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dimanche 16 février 2014

Tous les matins je me lève - Jean-Paul Dubois

Mon résumé : Paul Ackerman est écrivain. Marié et père de trois enfants, il semble pourtant bien loin des soucis du quotidien. Ses journées sont toutes identiques : Il se lève à midi et boit tranquillement son café au bord de la piscine, ensuite, il s'occupe de sa voiture ou prend le volant et  part se promener sur la route de la côte et boit des litres de lait. Il ne se fixe aucune obligation mais il a toujours le chic pour se mettre dans les pires situations vis à vis du banquier, du critique littéraire, du mécanicien du dentiste ou du docteur... La nuit, il tente d'écrire ses romans (car il faut bien nourrir la famille) ou rêve d' une carrière de rugbyman. Le reste du temps, sa vie ne ressemble à rien, mais elle a le mérite de lui ressembler.
 
Mon avis : J'ai beaucoup aimé! C'est vrai qu'il ne se passe rien de palpitant dans la vie de Paul Ackerman. Je me demande s'il s'agit d'un livre autobiographique ou d'une histoire totalement inventée mais j'ai envié l'insouciance de la vie de Paul Ackerman.
L'histoire commence lorsque Paul a un accident de voiture. Il n'a rien mais sa vieille Karmann est morte. Il aimait tellement cette voiture de collection que pour lui, c'est une tragédie. Il s'achète alors une Triumph cabriolet qu'Anna, sa femme déteste car elle ne permet pas d’emmener leurs trois enfants à l'école ou d'aller faire les courses, mais cela arrange bien Paul qui ne veut subir aucune contrainte. Son indifférence vis à vis de ses obligations de père de famille m'a souvent fait sourire.
Il me fait penser à un grand gamin immature qui fait des caprices. Il s'est même mis dans l'idée de faire revivre sa Karmann en la transportant de la casse au garage pour tenter de la "ressusciter". De ses utopies naissent des situations cocasses comme celle qu'il aura avec le mécanicien qui ne peut malheureusement plus rien pour sa vielle voiture et qui ne veut d'ailleurs plus entendre parler de Paul Ackerman et de ses vieilles bagnoles toutes plus pourries les une que les autres.
Tous les petits riens du quotidien comme les articles du stupide critique littéraire, les courriers de la banque, les assureurs,  les boutons d'acné du fils aîné, l'arrestation pour excès de vitesse (quand on n'a bu que du lait!), et, la pire, la visite chez le dentiste, sont l'occasion pour Paul de se mettre dans l'embarras.
Il prend souvent de bonnes résolutions comme se lever tôt et emmener les enfants à l'école mais il n'y arrive jamais car son cerveau est en constante ébullition et la nuit, il pense, rêvasse mais ne parvient jamais à s'endormir avant trois heures du matin."Je n'arrivais pas à m'endormir. Je pensais à trop de choses. Dès que la nuit tombait, mon esprit s'ouvrait comme le rideau métallique d'un magasin. Et les idées entraient, sortaient, faisaient du bruit, buvaient un coup, posaient des questions et parlaient pour ne rien dire."
Son caractère enfantin m'a beaucoup touchée. J'ai beaucoup aimé aussi le moment où il a failli se faire arnaquer par une jeune fille en tentant de lui racheter sa vieille Volkswagen.
Il a de la chance que sa femme supporte toutes ses lubies sans rien dire.
Et moi, j'ai eu de la chance que le petit papa Noël m'apporte un autre livre de cet auteur que je viens de découvrir. J'ai hâte de le lire!
 
Extraits : "Je ne vivais pas au-dessus de mes moyens, je vivais ailleurs, au pays de l'insouciance et de l'inconséquence, là où l'argent ne s'accumule jamais mais permet simplement de passer d'un jour à l'autre sans trop se soucier"
 
Éditions Points - Littérature contemporaine - Drame - 212 pages

Sous le masque de Rê - Paul C. Doherty

Mon résumé : Egypte, 1479 avant J.-C. Touthmôsis II, le pharaon régnant sur le pays vient de s'écrouler brutalement sous les yeux de sa femme, la reine Hatchepsout. L'autopsie pratiquée par le docteur Peay conclue à une mort due à une piqûre de vipère. Mais Amerotkhê (le juge chargé d'enquêter sur cette affaire par la reine Hatchpesout) doute de cette conclusion car une morsure de vipère aurait causé une mort immédiate. Après que Ménéloto (le serviteur qui vérifie que tout soit conforme avant la venue du pharaon dans un lieu) eut été innocenté, c'est au tour des généraux  Ipouwer, Amenhotep et Omendap de connaître une fin tragique. Parallèlement, de nombreux vols de sépultures ont lieu dans les tombeaux des riches familles. Se pourrait-il que ces effractions soient liées au trépas de Pharaon ? Le juge et son espiègle serviteur Shoufoy, vont devoir pénétrer au plus profond des pyramides de Sakkara pour s'en assurer... Qui peut bien en vouloir à ce pharaon tout juste revenu vainqueur du delta du Nil et à ses généraux? Qui aurait soif de pouvoir au point que ces morts lui soient profitables?...
 
