samedi 21 janvier 2017

Les amants du presbytère - Marie-Bernadette Dupuy

Les amants du presbytère - Marie-Bernadette Dupuy
Nommé curé d’un petit bourg rural, le jeune et séduisant Roland Charvaz n’a pas la vocation. Le beau sexe le préoccupe davantage que le salut de ses ouailles. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur local, n’a jamais connu la passion amoureuse avant l’arrivée de l’ecclésiastique. Dès leur première rencontre, c’est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une brûlante liaison.
Ils se croient à l’abri de tout soupçon. Ils ont tort. Ils seront bientôt victimes de la plus horrible des machinations…
Marie-Bernadette Dupuy a tiré d’une authentique et retentissante affaire criminelle une intrigue haletante qui nous entraîne dans la spirale infernale de la passion.

Je remercie les éditions Calmann-Levy pour l'envoi de ce livre!

Mon avis : Lorsqu'on m'a proposé ce livre, au premier abord, je n'étais pas tentée pensant à une énième histoire à l'eau de rose. Mais la lecture du synopsis m'a convaincue car il s'agit en fait d'une histoire tirée d'une affaire criminelle ayant réellement eut lieu en Charente en 1849. Et, si j'avais peur que le côté sentimental prenne le pas sur l'histoire, mes craintes se sont vite effacées car il y a bien une histoire entre Mathilde de Salignac et le curé Roland Charvaz mais l'auteure a su nous épargner les scènes niaises et torrides.
J'ai adoré cette histoire et ai même été complètement happée par cette lecture car ceux qui me suivent savent que j'adore les romans qui se déroulent au siècle précédent : une époque où tout était plus compliqué que maintenant. 
Concernant les personnages, on ne peut pas dire qu'ils soient attachants et bien loin de là, mais ce sont leurs défauts et leurs caractères qui donnent du piment à l'histoire. Entre le curé qui ne pense qu'aux frivolités, à mentir et manipuler son petit monde, Mathilde de Salignac, la jeune femme de bonne famille dissimulatrice, menteuse (elle aussi), infidèle et calculatrice je me suis demandé dans quel village j'étais tombée! Et comme c'est justement un village, tout finit par se savoir, surtout depuis que Annie Meunier, la bonne du curé fraîchement recrutée par Mathilde a pris ses fonctions... Car elle a la langue bien pendue! Mais au moins, elle est honnête et franche et c'est ce qui  fera basculer le destin de nos protagonistes... D'ailleurs, de tous les personnages, ce fût elle ma préférée car cette pauvre dame a besoin de travailler pour vivre (contrairement aux deux autres!) et ce nouveau travail qu'elle n'apprécie pas l'éloigne de ses enfants qu'elle aime tant.
Quand je pense que cette histoire est vraie, je me demande comment peut-on être aussi bête que Mathilde et Roland et faire entrer sciemment la brebis "galeuse?" et même la prendre pour cacher leur liaison. Dommage que je ne puisse pas vous en dire plus ni sur les caractères ni sur l'histoire au risque de dévoiler l'intrigue, mais ce roman restera dans ma mémoire car l'élaboration d'un tel plan machiavélique irréfléchi m'a fait froid dans le dos.
Je découvre Marie-Bernadette avec ce livre et espère bien retrouver sa plume fluide très prochainement.
Un roman que je recommande!

Extrait : "Des questions se bousculaient dans sa tête alors qu’il progressait vers la paroisse. Il tentait d’imaginer comment était aménagé le presbytère, si c’était une construction ancienne ou une bâtisse plus récente. Ses futurs paroissiens l’intriguaient aussi. Il s’amusa à se les représenter, fermiers, notables, femmes et enfants en habits du dimanche.      
Son cœur se mit à battre un peu plus vite à l’idée qu’il se trouverait peut-être quelques jolis minois parmi les demoiselles ou les dames du pays. « Hé, où est le mal? se dit-il. C’est toujours plus agréable de discuter avec une jeune personne rieuse qu’avec un vieux renfrogné. »      
Le curé Charvaz savait pourquoi son prédécesseur avait été envoyé dans une autre paroisse, en région bordelaise. Sa conduite avait éveillé des soupçons; on l’accusait de préférer les jupons aux sermons. 
« Il n’était pas malin! Il faut ruser, il ne faut pas se trahir et surtout prendre garde aux commérages, se répéta-t-il. De servir Dieu n’oblige pas à la solitude ni à la mortification. On doit aimer son prochain et sa prochaine, il me semble… »"

Éditions Calmann-Levy - Drame historique - 318 pages

4 commentaires:

  1. Je lirais bien ce livre.
    J'ai déjà lu un livre ou deux de cette auteure...
    Bonne semaine.

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    Réponses
    1. Bien envie de le lire les précédents maintenant!

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  2. Bonjour,
    Je viens de terminer la lecture de ce roman. L'histoire est plaisante à lire, la description des costumes m'a fait envie. Toutefois, je trouve que c'est un style facile, ressemblant à ce qu'on appelait autrefois les " romans de gare ". On passe de bons moments en le lisant. Mais ce n'est pas de la grande littérature, même si les faits restent pendant un certain temps à l'esprit.
    En Charente-Maritime, un rayon complet est consacré à cette auteure charentaise. Je ne suis pas certaine d'en lire un autre.

    Bisous.

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