans cette enquête, il veut faire cavalier seul et va se mettre tous ses collègues et sa hiérarchie à dos. Petit à petit, et malgré lui, il va se rendre compte qu'il est en train de revivre la même situation  qu'avec Irène, mais il est bien de loin de s'imaginer ce qui l'attend...
Anne Forestier est une femme énigmatique. Alors qu'elle est à l’hôpital avec des côtes fêlées, des doigts cassés, le visage complètement défiguré par les hématomes et les cicatrices et bien que sa chambre soit surveillée par un policier, elle n'a de cesse de vouloir sortir. Alors que c'est le seul endroit où elle est réellement protégée de l'assaut du braqueur qui veut la supprimer. Elle va convaincre Camille de la mettre à l'abri dans la maison de campagne de ce dernier. Mais qu'a t-elle à cacher pour vouloir se retrouver isolée? Pourquoi Camille n'a jamais pu mettre la main sur ses papiers et sa carte vitale pour son admission à l’hôpital?
Le braqueur (je ne vais pas vous dire son nom!) au début est très déterminé à supprimer Anne. Son récit est vif, il ne fait pas dans les détails. Il est hyper-violent. Il nous explique en temps réel ce qu'il fait. Mais au fur et à mesure de l'enquête, je l'ai trouvé de plus en plus extérieur à l'histoire. On a l'impression qu'il vit les évènements de loin. Il le dit d’ailleurs lui même : "Le métier de braqueur ressemble beaucoup à celui d’acteur de cinéma, on passe son temps à attendre et ensuite on fait sa journée en quelques minutes."
La fin m'a parue un peu alambiquée mais n'a en rien gâché mon plaisir.
J'ai hâte de lire les deux précédentes enquêtes de Camille Verhoeven dans "Travail soigné" et " Alex"

Extrait : "Ce type de constat vous fait réfléchir sur le sens de le vie : Vincent Hafner, qui a passé la moitié de sa vie à dézinguer son prochain, qu'il tombe amoureux et le voilà malléable comme une pâte à pain.
L'avantage pour moi, c'est que la présence d'une fille est toujours d'une aide très précieuse. Le meilleur des leviers. Vous lui cassez les deux mains, on vous offre les économies, vous lui crevez un œil, vous avez celles de toute la famille, ça va crescendo. Une fille, c'est à peu près comme un donneur volontaire, chaque organe vaut son poids d'or pur.
Bien sûr, rien ne vaut un môme. Quand vous voulez obtenir quelque chose, un gamin, c'est l'arme absolue. On n'ose même pas en rêver.
"

A lire aussi :
 
Éditions Le Livre de Poche - Thriller - 353 pages

samedi 8 mars 2014

Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre
Mon résumé : Fin de la première guerre mondiale en France. La démobilisation commence à peine, la France compte ses morts. Deux soldats en ont réchappé : Albert et Édouard. Mais le retour à la vie civile n'est facile pour personne, encore moins pour ces deux "gueules cassées". Entre Édouard complètement défiguré par un éclat d'obus qui lui a arraché la mâchoire du bas qui ne veut plus retourner dans sa famille pour ne  pas devenir la raillerie de ses proches et Albert, jeune comptable qui a perdu son boulot et sa fiancée d'avant-guerre, le retour à la vie quotidienne parait compliqué. La France semble oublier les survivants... Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence.