Mon avis : Cette histoire se passe dans un cadre historique réel : le pharaon Touthmôsis II est mort dans des circonstances suspectes. Ce n'est qu'au bout d'une lutte sévère que sa femme (et demie-soeur) la reine Hatchepsout parvient à accéder au pouvoir avec l'aide de son amant Senenmout. A cette époque, l'Egypte doit lutter contre l'invasion des mitanniens (actuels syriens) Le reste de l'histoire est bien sûr inventé.
Le pharaon venant de mourir, Hatchepsout charge le juge Amerotkê de découvrir ce qui a causé sa mort. Parallèlement à cela, il faut trouver un remplaçant sur le trone ce qui pourrait engendrer de nombreuses convoitises. Qui sera le prochain pharaon? Son fils, le très jeune Toutmosis III? Le grand vizir Rahimere? Ou Hatchepsout elle-même?
Bien que j'ai appris quelques éléments de l'histoire de ce peuple et leurs coutumes (surtout celles relatives à l'adoration des Dieux), je n'ai vraiment pas accroché à cette lecture. Beaucoup d'évènements sans rapport avec l'enquête elle-même se succèdent et compliquent l'histoire. J'ai eu beaucoup de mal à voir où voulait nous emmener l'auteur. On apprend par exemple que Shoufoy fait du recel d'objet volés... Au moment où je commençais à apprécier l'histoire, Hatchepsout et son armée ainsi qu' Amerotkê partent en guerre contre les mitanniens qui tentent d'envahir le pays, et là, comme je n'aime pas du tout les guerres quelles qu'elles soient et tout ce qui s'y rapporte et la violence inhérente, j'ai totalement décroché. Néanmoins, c'est pendant cet évènement qu'Amerotkhê va découvrir un élément décisif à son enquête. Du coup, il n'aura pas eu trop à se creuser la tête pour résoudre cette énigme.
Bien que le style soit clair et limpide, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de descriptions.
Dommage pour cette lecture car j'aime beaucoup cette civilisation, et, dans le même genre de thriller historique, j'avais bien plus apprécié "Les fils de Ramsès", roman grâce auquel j'avais appris beaucoup de choses sur l'égyptologie.
 
Ce que je retiendrai : Pas facile de donner des impressions objectives quand on n'a pas aimé un livre, néanmoins, j'ai appris des choses étonnantes  et espère que ce ne sont pas des anachronismes :
A cette époque il y avait déjà des maisons closes et des prostituées,
Les gens buvaient du vin et de la bière tous les jours,
Les médecins pratiquaient déjà des "autopsies"
Les chats étaient des créatures des Dieux et des tombeaux spéciaux leur étaient réservés
Hatchepsout avait un amant et était la demi-soeur de Thouthmôsis II
La Mitanni est devenue l'actuelle Syrie ...
 
Éditions 10/18 - Grands détectives - Policier Historique - 285 pages

Le homard - Pascale Dietrich

Mon avis : Ploudalmaiseau en Bretagne. Camille s'ennuie un peu et participe assidûment aux tombolas du village. Elle donne des lots pour faire le ménage dans ses placards. Alors qu'elle vient de mettre en jeu un pic à glace, elle gagne le premier prix et se voit remettre un homard vivant. Sa vie en est alors chamboulée : incapable de se résoudre à le faire cuire, elle le met dans un aquarium et s'attache à lui. Un soir, elle découvre avec horreur que Pierre, son mari a fait cuire et coupé en deux son homard. Ne supportant plus le comportement de Pierre qui a changé depuis qu'il a une vis dans la tête suite à un accident de moto, elle quitte le domicile conjugal. Pendant ce temps, un anglais et un parisien sont retrouvés assassinés....


