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lundi 25 septembre 2017

Un cri sous la glace - Camilla Grebe

Un cri sous la glace - Camilla Grebe



Emma, jeune Suédoise, cache un secret : Jesper, le grand patron qui dirige l’empire dans lequel elle travaille, lui a demandé sa main. Il ne veut cependant pas qu’elle ébruite la nouvelle.
Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée, que personne ne parvient à identifier.
Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul hic, ils ne se sont pas reparlés depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.
S’ensuit un double récit étourdissant où chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombres. À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

dimanche 2 octobre 2016

Tu comprendras quand tu seras plus grande - Virginie Grimaldi

Tu comprendras quand tu seras plus grande - Virginie Grimaldi
Synopsis : Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

Je remercie les éditions Fayard pour l'envoi de ce livre!

Mon avis : Ayant apprécié le précédent livre de Virginie Grimaldi, "Le premier jour du reste de ma vie", je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci. Et je ne regrette pas du tout car il est encore mieux que le premier!
Après deux deuils successifs (son père et sa grand-mère Maminou) et alors que Marc son compagnon l'a quittée, Julia, parisienne d'adoption  décide sur un coup de tête de retourner vers ses racines : la côte basque....Là bas, elle accepte de remplacer  la psychologue d'une maison de retraite les Tamaris pendant son congé de maternité. Pourtant, elle n'apprécie pas spécialement de côtoyer des personnes âgées, mais à sa grande surprise, ces papys grincheux ou farceurs, ces mamies pleines de fantaisie et de joie de vivre vont réussir à la faire sortir de sa déprime ....
Si la quatrième de couverture laisse présager une histoire triste et pesante dans cette maison de retraite, rassurez-vous, ce n'est absolument pas le cas grâce à l'humour de l'auteure et la force de caractère de Julia.
Ce roman très optimiste, présente une vision  idéalisée et réconfortante de la vieillesse et des maisons de retraite. Pour autant, tout n'y est pas tout rose car la situation de certaines de ces personnes âgées n'est pas enviable, (difficultés à se déplacer, pertes de mémoire...) on a envie de les aider mais surtout de profiter de leur expérience, leur vécu. Et c'est justement de cela dont va profiter Julia pour se reconstruire.
Une plume acérée et toujours bourrée d'humour ( pour vous en faire une idée, je vous conseille d'aller voir le blog de Virginie "FemmeSweetFemme" et plus particulièrement lire la rubrique "Je réponds aux spams". A pleurer de rire!) Des chapitres courts et un rythme rapide incitent à en lire toujours plus avant l’heure de reposer le livre.
Une lecture que je recommande vivement et qui vous fera certainement oublier l'arrivée de l'automne pendant quelques heures.

Extrait : "Parfois, j'ai cette drôle d'impression que la vie est un jeu vidéo. On commence la partie avec plusieurs jauges pleines. La jauge de sérénité, la jauge de force, la jauge d'énergie, la jauge de joie. Sur notre chemin, on va croiser quelques ennemis, faire face à des attaques, parfois se tromper de chemin, sauter sur des bombes, chuter dans des trous, buter contre des obstacles. A chaque fois, nos jauges vont être entamées, mais des bonus "Bonheur" vont nous aider à les recharger. Le bonus "Mariage", le bonus "Naissance d'un enfant", le bonus "Soirée en famille". Ces bonus sont précieux, ce sont eux qui déterminent la qualité de la partie, parfois même sa durée. A la fin de chaque tableau, on doit affronter un gros monstre. Parmi les plus terrifiants, il y a le monstre "Deuil", le monstre "Maladie", le monstre "Chômage", le monstre "Rupture". Ceux-là, ils sont coriaces. Il faut du temps pour en venir à bout. Même si on y parvient, ils emportent toujours avec eux une bonne partie de chaque jauge. Un jour, les bonus ne sont plus assez costauds pour restaurer la joie, l'énergie et la force."

A lire aussi

Éditions Fayard - Littérature contemporaine - 505 pages

mardi 5 avril 2016

De force - Karine Giebel

De force - Karine Giebel
Synopsis : « Le temps de l'impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. » Elle ne m'aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n'aime pas ainsi. Que m'a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Écrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n'a plus aucune limite. La haine. Voilà l'héritage qu'elle me laisse.

Mon avis : Karine Giebel est maintenant pour moi une valeur sûre me permettant de passer de bonnes soirées lecture! Cette fois-ci encore, son thriller m'a happée et cet angoissant huis clos familial m'a captivée jusqu'au bout. Mais avec un tout petit bémol toutefois puisque contrairement aux habitudes, j'ai (à moitié) deviné le coupable...
Même si "De force" n'est pas son meilleur thriller, (qui restera pour moi "Meurtres pour rédemption") j'admire l'imagination de l'auteure et la façon dont elle nous présente la psychologie de ses personnages. 
Armand Reynier l’imminent professeur chirurgien, sûr de lui et arrogant dirige sa fille, sa seconde femme et ses employés de maison avec autorité malgré le fait qu'il soit toujours à sa clinique en train d'opérer. Du moins jusqu’au jour où Maud, sa fille se fait violemment agresser et que l'intégrité de cette dernière et de Charlotte sa seconde femme soit menacée. Apparemment quelqu'un lui en veut et cherche à lui faire payer des erreurs du  passé... Et s'en prendre aux deux femmes les plus chères à ses yeux va petit à petit le faire tomber de son piédestal.. C'est pourquoi il décide de faire confiance à Luc, le jeune homme qui a sauvé Maud des griffes de l'agresseur pour veiller sur cette dernière...
J'ai aimé pénétrer l'intimité de cette famille (qui parait exemplaire au premier abord  mais qui cache en vérité de lourds secrets) et  douter des uns et des autres notamment Charlotte, la belle mère qui abuse de la boisson et qui est jalouse de Maud. Maud, justement qui a de mauvaises fréquentations depuis qu'elle a connu l'enfer de l’héroïne, Amanda la gouvernante dévouée (même un peu trop!), Armand le papa qui aime sa fille comme si elle était la huitième merveille du monde, Sébastien, le jardinier qui suit toute cette petite famille d'un œil lointain mais amusé et surtout Luc, censé veiller sur tout ce petit monde afin que les menaces reçues par Reynier ne soient pas mises à exécution alors qu'il semble lui même avoir quelques dérangements psychologiques et s'inventant une compagne et une correspondance avec sa mère...
Les petits secrets des uns et des autres parfois risibles, parfois plus tristes ainsi que les indices concernant l'intrigue semés au compte goutte par-ci par-là, incitent à avancer dans l'histoire à un rythme effréné faisant de ce thriller un excellent page-turner qui retarde chaque soir l'heure du coucher...  
Je recommande vivement ce livre à l' intrigue plus simple que d'habitude mais au profit de profils psychologiques plus travaillés.

Extrait : "Armand Reynier est sur le seuil. Vu sa mine renfrognée, il n’a pas dû se lever du bon pied. Luc n’a pas le temps d’ouvrir la bouche, le professeur le bouscule et entre dans la pièce comme s’il donnait l’assaut.
— Bonjour, monsieur, marmonne Luc en se frottant les yeux.
— Je vous réveille ? balance Reynier d’un ton perfide.
Le jeune homme consulte sa montre. Six heures et demie. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas aussi bien dormi.
— Qu’est-ce qui se passe ? demande-t-il d’une voix enrouée.
Armand vient se coller à quelques centimètres de lui.
— Il se passe qu’on a eu de la visite cette nuit, monsieur le garde du corps…
— Hein ?
— Il est revenu.
Luc reste bouche bée. Armand pose brutalement ce qu’il tient dans la main sur la table basse.
— J’ai trouvé ça punaisé sur la porte du garage. Lisez, ordonne-t-il. Luc récupère la feuille, la déplie lentement, comme si elle pouvait lui exploser entre les mains. Un message, comparable au précédent, confectionné grâce à des lettres découpées dans un journal.
— C’était un 19 septembre, rappelle-toi…
Le jeune homme relève la tête vers son employeur.
— Ça évoque quoi, pour vous, le 19 septembre ?
— C’est l’anniversaire de Maud, répond le chirurgien.
Luc baisse à nouveau les yeux vers le message. Concis, mais explicite.
— Maud est née le 19 septembre 1994, ajoute Reynier.
— Rien d’autre ne s’est passé un 19 septembre ? insiste Luc.
— Non, rien d’autre. Ça me semble clair : ce fou est obsédé par ma fille. Et il rentre chez moi quand bon lui semble.
Le professeur fait quelques pas dans le studio avant de revenir à la charge."