Mon avis : J'ai adoré! Il m'a fallu quand même arriver à la centaine de pages pour me plonger dans l'histoire car le récit de guerre ne m'a pas emballée du tout. L'atmosphère des scènes de bataille est très bien retranscrite, du coup, je me suis sentie comme oppressée.
Pour ma part, c'est au moment ou Albert se prend d'affection pour Édouard alors à l’hôpital que l'histoire devient intéressante...Les personnages tous attachants sauf le lieutenant D'Aulney-Pradelle imbu de lui même et Joseph Merlin, l'employé du ministère qui sent extrêmement mauvais...
Le 2 novembre, la rumeur circule que la guerre va s'achever sur la signature d'une armistice. Henry D'Aulney-Pradelle tente un dernier coup de force pour gagner un nouvel échelon et voir ses actes héroïques enfin récompensés. Le dernier assaut de la cote 113 aura bien failli coûter la vie à nos deux protagonistes Albert Maillard et Édouard Péricourt. Édouard sauve Albert in-extremis et ils se retrouvent tous deux à l’hôpital. Albert se prend d'affection pour son compagnon d'infortune complètement défiguré. Au combat, ils ne se côtoyaient pas mais la douleur et la détresse d'Édouard vont émouvoir Albert.
Édouard ne se voit pas rentrer dans sa famille avec cette nouvelle tête laissant un trou béant à la place de la mâchoire et de la gorge. Albert a alors l'idée de le faire passer pour mort en échangeant des livrets militaires : il s'appellera désormais Eugène Larivière. J'ai alors pensé que l'arnaque dont on parlait sur la quatrième de couverture allait porter sur cette usurpation d'identité, mais pas du tout....
C'est à ce moment que commence l'histoire croustillante : La famille Péricourt pleure la mort d’Édouard.
Le lieutenant Henry d'Aulnay-Pradelle toujours avide de réussite sociale va épouser la sœur d’Édouard et rentrer ainsi dans cette riche famille Péricourt. Il se lance dans les affaires : il gère les cimetières, rapatrie et enterre les corps. Il tente d'obtenir un marché public visant à honorer les morts et raviver la fierté nationale. Pour parvenir à ses fins, il n'hésite pas à user de corruption et de magouilles en tous genres...
Albert Maillard habite avec Édouard Péricourt. Il tente de subvenir aux besoins de morphine de ce dernier au point de devenir un genre de dealer. Mais ayant perdu son emploi de comptable, il erre de petits boulots en petits boulots pour vivoter. Il va finalement se faire embaucher comme comptable de la famille Péricourt. Cela va d'ailleurs bien l’aider à mener à bien l'arnaque montée par Édouard... Finalement manipulé par son ami, c'est lui qui m'a le plus touchée. Il sait bien que le meilleur moyen de voir sa vie s'améliorer est de suivre l’idée d'Edouard mais le pauvre n'en mange plus et n'en dort plus la nuit. C'est lui qui prend tous les risques car Édouard est cloîtré à la maison. En plus, cela ferait très mauvais genre si la famille Péricourt se rendait compte qu'elle s’apprête à être arnaquée par son propre fils...
Édouard Péricourt, quant à lui, ne peux plus sortir. En effet, si quelqu'un croisait ce mort finalement bien vivant, il risquerait d'avoir de gros problèmes... Il passe alors son temps à dessiner (sa passion) et à se faire des masques qu'il porte en permanence pour ne pas effrayer Albert. Ne pouvant plus parler, il ne communique que par des messages écrits sur son carnet de croquis. C'est lui qui va avoir l'idée diabolique qui risquerait bien de le mener lui et son fidèle acolyte tout droit en prison.
J'ai adoré cette histoire ou les personnages sont tous plus vicieux les uns que les autres pour mener à bien leurs réussites. Ils m'ont fait penser à une bande "d'affreux, sales et méchants".
Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas révéler les intrigues, mais vous encourage fortement à lire ce prix Goncourt bien mérité et savoir enfin quelle est la supercherie d'ampleur nationale imaginée par Édouard.

L'image que je retiendrai : Albert qui se retrouve enseveli et qui récupère de l'air comme il le peut : "Il agrippe la tête de cheval, parvient à saisir les grasses babines dont la chair se dérobe sous ses doigts, il attrape les grandes dents jaunes et, dans un effort surhumain, écarte la bouche qui exhale un souffle putride qu’Albert respire à pleins poumons. Il gagne ainsi quelques secondes de survie, son estomac se révulse, il vomit, son corps tout entier est de nouveau secoué de tremblements, mais tente de se retourner sur lui-même à la recherche d’une once d’oxygène, c’est sans espoir."

Éditions Albin Michel - Littérature contemporaine - 567 pages

vendredi 21 février 2014

Une femme surveillée - Charlotte Link

Une femme surveillée - Charlotte Link
Mon résumé : En banlieue Londonienne, Gillian Ward mène une existence paisible avec sa famille : un mari, une fille, une belle réussite professionnelle. Une vie parfaite aux yeux de Samson Segal, un habitant du quartier qui passe sont temps à épier ses voisins. Obsédé par Gillian, ce chômeur passe ses journées à la suivre et à épier ses moindres faits et gestes. Il l'aime de loin, mais avec une totale dévotion.
Au même moment, les meurtres de deux vieilles dames vivant seules inquiètent  les Londoniens. Carla Roberts et Anne Westley, les victimes, sont sauvagement assassinées. Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'avant de passer à l'acte, le meurtrier rôdait autour de ses victimes pendant plusieurs semaines. L'inspecteur Fielder se charge de l’enquête. Le meurtrier ou la meurtrière est proche de Gillian, si proche que sa vie vire  au cauchemar quand Tom, son  mari, est à son tour retrouvé mort dans leur maison, tué par l'arme ayant servi aux meurtres des deux vieilles dames. Tous les soupçons se portent alors sur Samson, le guetteur.