Mon résumé : Une lecture qui tient en haleine jusqu'au bout. Les personnages sont vraiment barrés mais attachants : Camille trompe son ennui en participant aux tombolas, Pierre ne supporte plus les lignes droites et les architectures trop ordonnées depuis qu'il a une vis dans la tête suite à un accident de moto. Il rêve d'une maison sans recoins au bord de l'océan. Mais seuls les anglais et les parisiens peuvent s'offrir la maison dont il rêve. Est-ce alors un hasard si un anglais et un parisien sont retrouvés assassinés?
Le homard va aider Camille à vivre la passe difficile que traverse son couple car elle se confie à lui. Elle lui parle et lui donne du tarama à manger. (J'ai bien ri car le tarama est une nourriture pas vraiment adaptée pour un homard, de plus, il flotte à la surface de l'eau dans une petite tache d'huile!) Mais lorsqu'elle le retrouve sauvagement coupé en deux elle quitte Pierre qu'elle aime pourtant encore. 
Pierre semble revivre depuis qu'il a déménagé dans la maison qu'il convoitait tant. Camille revient et le couple semble reparti sur de bonnes bases mais elle n'oublie pas qu'elle vit peut être avec un meurtrier...
Apparemment, il ne faut pas compter sur l'inspecteur Simon Le Floch pour résoudre cette enquête .
Qualifié comme roman policier par l'éditeur, j'ai trouvé que l'auteure faisait plus la part belle à ses personnages qu'à l’enquête en elle même. Si vous pensez lire un vrai policier, passez votre chemin! Mais je me suis délectée de cette histoire loufoque, des descriptions de la Bretagne qui me donnent envie de découvrir cette région et de l'humour parfois noir de l'auteure.
Un premier livre très prometteur.  J'attends avec impatience d'en lire un autre!


Éditions In8 - Policier - 93 pages

La vérité sur l'affaire Harry Québert - Joël Dicker

Résumé : À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
 
Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce livre! J'ai littéralement dévoré les 665 pages qu'il comporte! L'originalité de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" est de se composer de 31 chapitres en ordre décroissant. (Je vous rassure, la chronologie de l'histoire est bien respectée!). 31 chapitres qui débutent par 31 conseils de Harry à Marcus pour devenir un véritable écrivain.
Une autre originalité de ce livre est qu'il y a en fait deux histoires imbriquées l'une dans l'autre : celle de Marcus Goldman qui enquête sur le meurtre de Nola Kellegan, et celle d'Harry Quebert et de sa liaison avec Nola. Au fur et à mesure que l'enquête avance, Marcus permet au lecteur de retracer l'histoire d'Harry de sa rencontre avec Nola jusqu'à la disparition de cette dernière. L'histoire est riche en rebondissements et ce n'est qu'à la toute fin du livre qu'on saura ce qu'il s'est réellement passé.
Marcus qui était en panne d'inspiration _ et sous la pression de son éditeur qui attend avec impatience son second livre, _ tient là l'idée de sa nouvelle histoire : ce sera un polar. Car si l'Amérique se passionne désormais pour le scandale qui vient d'éclater autour de Harry et de sa probable implication dans le meurtre de Nola, raconter l'histoire de cet homme qui fut adulé il y a trente ans lors de la parution de son premier livre "les origines du mal" pourrait bien faire renouer Marcus avec le succès.
Les personnages sont nombreux mais il n'est pas compliqué de s'y retrouver.
J'ai particulièrement aimé Harry même si tous les soupçons pèsent sur lui et qu'il s'est mis l'Amérique à dos en sortant avec une gamine de 15 ans. Son amour pour Nola a été le seul vrai amour de sa vie. Je l'ai trouvé très touchant.
Voilà, je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas vous dévoiler l'intrigue. Mais un conseil : courez-vite acheter ce livre!
 
Extrait : "L’amour, c’est très compliqué. C’est à la fois la plus extraordinaire et la pire chose qui puisse arriver. Vous le découvrirez un jour. L’amour, ça peut faire très mal. Vous ne devez pas pour autant avoir peur de tomber, et surtout pas de tomber amoureux, car l’amour, c’est aussi très beau, mais comme tout ce qui est beau, ça vous éblouit et ça vous fait mal aux yeux. C’est pour ça que souvent, on pleure après."
 
 
Éditions de Fallois - Thriller - 665 pages

Peste et Choléra - Patrick Deville

Résumé : Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené la vie la plus mouvementée. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise. Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.
 
