samedi 30 juin 2018

Un clafoutis aux tomates cerises – Véronique de Bure

Un clafoutis aux tomates cerises - Véronique de Bure

Synopsis :  Jeanne a 90 ans et, étant veuve, habite seule dans la région de Vichy.  Sur une année, ou plutôt sur les quatre saisons, elle écrit son journal, depuis le réveil de la nature au printemps jusqu’à l’endormissement des végétaux en hiver.



Un journal, une « vieille dame » ? Certains trouveront l’idée bizarre et probablement source d’ennuis et de monotonie. C’est bien loin d’être le cas.
Certains jours, elle se réfugie dans ses souvenirs d’une jeune femme venue de Paris, venant habiter chez sa belle-mère fort peu sympathique. Mais n’attendez pas de haine de la part de Jeanne. Elle a la sagesse des personnes qui ont vécu. Toutefois, il lui arrive de désobéir…à ses enfants.
Parfois, elle raconte ses escapades en voiture avec ses copines faites de gourmandises et de bons verres de vin.
Il lui arrive de perdre certaines de ses amies et compte le nombre d’enterrements auxquels elle a dû se rendre en quelques semaines. Mais toujours elle nous fait grâce d’une tristesse ou d’une mélancolie qui pourtant pourraient être de circonstances.
Ce livre est gai car le personnage de Jeanne cultive l’ironie, voire l’autodérision. En le refermant, on regrette de ne plus avoir de mère ou de grand’mère à qui on pourrait demander d’écrire son journal.
A une époque où les générations ne se mélangent guère, cette lecture laisse un sentiment de fraîcheur et de joie de vivre. Grâce à Jeanne, la vieillesse ne fait pas peur. Elle nous incite à bien vivre notre vie, à profiter de chaque heure qui passe, sans se lamenter sur soi. C’est une belle leçon de vie… à lire puis à appliquer.

Extraits :(…) Je me suis beaucoup ennuyée. L’ancien militaire est un monsieur très distingué, plutôt bien de sa personne, mais il n’est pas drôle. Et, comme beaucoup de gens pas drôles, il s’est montré extrêmement bavard. J’ai bien cru qu’il ne partirait jamais. En plus, il a à peine touché à mon délicieux gâteau aux pommes, comme s’il craignait que je l’empoisonne. Il a passé deux heures à me raconter d’un ton monocorde une vie sans grande fantaisie. (…)
(…) Parfois, le soir, quand il fait encore très doux, que les graviers ont gardé la chaleur du jour, je sors un transat, je le mets dans la position la plus allongée en faisant attention à bien le bloquer pour ne pas m’effondrer avec, et je m’installe. L’étoile du Berger brille depuis un bon moment déjà. (…)

Éditions J’ai lu – 376 pages - Littérature contemporaine

4 commentaires:

  1. Je crois que ce livre se trouve dans ma PAL (un cadeau), à moins que je confonde. En tout cas, tu me donnes envie de le lire !
    Bon dimanche.

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    Réponses
    1. Merci, bon dimanche à toi aussi! Et bonnes vacances!

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  2. Tu me donnes envie, merci!
    Bisous

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  3. J'ai cru que tu allais nous donner une recette.

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