Mon avis : Comme dans L'enfant de personne que j'avais adoré, le suspens et ses rebondissements nous tiennent en haleine jusqu'à la fin.
Samson vit dans la maison héritée de ses parents avec son frère Gavin et sa belle-sœur Millie qui ne le porte pas dans son cœur. Il est au chômage et passe ses journées dehors à espionner ses voisins. Lorsque les deux premières victimes sont découvertes, Millie,  qui a des doutes sur son beau-frère et sa prétendue recherche d'emploi  traque son ordinateur et trouve un fichier compromettant qui pourrait le rendre coupable des meurtres. Pour échapper aux interrogatoires de la police, Samson quitte la maison. Cette fuite fait alors de lui le principal suspect car l'enquête révèle que les victimes auraient été épiées plusieurs semaines avant d'être tuées.
L'inspecteur Fielder est chargé de l'enquête. Il tente d établir des points communs ou des connaissances communes aux deux victimes tuées selon le même mode opératoire. Mais, lorsque Tom, le mari de Gillian est retrouvé mort dans la maison familiale tué avec la même arme que les deux précédentes victimes, il découvre que c'est  Gillian qui était visée et que le meurtrier pris au dépourvu n'a pu faire autrement que de se débarrasser de ce témoin gênant.
Gillian se sent alors menacée et part avec sa fille vivre chez Tara Caine sa meilleure amie.
Mais elle fait petit à petit des recoupements et doit bien se rendre à l'évidence : elle connaît effectivement son meurtrier...
Jusqu'à la fin je ne me suis pas du tout doutée du (de la) coupable. C'est d'ailleurs la fin du livre (quand Gillian a compris qui avait commis ces meurtres sordides)  que j'ai préféré. Le suspens est tellement haletant qu'on ne peut plus s’arrêter de tourner les pages...

Extrait : "Il y avait toujours eu des bruits dehors, dans la forêt, et aussi dans la maison, mais Anne les avait depuis longtemps répertoriés dans un coin de sa conscience. Elle connaissait le craquement de la charpente, le gargouillis des tuyaux de radiateurs, le murmure du vent dans les arbres, les cris des bêtes qui vivaient autour d'elle. Le bruit qu'elle venait d'entendre était différent. Il lui fit lever la tête."

A lire aussi :

Éditions Presses de la cité  - Thriller psychologique - 552 pages 

lundi 17 février 2014

Le marin américain - Karsten Lund

Mon résumé : Au Danemark, par une nuit d'hiver,  le narrateur revient sur le lieu où son arrière grand-mère Ane a caché un terrible secret. Il sait que son grand-père est né d'un adultère, et pour cause, il était  le seul de la famille à avoir les cheveux noirs et les yeux noirs. En effet, en 1902, un trois mâts a fait naufrage au large de Skagen un petit village de pécheurs. Le seul survivant était un marin d'origine américaine et Ane l'a gentiment hébergé le temps qu'il se remette de ses blessures pendant que son mari Jens Peter était en mer en campagne de pêche. Neuf mois plus tard est né son grand-père Tonny Christensen. Grand-père dont il était très proche et auquel il était le seul a ressembler. Le marin américain a, quant à lui disparu. Bien que toute la famille était au courant de l'adultère, le sujet était tabou. C'est donc cent ans plus tard que le narrateur tente de percer le mystère de ses origines.
 