A lire aussi
Les morsures de l'ombre 
Meurtres pour rédemption ♥♥♥  
Purgatoire des innocents ♥♥♥ 
Juste une ombre ♥♥♥
Satan était un ange 

Éditions Belfond - Thriller - 528 pages

mardi 11 août 2015

Six jours - Ryan Gattis

Six jours - Ryan Gattis
Synopsis : 29 avril-4 mai 1992. Pendant six jours, l’acquittement des policiers coupables d’avoir passé à tabac Rodney King met Los Angeles à feu et à sang. Pendant six jours, dix-sept personnes sont prises dans le chaos. Pendant six jours, Los Angeles a montré au monde ce qui se passe quand les lois n’ont plus cours.
Le premier jour des émeutes, en plein territoire revendiqué par un gang, le massacre d’un innocent, Ernesto Vera, déclenche une succession d’événements qui vont traverser la ville.
Dans les rues de Lynwood, un quartier éloigné du foyer central des émeutes, qui attirent toutes les forces de police et les caméras de télévision, les tensions s’exacerbent. Les membres de gangs chicanos profitent de la désertion des représentants de l’ordre pour piller, vandaliser et régler leurs comptes.
Au cœur de ce théâtre de guerre urbaine se croisent sapeurs pompiers, infirmières, ambulanciers et graffeurs, autant de personnages dont la vie est bouleversée par ces journées de confusion et de chaos.

[Rentrée littéraire 2015 parution le 26 aout ]
Je remercie les Éditions Fayard de m'avoir permis de lire ce livre en avant-première.

Mon avis : Se basant sur des faits réels étant survenus lors des émeutes de Los Angeles en 1992, Ryan Gattis nous explique par la voix de 17 personnages différents (chefs de gangs, dealers, junkies, pompier, infirmière, graffeur et un agent anonyme des forces de police) comment la ville à été mise à feu et à sang pendant 6 jours. Cette montée de violence a débuté lors du verdict d'acquittement de quatre officiers de police accusés d'avoir passé à tabac un automobiliste noir-américain, Rodney King, après une course-poursuite pour excès de vitesse.
Les tensions raciales étant exacerbées, l'explosion de violence fut inévitable. Ces émeutes furent alors l'occasion rêvée pour les gangs chicanos (mexicains) de régler impunément  leurs comptes entre eux, la police et les secours étant occupés au cœur des émeutes principales (opposant noirs et blancs) et  refusant même de se rendre sur place à cause de la dangerosité des quartiers et des caillassages.
Tout commence ici par le massacre d'Ernesto Vera, un innocent qui avait pour seul tort d'être le frère de Lil Mosco et de Payasa, des membres actifs d'un gang qui avait abattu Yesenia la petite sœur de leur gang rival.
Les deux gangs (Big Fate, Lil Mosco, Payasa, Apache et Clever d'un côté et Joker, Trouble et Lil Creeper de l'autre) ont la mort d'un des leurs à venger et ils ne reculeront devant rien pour sortir vainqueurs. Pour mener à bien leurs actions, ils sont épaulés de gamins des rues ou de petites frappes qui n'ont peur de rien non plus et voient là une chance de gagner de la reconnaissance dans leur quartier ou même d'être intégrés au gang.
Bien que loin de ma zone de confort de lecture habituelle à cause de la violence et des récits crus des personnages, j'ai aimé ce roman qui m'a donné l'impression d'être en immersion et m'a appris pas mal de choses sur ces organisations sans foi ni lois.Tout s’enchaine à un rythme soutenu et la construction est originale : 6 chapitres racontant les 6 jours d'émeutes vus chacun par 3 personnes différentes. Ces personnages parlent à la première personne et utilisent leur langage de rue souvent vulgaire mais cela nous permet d'être dans l'ambiance comme si nous étions à leurs cotés et de mieux comprendre leurs actions.
Par ailleurs, le fait de donner la parole à différents narrateurs permet à l'auteur de décrire les gangs mexicains sans jugement, excuses ou compassion ce qui, au final donne une grande justesse à l'histoire. Ryan Gattis a d'ailleurs été interviewer des membres de gangs pour donner plus de véracité à son récit.
Un roman coup de poing que je recommande à ceux qui veulent en savoir plus sur l’organisation des gangs mais que je déconseille aux âmes les plus sensibles!

Six jours

Extrait : "Je n'ai pas dormi depuis le début des émeutes. je n'arrive pas à chasser de mes pensées le corps d'Ernesto Vera. J'ai l'impression qu'il s'est imprimé de manière permanente dans mon cerveau. Son nom, l'expression de son visage, je n'arrive pas à m'en débarrasser et pourtant, j'ai plus vu la mort que quiconque devrait la voir. Je l'ai en partie cherché, je sais. C'est mon boulot. Mais c'est en partie aussi à cause de mon quartier.
Ernesto, n'empêche, c'était différent. C'était personnel. Il ne m'a même pas reconnue, quand j'ai essayé de le secourir, mais, malgré son piteux état, moi, je l'ai reconnu. Je savais qu'on était allés lui et moi au lycée de Lynwood, qu'on avait un peu traîné ensemble en seconde, et qu'il était gentil. On s'était vaguement embrassés dans la salle de l'orchestre, mais on n'était jamais allés plus loin. Il ne l'a jamais su parce que je ne lui ai jamais dit, mais c'est le premier garçon que j'ai embrassé."

Éditions Fayard - Littérature contemporaine - Drame - 432 pages

mardi 26 mai 2015

L'indonésienne - Pierre-Alain Gasse

L'Indonésienne - Pierre-Alain Gasse
Synopsis : Ratih, jeune Indonésienne divorcée avec une ado à charge, gagne péniblement sa vie dans un food court de Bandung Pinang. Passionnée de cuisine, son rêve, c'est d'avoir un jour un petit restaurant bien à elle. Alors, elle s'engage comme maid - employée de maison - chez une famille chinoise de la cité-état de Singapour, pour quelques années, pense-t-elle, le temps de réunir les économies nécessaires. Ses riches patrons sont très exigeants, son travail sans fin et sa vie privée inexistante. Mais, tant bien que mal, elle fait face à toutes ces difficultés, jusqu'à ce qu'un grain de sable vienne perturber son quotidien et ses projets...

Je remercie Stéphanie des Éditions de la Rémanence pour ce nouveau partenariat et pour l'envoi de ce livre!

Mon avis : J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a appris pas mal de choses quant à la condition des employées de maison en Chine (et les conditions de travail en général)  à notre époque actuelle. Entre les clauses abusives du contrat, les horaires extensibles et la précarité du travail, je ne pensais pas qu'à notre époque de riches propriétaires puissent profiter autant de leurs pouvoirs sur leurs employés en toute légalité (puisqu'ils sont passés par une agence de recrutement).
J'ai apprécié suivre Ratih dans sa volonté et sa détermination à aider financièrement ses parents et sa fille adolescente au sacrifice de sa vie privée et plus particulièrement sa vie de femme. Malgré ce qui va lui arriver, et l’éloignement de sa famille, elle ne baisse jamais les bras. C'est une femme courageuse, travailleuse et pleine d'ambition qui saisit sa chance chaque fois qu'une opportunité se présente à elle.
Certains passages m'ont émue, d'autres comme par exemple celui de Facebook m'ont fait sourire.
Les seuls petits bémols pour moi sont la fin du livre car si l'on comprend bien ce qu'il va se passer ensuite, j'aurais vraiment apprécié qu'elle soit plus développée et qu'on sache ce qu'a donné cette nouvelle expérience. Le fait aussi que cette histoire ne soit pas une autobiographie mais une histoire vraie racontée à la troisième personne : le "je" nous aurait certainement permis de mieux comprendre le point de vue et la psychologie de la jeune femme.
Mis à part ces deux tous petits défauts, et sans vous dévoiler l'histoire (que je vous incite à découvrir par vous même), je peux vous dire que même dans les pires situations, il ne faut pas baisser les bras car  la chance peut arriver à tout moment, il suffit juste de la saisir au vol...
Une belle découverte!

Extrait : "Ratih n’avait jamais rien vu de tel. L’extrémité sud de l’île de Sentosa était un dédale de canaux et d’îles artificielles où s’était édifié tout un quartier pour millionnaires. Sur des parcelles de quelques centaines de mètres carrés voisinaient de luxueuses villas, de deux ou trois étages, dont la surface habitable équivalait à celle du terrain sur lequel elles étaient bâties. Chacune avec sa piscine, cela va sans dire, son ascenseur intérieur, le plus souvent, et un yacht immaculé amarré au quai attenant, toujours. Elle apprendrait bientôt en furetant sur Internet que leur prix variait entre quinze et trente millions de dollars singapouriens. Des sommes impossibles à imaginer en monnaie de son pays !
M. et Mme Chang avaient jeté leur dévolu sur une villa moderne, mais sans trop de tape-à-l’œil, située sur Ocean Drive. Elle comportait cinq chambres plus celle de la maid. La maison était aussi équipée d’une wet and dry kitchen. Ce fut la première chose qu’elle remarqua lorsqu’on lui fit visiter. Les chambres des maîtres comme celle des invités étaient immenses, à l’aune de la salle à manger et du salon. Sa chambre à elle, attenante à la wet kitchen, tenait dans huit mètres carrés à peine, dans lesquels on avait réussi à faire tenir un WC et une douche, un lit d’un mètre soixante-dix de long et une minuscule armoire. Heureusement, ses possessions tenaient dans une seule valise, qui coulissait juste sous son lit. 
Le second étage, couronné d’un auvent rappelant les toitures asiatiques, était entièrement occupé par une chambre d’amis et sa salle de bains privative. La pièce ouvrait sur une vaste terrasse d’où l’on avait une vue splendide sur les îlots urbanisés alentour ainsi que sur le Singapore Strait tout proche."