Mon avis : Je suis assez mitigée sur cette lecture car je ne m'attendais pas à ça. Je pensais que l'histoire d'Alexandre Yersin était romancée, mais pas du tout : l'auteur ne nous donne que du factuel. De plus les chapitres alternent les époques et l'auteur ne nous en dit pas plus quant à l'année. Un chapitre Yersin commence des expériences de mécanique par exemple, et au chapitre suivant, c'est un vieillard au bout de sa vie.
Par contre, j'ai découvert un homme dont je n'avais jamais entendu parler et à qui la médecine doit beaucoup. Malheureusement, il est toujours resté dans l'ombre de Pasteur. C'est un bel hommage de consacrer un livre à ce scientifique touche à tout.
Alexandre Yersin qui fasait partie de l'équipe de Pasteur, ne tenait pas en place. A Hong Kong en 1894, il découvre le bacille de la peste. Il s’installa ensuite  à Nha Trang au Vietnam et créa un sanatorium à Dalat . Il implanta l’hévéa au Vietnam et vendait le caoutchouc à Michelin, tout cela pour financer ses recherches sur les maladies infectieuses. Il cultiva la quinine pour lutter contre la malaria et soignait gratuitement les habitants.
C'est même lui qui inventa le Cola-Canelle ancêtre du Coca-Cola. Cette boisson était censée donner un coup de fouet. J'ai été étonnée de voir qu'il s'intéressait à autant de choses. Sa vie pourrait se résumer ainsi : "Alors il répond à leurs questions. Comment il a découvert le bacille et vaincu la peste. Quitté la Suisse pour l'Allemagne, l'Institut Pasteur pour les Messageries Maritimes, la médecine pour l'éthnologie, celle-ci pour l'agriculture et l'arboriculture. Comment il fut en Indochine un aventurier de la bactériologie, explorateur et cartographe. Comment il parcourut pendant deux ans le pays des Mois avant de gagner celui des Sedangs. Les deux scientifiques l'interrogent sur ses lubies et sur ses inventions, l'horticulture et l'élevage, la mécanique et la physique, l'électricité et l'astronomie, l'aviation et la photographie. Comment il devient le roi du caoutchouc."
J'ai appris plein de choses intéressantes sur Pasteur et son équipe et j'ai aimé suivre les voyages en bateau  de Yersin en Indochine : les descriptions de paysages m'ont fait rêver. Grâce à cette lecture, on apprend des éléments sur les modes de vie aux 19ème et 20ème siècles, mais aussi sur les conflits politiques de l'époque et la première guerre mondiale.
S'il n'y avait pas eu toutes ces inversions chronologiques, j'aurais beaucoup plus apprécié ce livre!
 
Extrait : "Tu me demandes si je prends goût à la pratique médicale. Oui et non. J'ai beaucoup de plaisir à soigner ceux qui viennent me demander conseil, mais je ne voudrais pas faire de la médecine un métier, c'est à dire que je ne pourrais jamais demander à un malade de me payer pour les soins que j'aurais pu lui donner. Je considère la médecine comme un sacerdoce, ainsi que le pastorat. Demander de l'argent pour soigner un malade, c'est un peu lui dire la bourse ou la vie."
 
Éditions Seuil Fictions et Cie - Historique - 219 pages.

Métronome (L'histoire de France au rythme du métro parisien) - Lorànt Deutsch

Résumé éditeur : Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch se transporte vers le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction. Une promenade où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.
 
Mon avis : J'ai appris plein de choses dans ce livre composé de 21 chapitres. Chaque chapitre représente un siècle. Nous partons donc au coeur de l'histoire de Lutèce  puis de Paris du premier siècle jusqu'au 21ème siècle : "Pourquoi Métronome ? Mon livre veut être, en quelque sorte, un instrument qui marque la mesure et rythme le temps. Je vous propose donc d’avancer siècle par siècle, grâce aux stations de métro : une station de métro pour chaque siècle, afin de mieux nommer et situer l’histoire…
Je voudrais, avec vous, suivre les lignes du métro comme autant de fils d’Ariane. Elles nous emporteraient vers les stations dont les bouches bavardes se souviendraient des espoirs, des soubresauts, des emportements de la capitale. Prenez place, attention à la fermeture des portes, direction Lutèce…"
Cette lecture a été très enrichissante bien que je pense que je ne retiendrai peut être que 10% des informations que j'y ai découvert (tellement il y en avait). Je regrette aussi de ne pas avoir acheté l'édition illustrée car ne connaissant que très mal Paris, bien souvent, je ne savais même pas de quoi il parlait, et où situer tel ou tel quartier. J'ai beaucoup apprécié le début et la fin du livre. En effet, du VIème chapitre au XVIème, on nous parle des rois Mérovigiens, Carolingiens puis  Capétiens, ça m'a rappelé de vagues souvenirs d'école d'une période qui ne m'a jamais fascinée par trop de barbarie et de guerres pour obtenir des terres.
J'ai trouvé original de prendre pour chaque thème de chapitre une station de métro et d'expliquer pourquoi les parisiens devaient rendre hommage à tel ou tel évènement  via l'appellation d'une station.
Ce livre ferait aussi un très bon guide touristique car à chaque début de chapitre, Lorànt Deutsch sort du métro et remonte à l'air libre. Il nous décrit  ce qu'il voit du Paris actuel et donne même des numéros de rues où trouver vestiges ou plaques commémoratives. Ensuite, il reprend l'Histoire où il l'avait laissée, et nous voilà embarqués avec Clovis, Charlemagne, Philippe le Bel, Louis XIV, et tous les autres grands acteurs de notre histoire. Des  petits encadrés nous aident à faire le point posant chacun une question en rapport avec les évènements du siècle : "Qui fit construire les thermes de Cluny ?", "Depuis quand Paris est-il Paris ?", "Où sont les vestiges de la forteresse du Louvre ?", "Boulevard, un mot typiquement parisien ?", parmi tant d'autres. De plus, il est bien écrit, et on sent que Lorànt est un passionné et qu'il a vraiment envie de nous faire découvrir son savoir.
Je pense que ceux qui connaissent bien Paris sauront exactement de quoi il parle, quant à moi, quand j'y remonterai, c'est sûr, j'emporterai ce livre avec moi dans le métro....
 