Mon avis :  Ce roman a reçu le prix "Gens de mer - Étonnants voyageurs" en 2009 et le mérite totalement. Néanmoins, si j'ai adoré les deux premiers tiers et le dénouement (inattendu), j'ai trouvé que le passage où le narrateur raconte sa propre vie un peu long et inintéressant pour le reste de l'histoire.
En effet, il nous raconte l'histoire de son arrière grand-mère Ane et du fils qu'elle a eu d'un adultère :  Anthon (surnommé Tonny). C'est cette partie qui m'a beaucoup plu. On apprend beaucoup de choses sur la mentalité des danois habitant un petit port de pêche au début du XXème siècle.
Au village, tout le monde (et même Tonny)  sait qu'il est  illégitime, mais le sujet reste tabou et personne n'en parle. Le narrateur aimait plus son grand-père que n'importe quel autre membre de sa famille et sait que Tonny a tout fait pour connaître ses origines, et c'est cette démarche qu'il va continuer après la mort de celui-ci. En effet, Tonny a vaguement entendu parler d'une lettre qu'aurait laissé Ane avant de mourir et c'est cette lettre qu'il va tenter de découvrir. La tache ne va pas être facile pour lui, car il n'a pas d'autres renseignements que le nom de son père : Frédéric Porter.
J'ai aimé me plonger dans l'histoire de cette famille où les non-dits auraient pu être un handicap, mais ont au contraire été une force. Tonny était le plus grand patron de pêche du village, avait quatre bateaux et beaucoup d'employés. Celui qu'on raillait et surnommait l'américain a pris une belle revanche sur la vie.
Ane, quant à elle, n'a jamais baissé les yeux quand elle croisait quelqu'un dans son village. Son fils unique  et son succès en tant que patron de pêche ont finalement été sa force et son orgueil. Elle aussi a eu une très belle réussite professionnelle : elle avait une grande fabrique de hareng séchés et  a même été précurseur de la médecine du travail dans son pays grâce au docteur Warming avec qui elle a toujours eu une grande complicité.
Le narrateur nous raconte quatre générations : ses arrières grands-parents Ane et Jens Peter, Ses grands parents Tonny et Rie, ses parents Jens Peter Junior, et lui même. C'est le moment concernant ses parents et lui même que je n'ai pas aimé. On se perd dans les prénoms des oncles, tantes, cousins, cousines du coté paternel et maternel. Ce récit est long et n'a aucun intérêt pour la suite. En plus, l'auteur nous perd dans des allers et retours dans le temps et les générations. 
L'histoire commence en 1880 et dure un peu plus de 100 ans. 100 ans pendant lesquels on va apprécier suivre l'évolution des mentalités, l'évolution des progrès techniques aussi bien à terre (voitures....) qu'en mer (échosondeur pour localiser les bancs de poissons...) On apprendra aussi que beaucoup de ces évolutions ont eu lieu grâce à la grande guerre.
On comprendra à la fin pourquoi Ane est restée avec son mari Jens Peter.
Mon passage préféré est celui où le narrateur est avec son grand-père Tonny. Il est son portrait craché et on sent bien que la particularité commune de ces deux là leur a crée un très fort lien d'amour. Le narrateur n'a d'admiration que pour lui. Il est son modèle. Son décès a probablement été le pire moment de sa vie.
Je pensais ce roman était autobiographique et que le narrateur était l'auteur et fut déçue d'apprendre à la fin que tout était inventé à part le naufrage du bateau. On ne sait donc pas qui est le narrateur qui ne dit jamais son nom.
J'ai tout de même passé un très agréable moment bien que la police de caractère soit beaucoup trop petite dans cette édition et ne donne pas envie.
Par ailleurs, j'ai remarqué de nombreuses erreurs de traduction où les expressions sont pour la plupart traduites littéralement ce qui nous donne parfois des phrases totalement loufoques et sans aucun sens!
 
 L'image que je retiendrai : Ane , désespérée d'avoir toujours son ventre vide de vie, se rend chez le médecin du village pour lui demander "le mode d'emploi"  qu'elle va finalement mettre en oeuvre avec le naufragé... "Les quelques questions qu'elle balança étaient de nature si intimes que le docteur en eut le souffle coupé. [...] Il se dit que la démarche était certes inhabituelle, mais qu'a cela ne tienne [...] Fais le au milieu du mois, tu sais, entre les saignements, et ensuite reste étendue, tout à fait immobile. [...] reste  allongée sur le dos et bascule le bassin vers le haut, comme ça, ça tombe où il faut..."
 