Éditions de la Rémanence - Littérature contemporaine - 118 pages.

lundi 16 mars 2015

Le premier jour du reste de ma vie - Virginie Grimaldi

Le premier jour du reste de ma vie - Virginie Grimaldi
Synopsis : Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement... Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

Je remercie M. Poupet des éditions City pour cette lecture très agréable et sans prise de tête!

Mon avis : Un bol d'air rafraîchissant entre deux lectures! J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre la croisière autour du monde de Marie, Camille et Anne grâce au style humoristique et plein de fraîcheur de Virginie Grimaldi.  Et je l'ai lu d'une traite!
Lasse des tromperies de son époux, Marie décide sur le conseil de ses filles de le plaquer. Et la façon dont elle s'y prend m'a fait beaucoup rire! Pour couper le lien, elle décide de faire une croisière de trois mois "en solitaire" autour du monde. Le concept de cette croisière est inédit et, sur ce paquebot les croisiéristes ont interdiction de se mettre en couple avec un autre passager sous peine d'être débarqués au prochain port! C'est exactement ce qui convient à Marie qui, bien que fraîchement célibataire ne se sent pas libre. Dès le premier jour, elle va rencontrer Anne une sexagénaire stressée et phobique et Camille une jeune fille au franc-parler limite et un peu nymphomane. Ces rencontres entre caractères opposés promettent de belles rigolades, une amitié qui va se renforcer au fil des évènements, et même l'élaboration d'un projet professionnel commun...
J'ai vraiment eu l'impression d'être à bord de ce bateau et de faire les 30  escales et parcourir les 7 mers du globe avec nos trois personnages. Et, pour ça, je suis un peu déçue que le livre ne soit pas plus long. Comme Marie, j'étais triste que ce beau voyage se termine. On aurait pu penser que le fait de passer 100 jours sur un bateau allait mener à la répétition de scènes, mais pas du tout! Tous les jours il se passe de nouvelles choses pour l'une ou l'autre de nos trois filles (que ce soit gai ou triste) mais leurs caractères leur permettent de tirer profit de chaque situation et de rebondir de façon amusante.
Contrairement à pas mal d'histoires de chick-lit, ici les filles ne sont pas nunuches! Camille par exemple, sous son apparence frivole a une tête bien faite puisqu'elle est gérante de patrimoine. Elle a même l'idée brillante d'un concept de blog "de voyage" qui va faire le buzz  sur la toile et dans les médias (et m'a aussi fait beaucoup rire)...
Vous l'aurez compris, je vous recommande de lire "Le premier jour du reste de ma vie" pour découvrir Camille, Marie et Anne, mais aussi Loïc, Marianne, Georges, Arnold, Francesca et bien d'autres...

Extraits
      "Rodolphe,
Tu voulais être surpris, tu vas l'être : je pars.
Joyeux Anniversaire!
Marie
PS: j'ai invité Natacha, Isabelle, Géraldine, Léa, Sabine, Laure, Aurélie, Marjolaine, Nadia et les autres. Elles arriveront vers vingt et une heures avec les bougies. Si tu comptes bien, tu en trouveras quarante... Quelle chance! Tu vas pouvoir toutes les allumer d'un coup!
"
      "-Ça bouge beaucoup, quand même. Je ne suis pas sûre que ce soit très sécurisé.
Assise dans la pirogue, Anne ne parvient pas à se détendre. Camille se rigole;
-T'inquiète, j'ai pris des bonbons. Si on se renverse, je détournerai les crocodiles.
-Ça ne me fait pas rire du tout.
-Camille, arrête de te moquer, intervient Marie. Tu sais bien que les crocodiles ne mangent pas de bonbons. Moi, j'ai pris ma carte bancaire, je suis sûre qu'ils sont corruptibles.
-C'est ça, moquez-vous! Si on tombe, vous ferez moins les malignes.
"

Éditions City - Comédie - 283 pages

dimanche 15 mars 2015

La colline aux esclaves - Kathleen Grissom

La colline aux esclaves - Kathleen Grissom
Synopsis : À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Écartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

Je remercie  Élise des Éditions Charleston pour cette lecture poignante!

Mon avis : Une lecture très enrichissante qui permet d'en apprendre plus quant à la condition des esclaves noirs dans les plantations américaines à la fin du XVIIIème siècle. Ce livre aurait été un vrai coup de cœur si certains passages n'étaient pas si difficiles à supporter (notamment viols, passages à tabac..) mais ils reflètent malheureusement la réalité. Dès le prologue, le lecteur est plongé dans cette atmosphère pesante et comprend que l'histoire va malheureusement mal se terminer. L'auteure nous narre ensuite les évènements qui ont mené vers ce tragique dénouement en utilisant la voix de deux personnes, Lavinia et Belle, à la façon de deux journaux intimes entrecroisés. Et cette narration à deux voix est importante car Lavinia, du fait de son jeune âge est dans l'ignorance ou l’incompréhension de certaines choses que Belle nous dévoile petit à petit.
Lavinia est une immigrante irlandaise (blanche) de 7 ans dont les parents sont morts pendant la traversée en bateau. Comme ses parents n'avaient pas payé le billet avant de mourir, elle est engagée par le capitaine du navire pour servir de domestique dans sa plantation. Cardigan, son frère est quant à lui vendu à d'autres propriétaires. Lavinia se retrouve donc sous la protection de Belle (la fille illégitime du capitaine) dans la dépendance de la maison de James Pyke et Martha. Elle vit alors avec les esclaves noirs Papa George, Mama Mae, Belle, Dory, Ben, et les jumelles Beattie et Fanny, et beaucoup d'autres.
Le capitaine, très souvent absent de sa propriété du fait de son métier, laisse le contrôle de ses esclaves à Rankin, un gardien porté sur la boisson, violent et qui vole la nourriture des esclaves. Mais Mme Martha, dépendante à l'opium ne se rend pas compte de la situation.
Bien que Lavinia soit blanche elle est accueillie dans la dépendance de Mae et Georges comme si elle était leur propre fille mais des différences de traitement ne vont pas tarder à se faire ressentir surtout que Mme Martha rendue à moitié folle par son Laudanum (opium) la confond avec sa propre sœur Isabelle... Et cela empire encore lorsque Lavinia revient de Williamsbourg après avoir épousé Marshall, le fils de Mme Martha...
Une histoire très bien documentée dans laquelle les esclaves subissent les pires brimades qu'ils ne se racontent même pas entre eux de peur de fuites et d'être vendus et de perdre ainsi leur famille d'adoption, mais aussi un sombre aperçu de la condition féminine (peu importe  la couleur de peau) à cette époque : Mariages arrangés, grossesses non désirées, brimades.
Si j'ai beaucoup aimé ce livre, je dois vous prévenir aussi que vu le nombre de personnages, il faut être très concentré au début pour comprendre qui est qui et quels sont les liens qu'ils ont entre eux... J'ai été obligée de prendre des notes pour m'y retrouver, mais cela n'a absolument pas gâché ma lecture.
Un livre dans lequel l'amour et l'amitié surpassent les pires abominations et où beaucoup de secrets sont jalousement gardés à cause de la peur. Je le recommande!

Extrait : "- Vous n'avez pas d'amis ici? Demandai-je, encore souhaitant lui insuffler un peu d'espoir.
- Le voisin le plus proche est un célibataire de longue date qui vit de façon tout à fait inappropriée avec... Une de ses domestiques.
Elle secoua la tête comme pour éloigner cette pensée.
- Je ne peux pas voyager sans être escortée par un homme, et je n'ai pas le droit de voyager avec un homme...
Elle hésita puis se tourna vers moi avant de continuer :
- ... qui ne soit pas de notre couleur. c'est tout simplement interdit. Cela ne me laisse donc nul autre choix que de voyager avec M. Rankin, et je suis sûre que tu es assez grande pour te rendre compte du problème.
- Vous avez Mama Mae et Belle et Dory, dis-je. ce sont vos amies.
Elle vérifia que personne n'était dans les parages, puis se retourna vers moi. Elle parlait à voix basse.
- Ce ne sont pas mes amies Isabelle. Ce sont mes domestiques, elles sont sur leurs gardes. Mae sait que sa fille aînée fréquente mon mari, bien qu'elle le nie. Tu es jeune mais je suis sûre que tu comprends. Presque depuis le début, j'ai soupçonné leur secret."

