mardi 18 février 2020

Par les routes - Sylvain Prudhomme

Par les routes - Sylvain Prudhomme

Synopsis «J’ai retrouvé l’auto-stoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie.»


Mon avis : Sacha, romancier d'une quarantaine d'années vit de son écriture. Un peu nomade et sans attaches sentimentales, pour son prochain roman, il décide de partir à V. dans le sud de la France où habite un de ses cousins. Il apprend alors rapidement que dans cette ville habite aussi "l'auto-stoppeur", un homme qui a apparemment beaucoup compté auparavant dans la vie de Sacha. Il le revoit alors et fait la connaissance de sa femme Marie et de son fils Agustín.
Ce livre est le premier que je lis après une longue (très longue) panne de lecture et je dois avouer que pour arriver à le finir, il a fallu que je l'entrecoupe d'autres lectures plus gaies et où il se passe d'avantage de choses. Car vous l'aurez compris contrairement à la majorité de lecteurs (il a reçu le prix Fémina 2019) je me suis ennuyée et  je me suis efforcée de finir ce livre afin de tenter de comprendre pourquoi il a été lauréat de ce prix.
Avant de passer à ce qui m'a dérangée lors de ma lecture, je dois reconnaître que l'écriture de l'auteur est très belle, que le thème de l'histoire est original et que la passion de l'auto-stoppeur est pour le moins surprenante... De plus, cette lecture m'a intriguée et a attisé ma curiosité durant la première moitié du livre : Pourquoi l’auto stoppeur a t-il été expulsé de le vie de Sacha? Que s'est il passé?
Mais, je n'ai pas eu la réponse à mes questions malgré quelques indices dévoilés et un genre de train-train dans la vie de Sacha, Marie, Agustín et l'auto-stoppeur s'est installé. J'ai regretté que l'auteur ne profite pas de notre curiosité pour nous donner des portraits plus approfondis de chacun. J'ai eu l'impression de survoler leur vie car il y avait trop peu de détails qui m'auraient permis de me sentir immergée dans l'histoire. Par exemple, on ne connaît pas les noms des villes, ou même le prénom de l'auto-stoppeur.
J'espère avoir l'occasion de lire d'autres livres de l'auteur afin de ne pas rester sur cet avis mitigé alors que son écriture est remarquable.


Éditions Gallimard (l'Arbalète) - Littérature contemporaine - 304 pages



2 commentaires:

  1. Françoise BELLIVIER3 avril 2020 à 11:04

    Je viens de terminer ce livre qui m'a beaucoup plu et qui restera probablement très longtemps dans mon esprit. Certes, on ne connaît pas le prénom de l'auto-stoppeur. Mais les passagers pris sur la route ne sont-ils pas, par nature, anonymes ? Cela ne m'a pas gênée. Bien sûr, on ne sait pas ce qui a provoqué la rupture entre les deux personnages principaux il y a quelques années. Mais le narrateur le dit lui-même : c'est le passé et peu importe. L'auteur nous laisse imaginer beaucoup de choses et c'est tant mieux. J'ai une seule critique à apporter : un peu trop de descriptions de paysages qui me donnent l'impression d'être des effets de style sans apporter quoi que ce soit à l'intérêt du livre si ce n'est confirmer qu'il a une très belle écriture. Compte tenu du confinement obligatoire, j'ai préféré le déguster à petites doses chaque soir, mais sans jamais m'ennuyer et au contraire, en craignant de quitter ce quatuor très attachant.
    Rabelette

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