samedi 23 juin 2018

La fille qui aimait les abeilles - Santa Maria Montefiore

La fille qui aimait les abeilles - Santa Maria Montefiore


Synopsis : 1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d’un groupe anglais de rock qui passe l’été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s’occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu’elle a quitté l'Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus son obsession pour les abeilles…
1937. L’Angleterre se prépare au combat, et la jeune Grace Hamblin va se marier. Mais alors qu’elle est sur le point de s’engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu’elle sait ne jamais pouvoir épouser.
De l’Angleterre des années 1940 jusqu’à l’Amérique des années 1970, La fille qui aimait les abeilles est le récit magnifique de deux femmes aux prises avec un amour débordant.

Mon avis  Encore une belle découverte aux éditions Charleston! Ce livre nous raconte une histoire qui entremêle des événements passés et présents. Elle nous raconte le premier amour de Trixie, une jeune femme qui vit dans les années 70 et qui a un caractère fort, est rebelle et quelque peu différente du reste des filles de la petite ville charmante où elle vit ; et d'autre part, elle nous montre l'histoire de Grace, sa mère apparemment innocente, sa jeunesse entre les deux guerres dans les années 30. Petit à petit, ces deux histoires se rejoignent pour finir dans les années 1990.
J'ai vraiment aimé l'ambiance  de ce roman car l'entre deux guerres est l'une de mes époques préférées pour le déroulement d'une histoire d'amour. Le fait d'alterner entre deux périodes rend la lecture très agréable, même si vers la fin, j'aurais apprécié des sauts moins grands entre les époques.
Concernant l'histoire actuelle, j’ai apprécié la façon dont l'auteure nous parle de ce premier amour si rebelle, si désireux de changer le monde et qui ne se soucie pas du qu'en dira-t-on. D'autre part, l'histoire d'amour de Grace, la mère, est surprenante et déchirante. Son histoire d'amour résiste à la guerre, elle nous parle de briser la différence entre les classes et les stéréotypes. Et c'est ce que j'ai  beaucoup aimé chez Santa Montefiore : elle critique la société hypocrite de l'époque. (Le sujet de la virginité, les femmes dépendantes, etc.)
Même si je me suis attachée aux deux femmes, je pense que le personnage fort de ce livre est Grace car c'est une femme charmante, et comme nous apprenons à connaître son passé, nous voyons une évolution en elle : c'est une mère aimante et affectueuse et en même temps une amante passionnée, capable d'endurer la douleur . J'ai aussi beaucoup aimé Freddie. Il y a un moment dans le roman où son personnage change complètement, passant d'un homme joyeux et espiègle à un homme froid et distant. Au début, cela m'a laissée perplexe, mais quand on comprend pourquoi, on ne peut pas s'empêcher de l'apprécier encore plus.  
Même si certains événements étaient prévisibles, j'ai beaucoup aimé cette lecture que je recommande tout particulièrement pour les vacances d'été qui arrivent!


Extrait : "De toutes les bâtisses à bardeaux gris et un peu écaillées de l’île de Tekanasset, le golf club de Crab Cove était l’une des plus jolies. Construit à la fin du dix-neuvième siècle par deux amis bostoniens pour qui une île sans parcours de golf était dépourvue d’intérêt, il dominait l’océan à perte de vue. À droite, un phare rouge et blanc évoquait un sucre d’orge dressé au sommet d’une colline verdoyante. Il était désormais plus utile aux passionnés d’ornithologie qu’aux marins perdus en mer. À gauche, des plages dorées parsemées de dunes herbeuses et ondulantes comme des vagues, et d’épais massifs d’églantines. Une variété de rosiers grimpants tapissait les murs du club, et des hortensias d’un rose poudré couraient autour du bâtiment dans une profusion de grosses boules fleuries. L’effet était si pittoresque qu’il était impossible de rester indifférent au charme des lieux. Au sommet du toit en ardoise grise flottait le drapeau américain, battu par le vent salé. L’île de Tekanasset n’était accessible que par bateau ou petit avion. Elle avait totalement échappé à la révolution industrielle. Les constructions de style quaker et les rues pavées étaient demeurées intactes. L’île s’était installée dans une douce torpeur, conservant ses valeurs, son architecture traditionnelles. Tekanasset n’était en rien défigurée par des panneaux routiers ou des feux tricolores disgracieux. Ses commerces florissants étaient de ravissantes petites boutiques qui vendaient du linge de maison, des cadeaux, de jolis articles de toilette, des paniers en osier ou des os gravés hérités des chasseurs de baleines. Ce lieu empreint de romantisme et de nostalgie n’en était pas moins sophistiqué. Écrivains, acteurs et musiciens de tous les États-Unis y affluaient pour fuir les métropoles frénétiques et polluées et puiser leur inspiration dans la beauté de ses paysages. En été, les hommes d’affaires fortunés quittaient les places financières pour s’y ressourcer en famille."

Éditions Charleston - Romance historique - 352 pages

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