Éditions Charleston - Drame - Historique - 428 pages

dimanche 25 janvier 2015

Satan était un ange - Karine Giebel

Satan était un ange - Karine Giebel
Synopsis : Hier encore, François était quelqu'un. Un homme qu'on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un fugitif qui tente d'échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu'il aille. Quoi qu'il fasse. La mort est certaine. L'issue, forcément fatale. Ce n'est plus qu'une question de temps. Il vient à peine de le comprendre. Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L'échéance approche. Je vais mourir. Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents...

Mon avis : C'est toujours avec grand plaisir que je me plonge dans les livres de Karine Giebel, et celui-ci n'a pas échappé à la règle. Néanmoins, je l'ai trouvé moins palpitant que ses précédents ouvrages car l'histoire est plus commune et la fin manquait un peu d'originalité (même si pour une fois je l'ai trouvée très belle).
Ici, nous sommes dans un road-trip. L'histoire très simple peut alors donner une impression de déjà vu, ce qui ne m'a pas empêchée de m'attacher aux deux personnages aux caractères diamétralement opposés. François Davin, brillant avocat apprend qu'il a une tumeur incurable au cerveau. Il n'a pas le courage de l'annoncer à son entourage et fuit en voiture sans destination précise. Arrivé à Lyon, il rencontre Paul un jeune auto-stoppeur qui doit se rendre à Marseille. Une forte et improbable amitié se lie alors entre les deux hommes. Pourtant Paul a des comportements étranges et effrayants mais François ne peut pas s’empêcher de vouloir comprendre ses motivations et de l'aider à sa manière. Au fil de leur parcours, les événements vont petit à petit les rapprocher jusqu'à les lier l'un à l'autre. Condamné par son cancer, François n'a d’ailleurs plus rien à perdre...
C'est cette très forte amitié naissante que j'ai adoré suivre. J'ai aussi beaucoup aimé découvrir le passé de Paul et les événements qui l'ont mené à être ce qu'il est devenu malgré lui aujourd'hui.  Ici, les personnages et leurs profils psychologiques sont plus crédibles que dans les précédents romans de Karine Giebel.
François aurait pu laisser Paul à Marseille, mais son côté paternel protecteur ainsi que son statut d'avocat  l'en empêchent. Paul, quant à lui, cache un grand cœur et des blessures d'enfance sous ses agissements. Alors qu'il aurait pu dépouiller François de son argent et de sa BMW (ce qu'il a tenté de faire au début) il va se raviser et comprendre que François, bien mal en point à cause de son cancer a besoin d'aide. Il ne supporte pas de le voir souffrir et fait son possible pour rendre sa douleur plus supportable.
L'écriture de l'auteure est toujours aussi vive et  le rythme soutenu  des événements nous pousse à tourner les pages non stop jusqu'à la fin.
Difficile d'en dire plus sur ce livre sans en dévoiler trop. Je vous encourage donc à le lire!

Extrait : "François reste quelques instants pétrifié derrière son volant. Il tente de se remémorer les paroles rassurantes du docteur Lestanza, son médecin traitant. Il existe des traitements… Le neurochirurgien décidera sans doute de vous opérer et fera disparaître la tumeur. Il s’inspecte dans le rétroviseur, comme pour vérifier que son crâne n’a pas enflé. Que son lobe pariétal gauche n’est pas difforme. Il se demande soudain pourquoi il n’a pas parlé de tout ça à Florence. Il lui a pourtant téléphoné la veille au soir, comme toujours lorsqu’elle est en déplacement. Il lui a juste dit qu’il avait passé des examens, suite à son dernier malaise. Avant de lui assurer que les résultats étaient normaux.
Inutile de l’affoler avec tout ça. Plus tard, quand j’en saurai un peu plus.
Davin quitte enfin sa BMW qui brille sous les feux d’un soleil généreux de fin d’été, puis longe les pelouses impeccablement tondues, jusqu’à l’entrée de l’imposant bâtiment. À l’accueil, on lui indique le chemin à suivre dans cet interminable labyrinthe aseptisé pour atteindre le service du professeur Ibrahim. 
Le plus compétent qui soit, a affirmé Lestanza. Vous ne pouvez pas être en de meilleures mains. On vient de loin, de très loin pour le consulter…
La tension monte en même temps que l’ascenseur.
Troisième étage, un autre accueil, puis une petite pièce où quatre personnes patientent déjà.
Alors, c’est la longue attente qui commence. Silence lourd, oppressant. Chaleur qui l’oblige à desserrer sa cravate.
François n’a jamais aimé attendre. Jamais supporté les pertes de temps, les moments d’improductivité. Aujourd’hui, toutefois, il n’est guère pressé de rencontrer ce professeur avec lequel Lestanza a accompli l’exploit de lui obtenir un rendez-vous en moins de vingt-quatre heures. Vous avez de la chance, c’est un très bon ami… On s’est rencontrés à la fac de médecine !"

A lire aussi :
Les morsures de l'ombre

Les morsures de l'ombre
Éditions Fleuve Noir - Thriller - 336 pages

samedi 3 janvier 2015

Je ne suis qu'une oeuvre d'art - Nadine Groenecke

Je ne suis qu'une oeuvre d'art - Nadine Groenecke
Synopsis : Les quinze nouvelles de ce recueil évoquent le couple, officiel ou non, en devenir ou pas. Les personnages sont amoureux, jaloux, nostalgiques, angoissés, perplexes, impulsifs. Certains sont confrontés à des situations difficiles, inattendues ou rocambolesques et s’emploient à trouver les moyens d’y faire face. D’autres s’inventent une vie meilleure pour combler un mal-être ou un vide affectif. Seront-ils maîtres de leur destin ? Vont-ils savoir prendre la bonne décision, celle qui changera le cours de leur vie ? N’auront-ils pas d’autre choix que de se laisser porter par les événements ? Les sentiments et les émotions qu’ils éprouvent vont dicter leur conduite.
Des histoires, tour à tour, drôles, émouvantes, croustillantes, qui ne laisseront pas le lecteur indifférent.

Je remercie Nadine Groenecke pour l'envoi de son livre!

Mon avis : Moi qui adore les nouvelles, je ne pouvais pas mieux tomber! J'ai vraiment passé un agréable moment avec cette lecture! Je regrette juste que les nouvelles soient très courtes, mais ça n'a pas gâché mon plaisir.
Ces 15 histoires ont pour lien le thème du couple au sens large et tout ce qu'il peut engendrer : la rupture, la trahison, le deuil, la rencontre, l'amour...
J'ai particulièrement apprécié le fait que ces nouvelles soient très réalistes avec une fin tout à fait plausible (fin que j'ai d'ailleurs souvent devinée et qui prouve que ces petites histoires sont très réalistes). Chacun d'entre nous peut se trouver un jour ou l'autre dans la même situation que les personnages.
J'ai aussi aimé les citations d'auteurs célèbres à chaque début de nouvelle. Elles sont bien choisies et illustrent parfaitement l'histoire.
"Je ne suis qu'une œuvre d'art" est le titre de la nouvelle qui a donné son nom au livre. Ici, l’héroïne n'est autre qu'un tableau qui assiste aux disputes du couple chez qui elle est exposée. L'histoire est originale et la fin m'a bien fait rire, mais ce n'est pas ma préférée.
Ma première intention était de vous donner un très court résumé de chaque nouvelle, mais afin de vous laisser le plaisir de la découverte, je vais juste vous parler de mes trois histoires préférées :
"A dans quinze jours" : Jean-Pierre est dans le coma depuis son suicide raté mais entend et comprend tout ce qui se passe autour de lui. Il est fasciné par l'aide soignante qui lui rend visite tous les matins. A cause de son syndrome du locked-in, il ne l'a jamais vue mais va étrangement la reconnaître quelques jours après son réveil... Une belle histoire
"A un détail près" Un homme séjourne dans un hôtel avec sa femme, et sa maîtresse a loué la chambre attenante à celle du couple. Pour se sortir de cette situation délicate, il invente un mensonge, mais il sera démasqué  à un détail près... J'ai beaucoup rigolé. La fourberie de cet homme m'a encore une fois prouvé de quoi les hommes sont capables pour échapper à leurs responsabilités...
"La petite robe bleue dans la vitrine" Une femme a un coup de cœur pour une robe vue dans une vitrine. Malheureusement, cette robe est au dessus de ses moyens... Une leçon que je retiendrai quand j'aurais envie de me faire offrir un habit qui me plaît! ;-D
Je vous laisse donc  le plaisir de découvrir les 11 autres nouvelles toutes aussi réussies les unes que les autres.

