lundi 3 octobre 2016

Le pactole - Cynthia d'Aprix Sweeney

Le pactole - Cynthia d'Aprix Sweeney
Synopsis : Dispersée dans New York, la fratrie Plumb préfère s'éviter.
Jack, antiquaire endetté, rêve d'offrir à son conjoint un peu de tranquillité. Auteur d'un unique best-seller, l'ex-« Glitterary Girl » Béatrice rêve, elle, de retrouver l'inspiration. Quant à Melody, dont le mari peine à solder le prêt de leur maison, elle, rêve d'un avenir luxueux pour ses jumelles adorées.
À vrai dire, ils n'ont pas grand-chose en commun. Excepté « Le Pactole », une fortune léguée par leur père qui doit leur revenir aux quarante ans de Melody, dans cinq mois...
C'était sans compter l'accident de Leo, l'aîné, golden boy déchu de la presse : pour couvrir le scandale, leur frère a dilapidé le fonds, fauchant tous leurs espoirs.
Mais qu'attendre de l'égocentrique Leo ? Et de ces retrouvailles forcées? Sinon une fiévreuse partie de poker menteur qui, en révélant les failles de chacun, va balayer toutes leurs certitudes, et bouleverser leurs vies...

Je remercie les éditions Fleuve pour l'envoi de ce livre.

Mon avis : En lisant la quatrième de couverture, je pensais avoir affaire à un livre drôle, avec des quiproquos et des personnages loufoques... Ce n'a pas du tout été le cas... "Le pactole" est donc ma première grande déception de cette rentrée littéraire. Pas parce que ce n’était pas le livre auquel je m'attendais (car on a parfois de belles surprises) mais parce que je me suis profondément ennuyée et j'ai trouvé les protagonistes détestables tellement ils sont pressés de recevoir leur "pactole" d'héritage.
L'idée de départ était pourtant bonne mais pour moi tous les personnages étaient beaucoup trop caricaturaux, à l’extrême des clichés de ce qu'ils étaient censés représenter. De plus, leurs caractères et leurs vies si diamétralement opposés ne m'ont pas laissé imaginer une seule seconde qu'il s'agissait d'une fratrie.
Entre Jack l'antiquaire homosexuel endetté, Beatrice, l'écrivain en panne d'inspiration, Mélody la mère de famille qui veut élever ses jumelles comme des princesses mais n'en a pas les moyens et enfin Léo l'ainé arrogant, capricieux et trop gâté, les Plumb étaient tout simplement ennuyeux, avec leurs problèmes banals dont ils font presque une affaire d'état.
Au niveau de l'écriture, j'ai souvent eu du mal à comprendre ou l'auteur voulait nous amener passant du coq à l’âne, multipliant les événements sans forcément leur donner une suite ou un enchainement logique. 
En général, j'essaye toujours de trouver des points positifs pour un livre même si je ne l'ai pas apprécié, mais là, j'ai du mal, et je dois même avouer qu'il m'est tombé des mains juste avant la fin (cette fin qui peut être m'aurait fait changer d'avis sur ma lecture...)
 
Extrait : "Les derniers invités déambulaient sur le ponton du yacht  club sous un ciel de soir d' été, savourant lentement leurs cocktails pour évaluer la qualité des ingrédients utilisés par les barmen, tout en maintenant en équilibre de minuscules canapés au crabe sur des serviettes en papier. Ils convenaient qu'ils avaient de la chance avec le temps, car la pluie serait de retour le lendemain, ou tenaient des propos beaucoup moins convenus sur la robe de satin ajustée de la mariée, se demandant si son décolleté plongeant était dû à une coupe ratée, un goût douteux (un look diraient leurs filles) ou encore à un soudain embonpoint, avec force clins d'œil et allusions éculées à une brioche dans le four. C'est alors que Leo Plumb quitta le mariage de son cousin avec une des serveuses . 
Il avait pris soin d' éviter sa femme, Victoria, qui lui parle à peine, et sa sœur, Béatrice, qui lui parlait sans cesse, insistant pour qu'ils passent Thanksgiving ensemble. Thanksgiving. En juillet. Léo n'avait pas passé un seul jour de fête avec sa famille en 20 ans, depuis le début des années 1990, si ses souvenirs étaient exacts,  et il n'avait pas l'intention de commencer maintenant. 
A cran, en quête du bar en plein air qu'on disait désert, Léo avait remarqué Mathilda Rodriguez qui portait un plateau de coupes de champagne. Elle traversait la foule, nimbée d'un éclat lumineux – à cause du soleil couchant qui baignait l'extrémité est de long Island d'un rose insolent, ou de la cocaïne d'excellente qualité qui faisait des ravages dans les synapses de Léo?"

Éditions Fleuve - Littérature contemporaine - 427 pages

6 commentaires:

  1. Je n'ai pas été très emballée par cette lecture moi non plus :/

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  2. Réponses
    1. Oui mais il faut des déceptions pour apprécier encore plus d'autres lectures! :)

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  3. Le résumé aurait pu me tenter mais bon, je vais passer mon tour ^^

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