Éditions France Loisirs - 400 pages - Essai historique

L'enfant du premier matin - Nicolas d'Estienne d'Orves

résumé de l'éditeur : Ils sont tous nés le 11 septembre 2001. Il ne leur reste guère plus d’un an à vivre. Ils parlent tous une langue oubliée. Leur sort est lié au Grand Secret, un secret terrifiant qui remonte à l’aube du monde. Et seul un enfant du premier matin, un enfant du renouveau pourra lever cette malédiction… Seul un enfant du premier matin pourra mettre fin au Grand Secret…
Valentin serait un enfant comme les autres s'il n'était hanté par de terribles cauchemars.
Parfois même, prémonitoires. Depuis la mort de son père, les nuits du petit garçon sont devenues un enfer. Valentin est atteint d'un rare syndrome, qui semble n'affecter que les enfants nés le 11 septembre 2001. Dernière lueur d'espoir pour Lucie, sa mère : une clinique spécialisée américaine. Mais là-bas, dans le Wisconsin, les mystères se succèdent : pourquoi Valentin semble-t-il déjà connaître les autres petits malades ? Pourquoi parlent-ils entre eux une langue oubliée de tous ? Avec la disparition des enfants, les pièces d'un effrayant puzzle se mettent en place.
Le Grand Secret va-t-il enfin être dévoilé ? Valentin serait-il celui qui peut lever, après des millénaires, une antique malédiction ?
 
Mon avis : Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture car j'ai été réellement captivée par les 488 premières pages (première partie du livre), mais ne m'attendais pas du tout à un dénouement aussi rocambolesque et alambiqué ( troisième et quatrième parties). J'ai aimé cette première partie qui m'a constamment tenue en haleine. En effet, un chapitre sur deux se passe en 2013 et un sur deux se déroule entre 1880 et 1965. Le lecteur comprend de suite qu'il y a un fil conducteur qui va relier les deux époques et a hâte de savoir par quel habile stratagème l'auteur va y parvenir.
En 2013, à Carpentras, Valentin, un petit garçon de 12 ans fait des rêves prémonitoires, d'épouvantables cauchemars et parle même une langue inconnue pendant son sommeil. Pour tenter de faire face aux problèmes de Valentin, Lucie, sa mère l'emmène chaque semaine chez le pédopsychiatre Laurent Soulès. Mais l'état de santé du garçon se dégrade de jour en jour et après avoir consulté un spécialiste des maladies orphelines au Vatican, ils prennent la décision de faire hospitaliser Valentin dans une clinique spécialisée du Wisconsin ou une trentaine d'autres enfants atteints du même mal sont soignés. Lucie ne va pas tarder à se rendre compte que tous ces enfants sont nés le même jour.... Parallèlement, à Paris,  Saint-A (Yves de Saint-Alveydre) l'ex-journaliste vient de découvrir un monde parallèle qui l'intrigue énormément  et va partir à la recherche du "Grand Secret" qui va alors le mener en Allemagne, à Sambala et dans beaucoup d'autres endroits imaginaires ou non. Je ne peux pas en dire plus de peur de révéler un élément clé.
Si j'ai beaucoup aimé Valentin, Laurent et Saint-A, ça n'a pas été le cas pour Lucie. Je l'ai trouvée énervante car elle veut toujours tout tout de suite et s'est fait de l'argent sur le dos de son fils. Écrivain, elle écrit des romans fantastiques seulement elle n'a aucun mérite car ses  best-sellers sont la retranscription pure et simple des cauchemars que Valentin fait et qu'il lui raconte.
Dans la seconde partie, les époques vont se rejoindre et l'intrigue va lentement se dénouer.
Je trouve que la couverture ne correspond pas du tout au genre du livre. En plus, il y a marqué thriller, et je ne vois pas trop pourquoi puisque, bien qu'il y ait la recherche de l'enfant disparu, il y a beaucoup plus de fantastique et d'occulte dans cette histoire. Du coup, j'ai découvert malgré moi un nouveau style et je dois dire que j'ai bien aimé (sauf la fin vraiment trop tordue à mon goût) et suis prête à renouveler l'expérience. 
Pour savoir quel est ce grand secret et comprendre le mal qui ronge ces enfants atteints d'Abélite Spisciforme, je vous encourage à lire ce livre.
 