Extrait : " Privé de mes capacités motrices et visuelles, je n'avais plus qu'à attendre que le temps s'écoule. Triste réalité, après l'expérience incroyable de ma désincarnation. Je m'évertuais alors à comprendre la situation : que faisais-je sur ce lit d’hôpital? Mon cerveau embrouillé ne me fournissait pas de réponse. J'avais beau chercher une explication, je ne la trouvais pas. Soudain, une voix chaleureuse claironna au-dessus de moi "Alors Jean-Pierre, comment ça va aujourd'hui?"

Éditions Chloé des Lys - Nouvelles - 150 pages

mardi 4 novembre 2014

Flocons d'amour - John Green

Flocons d'amour - John Green - Maureen Johnson - Lauren Myracle
Synopsis : 24 décembre. Nuit des miracles ? Ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent ! Gracetown… Bourgade perdue au milieu de nulle part qui vous ferait presque regretter le traditionnel et soporifique repas de Noël. Pourtant Jed, Jubilé, et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d’une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent. Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace ! John Grenn, Maureen Johnson, Lauren Myracle : les plumes de trois grands auteurs s’allient pour vous faire rire et rêver d’amour, créant un univers où les anges de Noël ne chôment pas !

Merci beaucoup à Matéïa des Éditions Hachette pour l'envoi de ce livre qui fut une très belle découverte! - See more at: http://envies-de-livres.blogspot.fr/2014/08/la-fille-qui-ne-croyait-pas-aux.html#sthash.BJacNyHE.dpuf
Merci beaucoup à Matéïa des Éditions Hachette pour l'envoi de ce livre qui fut une très belle découverte! - See more at: http://envies-de-livres.blogspot.fr/2014/08/la-fille-qui-ne-croyait-pas-aux.html#sthash.BJacNyHE.dpuf
Merci beaucoup à Matéïa des Éditions Hachette pour l'envoi de ce livre qui fut une belle découverte!

Mon avis :  En acceptant ce livre, je ne pensais pas qu'en fait, il était composé de trois histoires différentes écrites par trois auteurs. Je croyais que les auteurs avaient allié leurs plumes pour une seule histoire. Mais j'ai été très agréablement surprise lorsqu'à la lecture des deux autres histoires, je me suis rendu compte que la date et le lieu étaient les mêmes et que les personnages principaux dans une histoire se retrouvent personnages secondaires dans les deux autres... Ce procédé est très original et permet à chaque auteur de garder son propre style. 
Le lien commun entre ces trois histoires est une tempête de neige paralysant la ville un soir de réveillon de Noël. Les personnages vont tous (par choix ou par dépit) trouver refuge à la Waffle House (maison de la gaufre) pour passer un réveillon plutôt original. J'ai beaucoup aimé la première et la dernière histoire, la seconde ne m'a quant à elle pas convaincue et me semble plus destinée à un lectorat masculin (certainement car elle est écrite par un homme).
Le Jubilé Express de Maureen Johnson : Jubilé (surnommée Ju) doit se rendre chez ses grands-parents en train pour fêter Noël. Mais la tempête de neige bloque son train en pleine voie, et, plutôt que de rester dans le noir et le froid toute la nuit, elle décide de partir à pieds rejoindre un endroit chauffé et plus accueillant. Elle arrive alors dans une maison de la gaufre où elle va rencontrer Stuart, un garçon qui va finalement lui offrir l'hospitalité chez sa mère...
Un miracle de Noël à pompons de John Green : Tobin, JP et Angie (surnommée Le Duc à cause de son apparence masculine) veulent à tout prix rejoindre la Waffle House dans laquelle les pom-pom girls (qui étaient dans le même train que Jubilé) ont trouvé refuge. Informés de la présence des filles par leur meilleur ami, ils veulent absolument arriver avant la fermeture, mais leur vieille voiture et les routes enneigées et verglacées vont provoquer de nombreuses péripéties...
Le saint patron des cochons de Lauren Myracle : Adeline surnommée Addie, travaille au StarBucks juste en face de la Waffle House. Elle semble ne se soucier que d'elle-même surtout depuis qu'elle a rompu avec Jeb. Lorsque Dorrie, sa meilleure amie, lui demande de passer à l'animalerie après son service pour récupérer le petit cochon miniature qu'elle a commandé et qu'elle l'oublie, ses ennuis commencent car le petit cochon a été vendu à quelqu'un d'autre... Ses péripéties vont petit à petit lui apprendre à penser un peu plus aux autres.
Un livre au procédé narratif très original (qui du coup restera certainement longtemps dans ma mémoire) à lire bien au chaud sous la couette. Je le conseille aux jeunes lecteurs à partir de 12 ans.

Flocons d'amour

Extrait : "Tout a commencé la nuit de Noël. Enfin, pour être plus précise, l'après-midi du 24 décembre. Mais avant de vous plonger au cœur de mon récit palpitant, je tiens à me débarrasser tout de suite d'un problème. Je sais d'expérience que, s'il surgit plus tard, dans le cours de la narration, votre attention sera entièrement captée par lui et que vous serez incapable de vous concentrer sur ce que j'ai à vous raconter. Je m'appelle Jubilé. Prenez le temps de digérer cette information. Vous voyez, dit comme ça, ce n'est pas si terrible. Maintenant imaginez que je sois au beau milieu d'une longue histoire (telle que celle que je m'apprête justement à vous livrer) et que je lâche au détour d'une phrase : "Au fait, je m'appelle Jubilé." Vous ne sauriez pas comment réagir.
J'ai conscience que ce prénom évoque immédiatement le nom de scène d'une strip-teaseuse. Certain d'entre vous ont sans doute même tiré la conclusion hâtive que j'en étais une. Et pourtant non. Si vous me voyiez, vous pigeriez assez vite que je suis même à mille lieues de ce genre de fille (enfin, je crois). J'ai un petit carré noir, je porte des lunettes la moitié du temps, des lentilles le restant. J'ai seize ans, je chante dans une chorale et je participe aux compétitions de maths dans mon lycée. Je joue au hockey sur gazon, qui exige des compétences très différentes de la souplesse et de la sensualité essentielles au savoir-faire des danseuses de charme
"

A lire aussi

Éditions Hachette - Young Adult - 352 pages

mercredi 15 octobre 2014

Le soleil des Scorta - Laurent Gaudé

Le soleil des Scorta - Laurent Gaudé
Synopsis : L'origine de leur lignée condamne les Scorta à l’opprobre. A Montepuccio, leur village d'Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riche. Mais ils ont fait vœu de se transmettre de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu'ils appellent "l'argent de New York", leur richesse est aussi immatérielle qu'une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela confie au curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.
Roman solaire, profondément humaniste, le livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l'existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d'apporter, au gré de son propre destin, la fierté d'être un Scorta, et la révélation d'un bonheur.
Prix Goncourt 2004

Mon avis : 10 ans qu'il était dans ma PAL, et je me demande encore pourquoi je ne l'ai pas lu avant! "Le soleil des Scorta" nous fait voyager en Italie du Sud dans une région aride brûlée par le soleil, plus précisément dans le petit village de Montepuccio. Et j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans ce petit village traditionnel ou chaque fait et geste des habitants est vu et commenté par tout le monde.
Juste avant de mourir, Carmela se confie au curé. Elle a besoin de révéler certains secrets concernant sa famille.
L'histoire des Scorta se déroule sur 4 générations. Rocco, le premier enfant de cette famille est né d'un viol. Son arrivée illégitime fait de lui un paria et, comme sa mère est décédée juste après l'accouchement, c'est lui qui a choisi son nom de famille. De son union avec "la Muette" naîtront 3 enfants : Domenico, Giuseppe, et Carmela. Ce sont eux qui prennent la place principale de ce roman. La fratrie étant toujours rejetée par les autres Montépucciens, ils sont obligés de fuir pour s'en sortir. Lorsqu'ils reviennent au village un an plus tard, ils apprennent par leur ami Raffaele que "La muette" (leur mère) est morte et qu'elle a été jetée dans la fosse commune. De rage, les Scorta et Raffaele déterrent le cercueil et l'enterrent dans une sépulture à l'écart du cimetière. Sur la tombe de la Muette, à la demande des trois frères et sœur, Raffaele décide à son tour de prendre le nom de la famille Scorta et de devenir leur frère. Malgré leur esprit de vengeance et le fait qu'ils ne soient pas acceptés au village, Carmela a l'idée d'ouvrir un commerce avec ses frères : un tabac. Mais l'argent manque pour acheter les cigarettes et la famille ne recule devant aucun interdit...Le bureau de tabac est un peu une couverture à leurs petites magouilles. 
Les 3 enfants se marient et fondent de nouvelles lignées. Carmela se retrouve subitement veuve avec ses deux fils, Elia et Donato. Ses frères lui laissent alors le bureau de tabac et ouvrent d'autres commerces. Les années passent et les enfants, après diverses épreuves individuelles, décident eux aussi de rester au village et de reprendre les affaires de la famille Scorta. Seule Anna, petite fille de Carmela, sortira du village pour étudier la médecine dans le nord de l'Italie.
Cette famille m'a souvent fait penser à la famille du film d'Etorre Scola  "Affreux, sales et méchants". D'ailleurs, ils vivent aussi dans la région des "Pouilles"! 
J'ai souvent souri à suivre les petits larcins de la famille Scorta mais je suis admirative de leur détermination, leur courage et leur esprit travailleur. Et tous ces efforts payent puisque les petits enfants vont enfin  parvenir à faire respecter leur nom.
Concernant l'écriture, j'ai aimé le fait que Carmela revienne sur l'histoire de sa vie à chaque fin de chapitre. Ce procédé fait durer le suspense de sa révélation au curé et nous permet de mieux situer les événements du passé.
Une famille unie dans l'adversité et un Prix Goncourt mérité!