Éditions Babel - Drame familial - 407 pages

L'enfant de personne - Charlotte Link

Mon résumé : Fiona Barnes, une vieille femme vient d'être sauvagement assassinée. Ce meurtre a eu lieu peu de temps après une violente altercation verbale qui l'opposait au futur mari ( Dave Tanner)  de sa belle fille (Gwen Beckett) lors du repas de fiançailles. Dès lors, une enquête est menée mais elle piétine à cause des zones d'ombre dans le passé de la vieille dame : Placée dans une ferme du Yorkshire pendant les bombardements de Londres en 1940, Fiona, alors âgée de onze ans, s'était liée d'amitié avec Chad, l'un des fils de sa famille d'accueil. Par jeu, tous deux avaient pris en grippe un orphelin handicapé mental lui aussi logé à la ferme et arrivé  avec Fiona  " Nobody ", comme le surnommaient cruellement à l'époque les deux enfants tortionnaires, a-t-il, des années plus tard, cherché à se venger ?
 
Mon avis : Voilà encore un thriller que j'ai adoré lire. L'originalité de l'histoire est qu'elle se passe à deux époques : l'époque actuelle où a eu lieu l'assassinat de Fiona Barnes, et les années 1940 où en en apprend davantage sur son passé. Le lien entre les deux époques est établi grâce a une correspondance de mails entre Fiona et son ami d'enfance Chad. Dans ces e-mails, Fiona remémore à Chad leur passé et surtout le moment, où, elle est arrivée avec Brian Sommerville (surnommé Nobody) dans la ferme des parents de Chad qui était alors sa famille d'accueil. Pour eux, le mystère continue de planer sur cet enfant : à qui est il? Pourquoi personne ne le réclame? Et surtout, qu'est il devenu depuis qu'Arvid, le père de Chad l'a confié à un fermier voisin plutôt connu pour sa violence? Car depuis le départ de Nobody pour la ferme voisine, plus personne n'a eu de nouvelles de lui.
C'est Leslie, la petite fille de Fiona qui va être le première à lire cette correspondance secrète. Dès lors, elle va elle aussi tenter de mener sa propre enquête parallèlement à la police.  Elle va vite se rendre compte que beaucoup ont un mobile pour ce meurtre car Fiona n'avait pas que des amis, et en premier lieu Dave Tanner le fiancé de Gwen à qui Fiona reprochait de n'être intéressé que par l'argent et la perspective d'héritage de la ferme. Nobody aurait aussi toutes les raisons de lui en vouloir car Fiona lui avait toujours promis de passer le voir et ne l'a jamais fait. Le petit garçon était vraiment très lié à elle bien qu'elle lui fasse endurer les pires misères. Il a aujourd'hui 50 ans et peut-être cherche t-il lui aussi à se venger? ou pas? Je ne peux pas vous en  dire plus mais vous encourage vivement à lire ce thriller psychologique habilement mené. Charlotte Link nous décrit parfaitement les états d'esprit de chaque personnage, et on rentre très très vite dans l'histoire qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Moi qui n'apprécie pas spécialement les thrillers, je trouve que celui-ci sort du lot! Suivre le fil est aisé et jusqu'à la fin, je ne me doutais vraiment pas de qui pouvait être le meurtrier.
 
Extrait : « Valérie réfléchit. Elle avait rassemblé les habitants de la ferme dans la salle de séjour et leur avait posé des questions sur la soirée tragique, puis avait eu un entretien personnel avec chacun d'eux. Elle leur avait demandé si, à leur connaissance, la victime avait des ennemis. Cela n'avait rien donné. Le seul à entrer en ligne de compte semblait être Tanner. D'après les témoignages, Fiona l'avait cruellement humilié devant tout le monde. (...) A ce stade de l'enquête, elle ne pouvait éliminer aucune possibilité, mais, en même temps, elle ne possédait aucun élément plausible. Un correspondant anonyme qui en voulait à la vie de Fiona ? Comment savait-il qu'elle irait se balader seule en pleine nuit sur une route de campagne déserte ? Cet élément avait été impossible à prévoir. Seuls ceux qui avaient participé à cette lamentable fête de fiançailles étaient susceptibles d'être au courant. Mais lequel d'entre eux eût été capable d'assassiner la vieille dame de manière aussi barbare, et avec quel mobile ? »
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Éditions Presse de la Cité - Thriller - 464 pages

Un sentiment plus fort que la peur - Marc Levy

Mon résumé : Suzie Baker et son guide Shamir escaladent le Mont-Blanc. 50 ans après le crash d'un avion d'une compagnie aérienne indienne, la jeune femme trouve enfin ce qu'elle semblait chercher : un sac postal contenant un courrier diplomatique. Ce document pourrait permettre à Suzie de rendre justice à sa grand-mère accusée de haute trahison puis abattue aux Etats-Unis. Mais cette découverte compromettante réveille les réseaux parallèles des services secrets américains.
Fasciné par sa rencontre avec Suzie Baker, Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, mène une enquête devenue indispensable à la survie de la jeune femme.
Traqués, manipulés, Suzie et Andrew devront déjouer pièges et illusions jusqu'à toucher du doigt l'un des secrets les mieux gardés de notre temps.
 