Je remercie les éditions XO et Newsbook de m'avoir offert ce livre dans le cadre d'un partenariat lecture.
 
Éditions XO - 630 pages - Thriller / Fantastique

"Coureur des océans" Michel Desjoyeaux

Résumé de l'éditeur : Parti bon dernier, Michel Desjoyeaux est arrivé premier, pulvérisant tous les records : le Vendée Globe 2009 est une extraordinaire victoire, une réussite superbe.
C’est que Michel Desjoyeaux n’est pas un marin comme les autres. Il a une détermination, une volonté, une rage de vaincre qui le placent à part. Dans ce livre, il se confie pour la première fois.
Michel Desjoyeaux est le seul marin à avoir gagné toutes les grandes courses en solitaire : deux fois le Vendée Globe (2001 et 2009), trois fois la Solitaire du Figaro (1992, 1998 et 2007), la Route du Rhum (2002) et la Transat anglaise (2004).

Mon avis : Voilà un livre qui m'a passionnée tout d'abord parce que j'adore la voile et les bateaux et en plus parce que j'ai eu la chance de le rencontrer l'année dernière à La Grande Motte lors du Trophée Clairefontaine et c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup par sa simplicité et sa gentillesse (car il n'a pas refusé de faire une deuxième photo quand je lui ai dit que la première était ratée...) De plus, il est très disponible pour ses admirateurs et discute facilement... Il n'est pas inabordable comme certains que j'ai vu aussi et qui se la racontent...mais bon, je ne dirai pas de nom!
Dans ce livre, Michel nous parle tour à tour de son dernier Vendée Globe (2008-2009) -qu'il a gagné malgré 40 heures de retard au départ car il a du faire demi tour pour réparer une avarie- et de sa passion pour la voile et les bateaux qu'il a depuis tout petit.
Il nous explique donc ses premières navigations avec ses frères ou avec son ami de longue date "bilou" (Roland Jourdain), ses premières recherches de sponsors, son apprentissage de la voile avec Eric Tabarly, ses premiers tour du monde en équipage puis en solitaire.
Ce livre alterne les passages du présent (le Vendée Globe) et du passé. J'ai appris un peu plus de la vie de cet homme admirable et plein d'humour...
J'espère de nouveau pouvoir le rencontrer et je lui souhaite aussi de gagner beaucoup d'autres courses au large.

Les contes de la Lune - Elisabeth Delaigle

Mon résumé : Voici 7 petits contes qui ont pour point commun la Lune qui va provoquer à chaque fois une situation insolite. Il est question tour à tour d'un aigle qui vola si haut qu'on aurait dit qu'il buvait la lune, d'une princesse qui voit ses cheveux pousser tant et plus chaque nuit de pleine lune, de souris affamées qui ont confondu la lune avec une meule de gruyère, un jeune passionné de boxe qui lutta contre son ombre une nuit de pleine lune, un chat jaloux qui  demanda à sa nouvelle compagne de lui décrocher la lune, de jumeaux qui ont décidé de décrocher la lune en lui tirant des flèches et d'un ourson persuadé de pécher un gros poisson jaune et rond... La lune les poussera à faire de petites bêtises ou de grandes choses...
 
Mon avis : Tout d'abord, un grand merci à Elisabeth Delaigle qui m'a directement contactée pour me proposer son livre.
Beaucoup de croyances sont encore rattachées à la lune, et il est vrai qu'elle exerce un certain pouvoir sur nous. Le thème de ces contes est du coup très bien trouvé, car depuis toujours, la lune intrigue.
Ces sept histoires très bien écrites ont su toucher et émerveiller la petite fille qui est toujours en moi. Ils  m'ont rappelé les bons souvenirs de mon enfance quand ma maman me lisait une histoire avant de me coucher. Chaque conte est plein de poésie et d'innocence. Et c'est cette innocence de l'enfance qui, je pense touche le plus les adultes. Les enfants, quant à eux apprécieront l'originalité des histoires et des situations.
 
  • Le buveur de lune : Waban, un jeune indien sauve la vie d'un petit aigle tombé du nid. Il s'occupe de lui, et l'appelle Paco. Mais un jour, il doit lui rendre sa liberté. Pour inciter Paco à aller toujours plus haut, il lui raconte l'histoire de ses ancêtres qui "grâce à leur courage étaient allés boire le halo de la lune pleine pour y recueillir la force de vie". Mais Paco reviendra-t-il après avoir goûté ce "halo de lune"?
 