Extrait : "Carmela, que ses frères appelaient affectueusement Miuccia, était encore une enfant. Elle en avait le corps et la voix. Mais ces derniers mois l'avaient transformée davantage que ses deux frères. Elle avait été à l'origine des plus grands  malheurs et des  plus  grandes  joies  qu'avait connus  le petit groupe durant son périple. Personne ne lui en avait jamais fait le reproche, mais elle l'avait compris : tout avait été de sa faute. Et tout aussi avait été sauvé  in extremis grâce à elle. Cela avait fait naître en elle un sens des responsabilités et une intelligence qui n'étaient pas de son âge. Au quotidien, elle restait une petite fille, riant aux blagues de ses frères, mais lorsque le sort s'acharnait sur eux, elle donnait les ordres et serrait les dents. C'est elle qui, sur la route du retour, tenait les brides de l'âne. Les deux frères avaient mis entre ses mains tout  ce  qu'ils  possédaient.  L'âne  et  l'amas  d'objets  de  toute  sorte  qu'il transportait.  On  apercevait  des  valises.  Une  théière.  Des  assiettes  en porcelaine de Hollande. Une chaise tressée. Toute une batterie de casseroles en  cuivre.  Des  couvertures.  L'âne  portait  sa  charge  consciencieusement.
Aucun de ces objets, pris un par un, n'avait une grande valeur, mais tous ensemble, c'était le monticule de leur vie. C'est elle également qui portait la bourse dans laquelle ils avaient mis le pécule accumulé durant leur voyage.
Carmela veillait sur ce trésor avec l'avidité des pauvres.
"

Éditions Actes Sud - Littérature contemporaine - Prix Goncourt 2004 - 247 pages

dimanche 22 juin 2014

La vie en mieux - Anna Gavalda

La vie en mieux - Anna Gavalda
Mon résumé : Mathilde 24 ans et Yann 26 ans ont une vie bien monotone et un travail inintéressant. Ils ont loupé le coche à un moment donné pour avoir une vie meilleure. Ils attendent alors  patiemment que la vie s'écoule, avec plus ou moins d'espoir. Mais une rencontre, chacun de leur côté, va les pousser à tout changer. "Autant prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune", estiment-ils. 

Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce livre composé de deux histoires. (Je préfère parler d'histoires plutôt que de nouvelles car des nouvelles seraient plus courtes).
Dans la première, Mathilde, une jeune femme de 24 ans travaille pour son beau-frère. Son job consiste à manipuler ou orienter les internautes  en écrivant  des commentaires plus ou moins bidons sur Internet. Elle n'aime pas son travail mais il a l'avantage de payer sa colocation à Montmartre avec deux filles du Nord un peu nunuches qu'elle a du mal à supporter. Célibataire en mal d'amour, elle a un léger penchant pour les mojitos et les ivresses carabinées. C'est d'ailleurs lors d'une de ses beuveries qu'elle va perdre son sac à main contenant une enveloppe de 10 000 euros censée payer Monsieur Carvalho l'artisan qui a rénové leur appartement. A la recherche de son sac, elle va faire une drôle de rencontre : un jeune homme prénommé Jean-Baptiste à qui  il manque un doigt et qui se balade avec une mallette remplie de couteaux...
Dans la seconde histoire, Yann a 26 ans est diplômé d'une école de design mais, faute de mieux, il se retrouve démonstrateur. Sa compagne, Mélanie est partie plusieurs jours en séminaire. Un soir d'hiver, il se retrouve invité chez ses voisins du dessus après les avoir aidé à monter une armoire dans les escaliers. Il va alors faire connaissance d' Isaac Moïse, dont le métier est de connaître les belles choses et d'en établir le prix, et sa femme Alice, professeur de danse à la grâce évidente. Cette rencontre va le faire réfléchir sur ce qui le lie à Mélanie...
J'ai apprécié ces deux protagonistes qui sont passé à coté de leur vie. Elle a fait des études d'histoire de l'art et aurait pu avoir un job intéressant dans un musée, lui, diplômé de design se retrouve démonstrateur en magasin. Leurs vies sont sans intérêt, mais l'événement qu'ils vont vivre va chambouler leurs existences... et leur montrer "La vie en mieux". Deux vies et deux destins ordinaires auxquels tout le monde peut s'identifier qu'Anna Gavalda nous décrit avec beaucoup de justesse. Elle a le don de nous démontrer que la vie peut être pétillante et folle pour peu qu'on prenne notre destin en mains.

Extrait : "Et Facebook, c’est pas du fantasme ? Et Meetic ?  Et Adopte ? Et Attractive ?  Et tous ces sites de rencontres à la con ?
Tous ces chaudrons misérables où l’on vous fait bien touiller votre solitude entre deux visuels de pub, tous ces « J’aime » clics droits, tous ces réseaux d’amis imaginaires, de communautés surveillées, de fraternités démunies, grégaires et payantes reliées à des serveurs richissimes, c’est quoi ? Et cette fébrilité, là… Cet état de manque permanent, ce trou au côté, ces téléphones que vous rongez sans cesse, ces écrans qu’il vous faut toujours déverrouiller, ces vies que vous achetez pour pouvoir continuer à jouer, cette blessure, cette bonde, ces serrements dans votre poche ?
Cette façon que vous avez, tous, toujours, de tout le temps vérifier si on ne vous a pas laissé un mot, un message, un signe, une relance, une notification, une pub, un… un n’importe quoi. [...]
Tous ces sentiments codés, toutes ces amitiés qui ne tiennent qu’à un fil, qu’il faut recharger tous les soirs et dont il ne resterait rien si les plombs sautaient, c’est pas du fantasme, ça, peut-être ?
Et je sais de quoi je parle."

A lire aussi :

Éditions Le Dilettante - Littérature contemporaine - 2 romans - 288 pages

vendredi 16 mai 2014

Juste une ombre - Karine Giebel

Juste une ombre - Karine Giebel
Mon résumé : Cloé est une jeune femme pleine d'ambition qui ne recule devant rien pour écraser les autres. Elle est prête à tout pour prendre la direction de l'agence de pub qui l'emploie une fois que "le vieux" sera parti à la retraite. Mais un soir, en rentrant chez elle après une soirée un peu arrosée, elle croise le chemin d'un homme habillé d'un sweat noir à capuche et au visage recouvert par un foulard noir. Elle sent tout de suite que cette "ombre" la suit et lui veut du mal. À partir de ce jour-là, elle la poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. Elle la suit dans la rue, lui ouvre son courrier, lui ferme ses fenêtres et l'observe jusque dans les moments les plus intimes. Faute de preuves, Cloé est la risée de son entourage et du commissariat ou elle tente de porter plainte à plusieurs reprises. Serait elle devenue paranoïaque ou, comme elle le pense, cette "ombre" cherche à lui faire perdre pieds afin qu'elle ne soit pas promue directrice d'agence?