Mon avis : Pour moi, ce livre n'a pas évoqué un sentiment plus fort que la peur mais plutôt un sentiment plus fort que l'ennui! Déjà peu emballée par le tome précédent des aventures d'Andrew Stilman ("Si c'était à refaire") je me demande encore pourquoi j'ai persisté. Je me rends compte que des 5 livres que j'ai lus de l'auteur, je n'en ai apprécié qu'un seul : "Le voleur d'ombres".
L'idée de départ du livre est basée sur un fait réel : la découverte 50 ans après le crash d'un avion d'une sacoche postale contenant un courrier diplomatique. L'idée de s'inspirer d'un fait réel comme point de départ est bonne mais trop rapidement l'intrigue mêle politique, problèmes gouvernementaux  et aussi (et là, je me demande pourquoi) des problèmes environnementaux. (Les problèmes politiques ce n'est vraiment pas ma tasse de thé)
Nous retrouvons donc Andrew Stilman toujours autant dépressif et accro aux Fernet-Coca. Après avoir quitté sa femme, il habite chez Simon son meilleur ami. Sa dépression le fait stagner sur le plan professionnel et depuis son enquête en Argentine, il n'arrive plus à produire un travail intéressant pour sa directrice. Alors, lorsqu'il rencontre Suzie dans une bibliothèque, il est fasciné par cette jeune femme et tente de percer son mystère... Il a donc malgré lui trouvé le thème de sa prochaine enquête. Mais la découverte d'un complot international mettra leurs vies en jeu.
Suzie Baker est une femme intelligente et très déterminée. Elle ne se laisse pas faire et va jusqu'au bout de ce qu'elle entreprend. Plutot jolie, elle est indépendante, têtue et très forte. Elle va tenter par tous les moyens de laver l'honneur de sa grand-mère Liliane et par la même occasion celui de sa mère Mathilde.
Dès le début, à l'évocation du titre je pensais que le sentiment plus fort que la peur allait être l'amour, et même, certainement l'amour entre Suzie et Andrew. Mais, en fait, le sentiment plus fort que la peur est le courage. Car il va falloir beaucoup de courage à Suzie pour affronter le complot international qu'elle va découvrir.
A noter que toutes les informations mentionnées dans le livre comme par exemple la destruction massive de la banquise à des fins commerciales sont vraies.
Ce livre peut être lu indépendamment de "Si c'était à refaire", mais, je ne le conseille qu'aux fans de l'auteur.
 
 
A lire aussi :
Le voleur d'ombres
Le premier jour 
La première nuit
Si c'était à refaire
 
Editions Robert Laffont - Thriller - Littérature contemporaine - 440 pages

Si c'était à refaire - Marc Levy

Mon résumé : 9 juillet 2012 :  Alors qu'il court le long de l'Hudson River, Andrew Stilman, est sauvagement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s'effondre dans une mare de sang.
Il se réveille exactement deux mois jour pour jour avant l'accident. Il va alors revivre les événements, tenter de changer les cours des choses en évitant de faire voler en éclat son mariage, mais aussi, et surtout tenter de découvrir son meurtrier et échapper à sa propre mort. Mais va-t-il y parvenir?
De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu'au dénouement.
 