  • La fileuse de lune : Le jour de ses 18 ans, une princesse brave un interdit et une sorcière lui jette un sort : chaque nuit de pleine lune, ses cheveux pousseront jusqu'à s'enraciner dans le sol. Le seul antidote serait qu'un jeune homme tombe amoureux d'elle. Quelle idée va-t-elle trouver pour contrer ce sortilège?
 
  • Les croqueuses de lune : Dans un grenier vit une colonie de souris. Malgré la présence des chats, elles parviennent à se sustenter. Mais une fois la vieille dame partie (certainement décédée) elles n'ont plus rien à manger et ont peur de mourir de faim. Jusqu'au moment où il leur semble voir une énorme meule de gruyère matérialisée par la lune... Comment vont elles faire pour croquer dans ce gros fromage?
 
  • Le boxeur de lune : Ben, un adolescent, se passionne pour les combat de boxe. Homme de ménage dans cette salle de sport, il voit son ombre chinoise sur le mur un soir de pleine lune et décide de se battre contre elle comme si elle était un adversaire. Parviendra-t-il à terrasser cet étrange adversaire?
 
  • La voleuse de lune : Beauchat, le persan voit d'un très mauvais oeil l'arrivée de sa nouvelle compagne Miette, une chatte censée lui tenir compagnie pour ses vieux jours. Il est jaloux, et, pour se venger va lui demander de se hisser en haut de l'arbre attenant au bacon afin d'aller lui chercher la lune. Que va-t-il arriver à Miette?
 
  • Les chasseurs de lune : Pierre et Paul, des jumeaux, veulent épater  leur petite voisine Rosine. Ainsi, ils décident de lui "décrocher la lune". Pour ces deux enfants, rien ne semble plus simple : il suffit de lui tirer des flèches pour la faire tomber et la ramasser. Mais ou faut-il se placer pour tirer?
 
  • Le pécheur de lune : Mayak, un petit ourson apprend à pêcher les saumons dans la rivière. Pas très aguerri, un soir, il voit au bord de l'eau un étrange poisson rond jaune et brillant... Pourquoi n'arrive-t-il pas à attraper ce poisson là, pourtant immobile?
 
Chaque histoire est d'une longueur idéale pour être lue en une fois à vos enfants juste avant de les coucher. (Environ 10 minutes). De plus, ils apprécieront les dessins (à mon avis trop peu nombreux) qui les aideront mettre des images sur des mots.
 
Éditions Persée - Contes - 94  pages

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

Mon résumé : Que feriez-vous si vous gagniez 18.547.301€ à l'Euromillions? Jocelyne n'a pas la réponse à cette question, mais son chèque caché au fond d'une botte, elle dresse des listes de ses besoins, puis de ses envies et des folies qu'elle pourrait alors se permettre. Seulement, les récents déboires qu'elle a eu avec son mari Jocelyn, la poussent à ne pas encaisser ce chèque. Elle sait que l'argent, s'il est capable de faire le bien, peut aussi faire beaucoup de mal. Une belle histoire simple de la vie quotidienne qui pousse à réfléchir sur les vraies valeurs et qui va prendre un tournant inattendu...
 
Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce livre qui fait maintenant partie de mes coups de coeur de cette année. Grégoire Delacourt a su toucher le lecteur avec une histoire simple de la vie quotidienne. Dans ce livre, il a réussi à se mettre dans la peau d'une femme qui incarne la joie de vivre.
Jocelyne, 47 ans, est une femme très enrobée mais elle s'accepte telle qu'elle est et c'est ce qui fait sa force. Elle qui rêvait d'être styliste est finalement mercière à Arras. Elle nous raconte sa jeunesse et sa vie quotidienne avec ses amies qui tiennent le salon de coiffure à coté de sa boutique. Elle a une belle renommée et est très appréciée dans la ville. Elle tient même un blog dans lequel elle donne des conseils de couture aux autres femmes.
Elle qui aurait voulu se marier à Johnny Deep va finalement rencontrer Jocelyn, un homme d'apparence sympathique mais qui aime le foot et boit un peu trop de bière. Son enfer conjugal commence lorsqu'elle met au monde son troisième enfant mort-né. A partir de ce jour, Jocelin va lui en vouloir et lui reprocher toutes sortes de choses comme par exemple son surpoids. Il lui dit que si le bébé est mort c'est de sa faute car c'est elle qui l'a étouffé dans son gros corps...
Après ce douloureux moment, Jocelyn va réussir à arrêter de boire et ils vont plus ou moins se réconcilier, mais Jocelyne sort meurtrie de cette épreuve pendant laquelle elle a découvert la face cachée de son mari. Sachant à quel point Jocelyn peut être détestable, le jour où elle va gagner au loto, elle va décider de ne rien dire à personne et de ne pas encaisser de suite le chèque de 18.547.301€ . Elle sait que si l'argent peut faire le bien, il peut aussi faire beaucoup de mal. C'est à partir de ce jour qu'elle va commencer à établir des listes de ses besoins,  envies et folies...
J'ai beaucoup apprécié la justesse d'analyse de Jocelyne. Cette grosse somme d'argent qu'elle n'a pas encore touchée va la pousser à reconsidérer sa vie, ses choix ses amours. Elle qui connaît la vraie valeur des choses et du travail va vite se rendre compte que son existence va tout de même  prendre une tournure inattendue...
Un vrai petit bijou plein de bon sens  qui se lit d'une traite.
 