Mon avis : Encore un coup de cœur! Karine Giebel a rejoint le cercle restreint de mes auteurs préférés car elle réussit la prouesse d'écrire des thrillers complètement différents les uns des autres mais toujours aussi palpitants.
J'ai adoré! Pourtant, l’héroïne, Cloé Beauchamp est détestable. Elle a un égo surdimensionné et, dans sa vie elle a toujours écrasé les autres pour parvenir à ses fins. Elle n'est pas appréciée par son entourage professionnel et elle est dominante dans ses relations amoureuses. Hors de question que qui ce soit lui marche sur les pieds! C'est pourquoi, face à cette ombre (que personne ne voit à part elle) Cloé va se retrouver bien seule. Carole, sa meilleure amie croit qu'elle est en train de devenir folle et lui conseille d'aller voir un psy. Bertrand, son petit ami l'a quittée.
L'enfer commence pour Cloé. L'ombre s'introduit chez elle lorsqu'elle dort, lui change des objets de place, lui remplit son frigo.... Incapable de faire face sereinement à la situation, elle prend des somnifères et boit pas mal d'alcool pour tenter d'oublier. Elle enchaîne alors les erreurs professionnelles et les retards et commence à penser que l'ombre pourrait être Philippe Martins, un de ses collègues qui vise lui aussi la place de directeur... Mais Karine Giebel sait brouiller les pistes et,  deux fois, j'ai cru comprendre qui était cette ombre et quel était son but mais non! Ce n'est qu'à la toute fin que j'ai compris!
Je me suis régalée des malheurs de Cloé que j'ai souvent considérée comme une tête à claques. Elle qui est si imbue d'elle même va finir par redescendre lentement vers un peu plus d'humilité car elle a bien compris qu'elle n'arrivera pas à faire face seule. Ces événements vont la pousser à se rapprocher de sa famille et notamment de sa sœur dans un état végétatif depuis l'enfance à cause d'elle.
Heureusement qu'elle a pour elle sa beauté car Alexandre Gomez, (un policier) va flasher sur elle, s’intéresser à son cas et finalement l'aider à démasquer cette ombre dans le but de se rapprocher d'elle. Lors de son enquête, il va se remémorer un fait troublant qui a eu lieu plusieurs année auparavant... Il prend alors les menaces de cette ombre au sérieux.
Les 600 pages se tournent toutes seules et une fois cette lecture commencée, on ne peut plus s’arrêter.
Ce thriller mérite amplement les deux prix qu'il a obtenu en 2012. (Prix du Polar Francophone du festival de Cognac et Prix Marseillais du Polar)

Extrait : "Cloé s'arrête un instant devant la fenêtre et son regard s'enfonce dans le jardin, baigné par la pâle lueur du lampadaire de la ruelle qui le borde. Vent naissant, ciel clair brodé d'étoiles.
Mais soudain, elle a le souffle coupé net. Une ombre, fugace, vient de passer devant la maison.
Pas une ombre, non.
L'ombre.
Immense, vêtu de noir, une capuche sur la tête, l'homme s'est arrêté près du muret. Ne faisant qu'un avec l'obscurité, il fixe la fenêtre.
Il fixe Cloé.
Elle hurle, une force invisible l'aspire en arrière. Dos au mur, ses mains plaquées sur la bouche, les yeux exorbités, elle écoute son cœur agoniser."

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Éditions Pocket - Thriller - 608 pages

mercredi 7 mai 2014

Nos étoiles contraires - John Green

Nos étoiles contraires - John Green
Mon résumé : Hazel Grace est une adolescente de 16 ans qui a un cancer de la thyroïde depuis trois ans. Avec ses métastases aux poumons, elle se sait condamnée. Ayant peur de faire de la peine à son entourage lors de sa disparition elle se renferme sur elle-même et vit cloîtrée chez ses parents. Sa mère veut la faire réagir et la pousse à s'inscrire à un groupe de parole réunissant de jeunes cancéreux. Là-bas, elle va rencontrer  Augustus, un garçon de son âge qui a eu un cancer des os et qui est en rémission depuis un an et demi. Avec lui, elle partage son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie

Mon avis : J'ai bien aimé, mais sans plus. Je ne sais pas si ça vient de la traduction ou du style de l'auteur, mais j'ai trouvé les dialogues un peu plats. J'ai eu l'impression d'être dans un style oral et non écrit. Et c'est dommage car l'histoire est vraiment bien et l'auteur ne tombe jamais dans le pathos ou le larmoyant bien que la situation d'Hazel soit très délicate.
En fait, ce qui est intéressant dans ce livre c'est la confrontation de deux points de vue face à la maladie et surtout face à la mort :
Hazel Grace se considère comme "une grenade dégoupillée". Quand la grenade explosera (quand elle mourra)  elle a l'impression qu'elle fera beaucoup de dégâts autour d'elle. Alors pour éviter de faire de la peine à son entourage, elle se replie volontairement sur elle même et ne fréquente plus personne. Ses métastases aux poumons l'obligent à vivre en permanence sous oxygène et le moindre effort la fatigue rapidement.
Augustus, quant à lui, a peur d'être oublié lorsqu'il disparaîtra. Il n'a de cesse d’essayer de laisser une trace de son passage. Il est très optimiste et prend la vie du bon côté malgré son handicap. En effet, son cancer des os l'a mené à une amputation de la jambe mais il a beaucoup d'humour sur sa maladie et sa différence.
C'est la lecture d"Une impériale affliction" qui va rapprocher Hazel et Augustus. Tous les deux ont beaucoup aimé le livre qui raconte l'histoire du jeune fille qui, comme eux, se bat contre un cancer, mais la fin les laisse dubitatifs. Ils aimeraient savoir ce qu'il s'est réellement passé. Et ils aimeraient rencontrer l’auteur pour en discuter avec lui. Mais le problème, c’est que l’auteur habite en Hollande, qu'il est caractériel et a  un goût prononcé pour l'alcool. Augustus à qui une association a proposé de réaliser son rêve, va demander une rencontre avec l'auteur, Peter Van Houten...
J'ai aimé les deux personnages mais surtout Augustus. Sa façon de prendre les choses toujours du bon côté met un peu de baume au cœur à Hazel. Avec lui, elle ne baisse jamais les bras et se voit faire des choses qu'elle n'aurait jamais faites seule à cause de sa maladie. Comme par exemple un voyage en Hollande.
La fin est particulièrement poignante et complètement inattendue.
A noter que ce livre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique et que le film sortira en salles au mois d'août prochain (2014). Pour voir la bande annonce, c'est ici.

Extrait : "- Augustus, peut-être aimerais-tu partager tes peurs avec le groupe ?
-
Mes peurs ?
- Oui.
- J'ai peur de l'oubli, a-t-il répondu sans attendre. J'en ai peur comme un aveugle que je connais a peur du noir.
[...]
- Augsutus, s'il te plait. Revenons à toi et à ton combat. Tu as dit que tu avais peur de l'oubli.
- Effectivement, a répondu Augustus.
Patrick était perdu.
- Quelqu'un aimerait rebondir la-dessus ?
Cela faisait trois ans que je ne fréquentais plus d'établissement scolaire. Mes parents étaient mes deux meilleurs amis, le troisième était un auteur qui ne connaissait même pas mon existence. J'étais plutôt timide, pas du genre à lever la main.
Et pourtant, pour une fois, j'ai décidé de m'exprimer. J'ai levé à demi la main, ce qui a rendu Patrick fou de joie.
- Hazel ! s'est-il aussitôt écrié.
Il devait croire que j'allais enfin parler à cœur ouvert, entrer vraiment dans le groupe.
Je me suis tournée vers Augustus Waters et il s'est tourné vers moi. Il avait les yeux d'un bleu translucide.
- Un jour viendra, ai-je dit, où nous serons tous morts. Tous. Un jour viendra où il ne restera plus aucun être humain pour se rappeler l'existence des hommes. Un jour viendra où il ne restera plus personne pour se souvenir d'Aristote ou de Cléopâtre,
encore moins de toi. Tout ce qui a été fait, construit, écrit, pensé et découvert sera oublié et tout ça, ai-je ajouté avec un geste large, n'aura servi à rien. Ce jour viendra bientôt ou dans quelques millions d'années. Quoi qu'il arrive, même si nous survivons à la fin du soleil, nous ne survivrons pas toujours. Du temps s'est écoulé avant que les organismes acquièrent une conscience et il s'en écoulera après. Alors si l'oubli inéluctable de l'humanité t'inquiète, je te conseille de l'ignorer. C'est ce que tout le monde fait."
 
Éditions Nathan - Drame -  323 pages

lundi 5 mai 2014

Purgatoire des innocents - Karine Giebel

Purgatoire des innocents - Karine Giebel
Mon résumé : Les frères Raphaël et William et le couple Christel et Fred viennent de braquer une bijouterie parisienne. Malheureusement, rien ne s'est passé comme prévu et il y a eu deux morts : une vieille dame et un policier. William, quant à lui, a pris deux balles et il est très mal en point. Le quatuor doit trouver une planque pour échapper à la police mais il est primordial que William reçoive des soins. En pleine nuit, dans la campagne de la banlieue parisienne, Raphaël va tomber sur la plaque d'une vétérinaire. Imaginant un subterfuge, il l'appelle et va faire venir cette dernière jusqu'à leur voiture et va la forcer à prendre en charge William. Contrainte  d'obtempérer, Sandra les amène tous les quatre chez elle et fait les soins à William. Ce dernier ne pouvant pas être déplacé, ils vont être obligés de rester quelques jours chez Sandra. Et cela tombe bien puisque son mari Patrick est absent pour quelque jours.
Ils pensaient avoir trouvé la planque parfaite, ils ne sont pas au bout de leurs surprises et vont connaître l'enfer : Sandra et Patrick cachent un lourd passé... Et les plus odieux personnages ne sont pas forcément les braqueurs!...