Mon avis : J'ai lu ce livre à Noël et je n'en fais la chronique qu'aujourd'hui! En effet, n'ayant pas été emballée par cette lecture, je n'ai pas été motivée non plus pour rédiger mon avis.
Le plus dur maintenant étant d'essayer de me rappeler des évènements du livre.
Ce n'est pas que je n'ai pas aimé cette histoire, seulement l'action prend place alternativement dans deux endroits : New York et Buenos Aires et je trouve que l'enquête journalistique d'Andrew à Buenos Aires n'était pas nécessaire au récit. Mon avis aurait certainement été tout autre si toute l'action se cantonnait à New York.
A New York justement, le lecteur est propulsé un an avant l'assassinat d' Andrew et suit les événements qui auraient pu avoir pour conséquences cet assassinat. On se demande alors qui aurait pu lui en vouloir au point de le tuer. Est-ce sa femme Valérie avec laquelle il vient de se marier mais lui annonce le lendemain de ses noces qu'il la quitte parce qu'il est tombé sous le charme d'une inconnue rencontrée le jour de son enterrement de vie de garçon? Est-ce Freddy Olson son collègue journaliste jaloux de sa réussite professionnelle?
A Buenos Aires ou Andrew est envoyé par sa chef Olivia Stern pour enquêter, il s'est alors fait de nombreux ennemis potentiels : Est-ce Ortiz dont il découvrit qu'il fut complice d'atrocités en Argentine pendant la dictature? Ou encore un couple de parents ayant adopté illégalement Léa et qui se sont vu obligés de rendre la petite fille à ses parents biologiques après avoir découvert par un article d'Andrew que la petite fille avait été volée à ses parents?
Tous ces suspects auraient pu en vouloir à Andrew au point de le tuer.
Nous sommes alors 62 jours avant le drame et Andrew va tenter de revivre les événements en tentant de changer le cours des choses. Le titre du livre résume très bien la situation : Si c'était à refaire, qu'aurait-il changé? Aurait-il réagi différemment?
Bien qu'improblable, j'ai tout de même aimé l'idée te tenter de revivre sa vie en changeant les événements mais en lisant Levy, j'ai l'impression de relire toujours un peu la même chose...
La fin est assez inattendue et nous interroge sur l'existence prochaine d'une suite.
Un livre que je conseille néanmoins aux inconditionnels de Marc Levy.
 
Citation : "Si c'était à refaire ? Qui n'a jamais rêvé à cette éventualité ? Corriger ses erreurs, réussir là où on avait échoué..."
 
A lire aussi :
Le voleur d'ombres
Le premier jour
La première nuit
 
 
Éditions Robert Laffont - Littérature contemporaine - 432 pages

La première nuit - Marc Levy

Voilà, je viens de terminer ce deuxième tome (il suit "le premier jour"). Déjà que je n'étais pas fan du premier, mais alors là, c'est encore pire... J'ai eu du mal à me mettre dans l'histoire, tout part dans tous les sens... J'ai même pensé refermer ce livre sans le terminer... Mais bon voilà, je l'ai fini.

Résumé de l'éditeur :
L'amour est l'ultime aventure, mais l'aventure n'est pas sans dangers...
Il est une légende qui raconte que l'enfant dans le ventre de sa mère connaît tout du mystère de la Création, de l'origine du monde jusqu'à la fin des temps. À sa naissance, un messager passe au-dessus de son berceau et pose un doigt sur ses lèvres pour que jamais il ne dévoile le secret qui lui fut confié, le secret de la vie. Ce doigt posé qui efface à jamais la mémoire de l'enfant laisse une marque. Cette marque, nous l'avons tous au-dessus de la lèvre supérieure, sauf moi. Le jour où je suis né, le messager a oublié de me rendre visite, et je me souviens de tout...
Des hauts plateaux éthiopiens aux étendues glacées du nord de l'Oural, Marc Levy conclut avec ce nouveau roman la fantastique épopée commencée avec Le Premier Jour.


Mon avis :
Revoilà donc nos deux personnages Adrian et Keira après l'accident provoqué qui a failli leur coûter la vie en Chine. Ils doivent retrouver les  5 fragments du disque contenant le secret de l’origine de l’homme sur Terre, mais ils sont poursuivis par une organisation internationale qui ne l'entend pas de cette manière...
Et là, je dois dire qu'on a du mal à suivre... Ils partent dans plein de pays, en Russie, au Pôle Nord, en Grèce, en France, en Angleterre, en Hollande... et j'en passe pour finalement se retrouver de nouveau en Afrique juste à coté de là ou Keira faisait ses fouilles archéologiques (dans le premier tome). De là, ils découvrent donc le secret de l'origine de l'homme...
500 pages pour ça! Franchement, 150 auraient pû raconter exactement la même histoire!
Et je vous fais grâce de la fin vraiment à l'eau de rose et plus digne d'un conte de fées que d'un roman d'aventures!
Vous l'aurez compris : faites l'impasse sur ces deux livres! Quant à moi, je crois que je ne relirai pas de Marc Levy avant un bon bout de temps!

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