Extrait : "Être riche, c’est voir tout ce qui est laid puisqu'on a l’arrogance de penser qu’on peut changer les choses. Qu’il suffit de payer pour ça. Mais je ne suis pas riche. Je possède juste un chèque de dix-huit millions cinq cent quarante-sept mille trois cent un euros et vingt-huit centimes, plié en huit, caché au fond d’une chaussure. Je possède juste la tentation. Une autre vie possible. Une nouvelle maison. Une nouvelle télévision. Plein de choses nouvelles. Mais rien de différent."
 
 
Éditions JC Lattès - Littérature contemporaine - 186 pages.

Un délicieux naufrage - Frank de Bondt

Résumé de l'éditeur : Un délicieux roman à déguster sous un parasol ou un grand chêne… Comme toujours, Frank De Bondt porte un regard cruel et amusé sur les choses de la vie. Cette fois, c’est le vieillissement et les désillusions amoureuses d’une génération d’hommes « toujours jeunes » qui sont l’objet de sa curiosité. Philippe Langon, cinquante-sept ans, est professeur des universités et depuis peu essayiste à succès. Sa cible : l’Etat providence. En tombant amoureux de la belle Léna, qui a l’âge de sa fille, ce thuriféraire du libre-échange va connaître bien des tourments, à commencer par ceux des auteurs en mal d’inspiration. Renvoyé sans ménagement sur le marché des coeurs brisés, après quelques épisodes savoureux, Langon, entouré des siens, sera condamné à subir de loin le spectacle émoustillant des jeunes femmes en liberté. Et à méditer tant sur les dégâts de la soixantaine que sur la crise du capitalisme financier.
 
 
Mon avis : Attirée par la couverture et le résumé de l'éditeur (que pour une fois, je vous retranscris tel quel),  je me suis laissée tenter par ce livre, et je dois dire que je n'ai pas du tout accroché. Avec une telle couverture, je m'attendais à un roman "de plage", c'est à dire pas prise de tête, et agréable à lire, et là, je suis tombée sur ce Philippe Langon, que j'ai trouvé vraiment imbu de sa personne et détestable au possible avec ses idées préconçues et sa petite vie d'universitaire sans intérêt. Dommage car le thème de l'histoire me plaisait bien et ce livre aurait pu être largement mieux si l'auteur avait plus développé la relation avec la jeune Léna, au lieu de parler des problèmes politiques de ce pauvre homme dont on n'a rien à faire. Même Léna elle même trouve qu'il est allé bien trop loin dans ses propos à la lecture de son dernier livre publié. 
De plus, j'ai noté que beaucoup de choses étaient sous entendues et souvent les chapitres se terminent d'une façon qui oblige le lecteur à imaginer la suite. L'auteur aurait pu, par exemple nous raconter le premier week end en amoureux que Philippe et Léna passent tous les deux. Ce passage me paraissait primordial pour la suite de l'histoire, mais au lieu de ça, encore une fois, le chapitre se termine de manière à nous laisser sur notre faim.
En plus, Philippe Langon est macho, raciste (Il ne prend pas de gants pour nous dire que "Le fait que sa fille se fasse sauter par un arabe ne le rend pas fou de joie" . Il y a des façons plus élégantes de le dire. Il est aussi vaniteux : "Dès lors que les pauvres ont le sort qu’ils méritent puisqu’ils sont les principaux responsables de leur situation, laissons-les disparaître naturellement."
L'auteur a délibérément voulu nous donner une vison acide de la crise de la soixantaine que traverse Langon (cf résumé éditeur) mais, je pense qu' il aurait dû essayer au moins de rendre son personnage attachant.
Je crois que si je n'avais pas dû donner mon avis sur ce livre dans le cadre d'un partenariat, je ne me serais pas forcée à le terminer.
 
Je remercie néanmoins les éditions Buchet - Chastel et Newsbook de m'avoir offert ce livre.
 
 
Éditions Buchet-Chastel - Littérature contemporaine - Drame - 283 pages

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