Mon avis : Encore une fois un grand coup de cœur! J'étais loin de m'imaginer un tel retournement de situation!
L'histoire se déroule sur 10 jours et est composée de deux parties : 
Dans la première les braqueurs ont le contrôle de la situation bien qu'ils se déchirent entre eux. Deux clans se forment. D’un côté la fratrie Orgione et de l'autre le couple Christel et Fred. Raphaël tient absolument à rester chez Sandra le temps que William aille mieux et qu'il ait la force de se lever. De l'autre, Fred et Christel appréhendent le retour de Patrick et veulent décamper au plus vite et ainsi se débarrasser des bijoux, les vendre à leur commanditaire et récupérer leur part du gâteau. Les tensions apparaissent et chaque clan redoute la trahison de l'autre. Les coups bas vont se succéder et l'issue pourrait bien être fatale pour l'un d'entre eux.
Dans la seconde partie, Patrick, le prétendu gendarme revient de son déplacement. Là, je ne peux pas vous en dire plus, mais le retournement de situation est vraiment inattendu! Notre quatuor a vraiment à faire à un couple hors du commun qui m'a un peu fait penser au couple Michel Fourniret et Monique Olivier...
Si dans le première partie vous n'avez pas compris le lien entre l'histoire de Jessica et Aurélie les deux jeunes collégiennes et l'histoire de nos braqueurs, vous allez vite faire le rapprochement! La suite est machiavélique!
Si au début j'ai eu  de la compassion pour Sandra qui est séquestrée chez elle, j'ai vite changé d'avis et me suis mise à avoir de la peine pour les braqueurs. Finalement ils sont loin d'être les plus dangereux.
J'ai particulièrement apprécié Raphaël pour qui l'amour fraternel est plus fort que tout. Il est prêt à risquer sa vie pour celle de son frère. Il a déjà passé 14 ans de sa vie derrière les barreaux et compte bien rattraper le temps perdu avec ce frère qu'il n'a pas pu voir grandir. Surtout que ses deux autres frères ont été tués alors qu'il était en prison.
J'ai aussi apprécié Jessica. Bien qu'elle ne s'imagine pas d'issue favorable à la situation délicate dans laquelle elle se trouve avec sa copine Aurélie qu'elle considère comme sa sœur, elle ne baissera jamais les bras et tentera même d'aider Raphaël à sortir de ce calvaire. Coupables ou innocents, ils sont tous les 6 dans une situation extrêmement délicate...
10 jours d'enfer, de retournements de situation, de surprises et de déconvenues!
Comme a son habitude, Karine Giebel nous livre une fin magistrale, et, je ne peux que vous encourager à lire  ce palpitant thriller qui repoussera certainement pour vous aussi l'heure d'aller se coucher.

Extrait : "Et ce n’est que le début, les prémices d’un jeu qui ne connaît qu’une issue.
Un jeu dont il a truqué les règles, où la proie n’a aucune chance.

(…)
Il lui enlèvera tout ce qu’elle a. Absolument tout.
La mettra à nu, l’écorchera vive. Jusqu’à ce qu’il ne reste que son essence.
Puis jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.
Plus de dignité, de souvenirs, d’espoir, ni même de personnalité. Plus rien.
Plus une enfant ni un être humain. Même plus un être vivant.
Un objet. Un simple et banal objet. Désincarné. Qu’on peut détruire à sa guise sans éprouver le moindre remords.
Un objet qu’on jette quand il ne sert plus. Quand on s’en lasse et qu’on commence déjà à chercher par quoi le remplacer.
"

A lire aussi :

Éditions Fleuve Noir - Thriller - 592 pages.

dimanche 6 avril 2014

Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

Meurtres pour rédemption - Karine Giebel
Mon résumé : Marianne de Gréville a 22 ans. Voilà déjà 4 ans qu'elle purge une peine de prison pour un triple meurtre et elle n'est pas prête de sortir puisqu'elle a eu la peine de sûreté maximale. En prison elle vit un enfer et affronte la haine, les brimades, les coups et les humiliations mais elle garde toujours la tête haute. En isolement, elle n'a pas le droit de travailler et ne gagne donc pas de quoi  "cantiner" ses cigarettes et autres "extras" alors, elle se voit contrainte et forcée de céder à d'odieux chantages de la part des surveillants. 
Les brimades qu'elle subit ne font que nourrir le monstre tueur qui sommeille en elle et sa soif de vengeance mais elle finit tout de même par apprendre l'amitié, la solidarité, et même... l'amour. 
Et puis un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre au parloir. Trois hommes, trois flics lui proposent un odieux marché, lui offrant une possibilité de quitter ce purgatoire. Mais en échange de sa liberté elle devra tuer pour eux. Des derniers meurtres à commettre… pour rédemption.

Mon avis : Un gros coup de cœur! Un livre que je recommande vivement. Pour preuve, je n'ai mis que 5 jours pour lire les 1000 pages et en le finissant, j'étais triste de quitter les personnages et j'en aurais bien voulu encore un peu. Si j'avais adoré "Jusqu'à ce que la mort nous unisse" et "Les morsures de l'ombre"  celui-ci est encore bien meilleur! C'est dire!
Bien qu'elle soit "un monstre tueur assoiffé de vengeance", j'ai adoré Marianne de Gréville cette jeune fille issue d'une famille bourgeoise que rien ne prédestinait à se retrouver un jour en prison. Elle est capable du pire mais aussi du meilleur et elle se le répète sans arrêt : si elle a tué, ce n'était pas de sang-froid et avec avec préméditation mais parce que les événements ont mal tourné. Et elle le regrette chaque jour. Elle joue la dure pour se faire respecter et vu l'univers de violence carcérale qui gravite autour d'elle, elle y est bien obligée : c'est sa vie ou celles des autres détenues. On suit son quotidien  entre les phases d'hyper violence et de calme pendant lesquelles elle s'évade grâce à ses bouquins ou à un fixe d’héroïne qui lui permet de s'échapper mentalement de cet enfer surtout lorsqu'elle entend un train passer près de la prison et qu'elle s'imagine à son bord. Mais tous ces "petits plaisirs" sont difficiles à se procurer et  impliquent une contrepartie notamment sexuelle....  Et c'est Daniel le surveillant gradé seul homme dans cette prison de femmes qui lui fait le chantage. Marianne le trouve odieux et répugne de devoir tomber si bas pour s'approvisionner mais accepte. Ces relations et cette position de force au début contraintes vont les amener à se rapprocher l'un de l'autre. Et lorsque les matonnes et les autres détenues s'en rendent compte, la violence va décupler envers Marianne cette traître capable de coucher avec un surveillant. Et cette violence va engendrer d'autres actes regrettables. La situation devient invivable pour Marianne et, lorsque trois hommes viennent la voir au parloir pour lui proposer un étrange marché contre sa liberté, elle va accepter.
Difficile de vous en dire plus sans dévoiler l'intrigue, mais, encore une fois je vous recommande cette lecture pour savoir ce qu'il va réellement se passer et les conséquences, mais aussi pour découvrir des personnages attachants comme Justine, Emmanuelle, VM, Laurent, Franck, Didier, Daniel ou odieux comme Portier ou encore "La Marquise".
Je trouve que Karine Giebel a réussi un tour de force en nous narrant sur la moitié du livre le quotidien d'une jeune fille emprisonnée dans 9 m² sans jamais faire de répétition.
J'ai eu vraiment l'impression d'être enfermée aux cotés de Marianne et de vivre son quotidien. Parfois j'avais mal pour elle ou j’espérais pour elle. Je ne sais pas si les conditions carcérales sont décrites avec justesse mais, ce livre a le mérite de faire réagir et réfléchir : on comprend mieux pourquoi les prisonniers ont du mal à se réinsérer dans la vie hors de prison. La violence y est telle qu'elle engendre forcément la vengeance.
J'ai aussi adoré la Marianne amoureuse prête à tout pour son Daniel. Pourtant, tout les oppose : l'age et la situation familiale de Daniel qui est marié et papa. De plus, c'est grâce à lui que Marianne va découvrir l'amour : il est le premier avec qui elle a une relation... Cet amour va d'ailleurs devenir si fort que même éloignés ils ressentent ce que vit l'autre...
Une lecture que je n'oublierai pas de si tôt!

La phrase que je retiendrai : "En face d'elle, sur le mur décrépi, une citation taguée. Par un prisonnier, il y a longtemps. Ou par un maton. Une phrase qu'elle n'oubliera jamais."Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons." Dostoïevski."

A lire aussi

Éditions Pocket - Thriller - 988 pages

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