vendredi 5 septembre 2014

La condition pavillonnaire - Sophie Divry

La condition pavillonnaire - Sophie Divry
Synopsis : La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un romand profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.

Mon avis : La quatrième de couverture m'a donné envie de découvrir ce livre. Je m'attendais à une histoire palpitante où il se passe des choses, ou M.-A m'aurait fait rire...
Hors rien! Mais alors ce qui s'appelle rien du tout. Ce livre nous parle en fait de cette M.-A. (dont on ne connaîtra jamais le prénom entier) de son enfance chez ses parents, ses études, son installation avec François, son travail, ses enfants, son écart conjugal,  puis sa retraite et enfin sa mort...
Une vie normale dans laquelle il ne se passe rien de plus ou rien de moins que ce qui arrive à chacun d'entre nous. Et ça m'a d'ailleurs angoissée de voir cette vie sans but et sans originalité défiler comme ça aussi rapidement (car 272 pages pour une vie entière c'est quand même un peu court (Mais finalement heureusement!)) Pourtant, le titre et la couverture auraient dû me mettre sur la voie, car finalement, ils résument beaucoup mieux le livre que la quatrième de couverture : Croire mettre toutes les chances de son côté pour avoir une vie agréable et finalement, ne rien faire de plus que les autres et tourner en rond sans but...
 Il faut dire que dès le début, ça partait mal pour moi au niveau narration. L'auteure utilise la seconde personne du singulier. Je pensais que cela allait changer au fil du roman mais non. Sophie Divry a certainement voulu que le lecteur (ou plutôt la lectrice) s'identifie vraiment à cette M.-A., mais sur moi, ça n'a fait que renforcer l'effet anxiogène de ce livre. "Tu es assise à la table de la cuisine. Ton regard déchiffre machinalement les inscriptions d’un emballage de compote de pommes resté sur la toile cirée. Et dans le silence de début d’après-midi, le compresseur du réfrigérateur se déclenche." et en plus, il y a énormément de descriptions totalement inutiles. Je me suis demandé si l'auteure ne nous prenait pas pour des débiles parfois ! : "les voitures sont des véhicules dits aussi automobiles, servant au transport des êtres humains. Ces machines pèsent environ une tonne, elles sont constituées de quatre roues basses en épais pneumatiques sur lesquelles repose une carrosserie métallique encastrée dans un châssis. Leurs proportions sont d’environ un mètre cinquante de haut sur deux mètres de large sur trois à cinq mètres de long. La carrosserie abrite un habitacle dans lequel nous pénétrons par des portières latérales, on y trouve deux sièges à l’avant et une banquette à l’arrière. Le siège le plus important est celui de la personne qui actionne la manœuvre, qu’on appelle conducteur. Une automobile peut contenir de trois à cinq personnes supplémentaires qu’on appellera alors passagers, les êtres humains à l’extérieur des voitures seront nommés piétons." Je vous épargne la suite de la description...
Seul point positif pour moi : la fin du livre. M.-A et François sont maintenant vieux. Leur âge et le fait qu'ils soient toujours ensemble après tant d'années me les a rendu attendrissants.
Un roman que vous pouvez lire si vous voulez vous rendre compte à quel point votre existence est finalement vide de sens... Sinon, passez votre chemin!

Extrait : "Par exemple lancer une lessive : remplir le tambour de vêtements sales, choisir le programme numéro 6, « blanc et couleur », tourner la molette, appuyer sur le bouton marche, puis fermer la porte de la remise. Sans avoir besoin d’écouter vraiment, tes oreilles entendent la succession des sons inarticulés du lave-linge ; cela commence par un glouglou clair d’eau qui le remplit, par le chuintement d’un moteur se mettant en marche, cela continue par un silence, puis par le tambour de la machine se mettant à tourner ; c’est le son familier du moteur joint au floc-floc des vêtements qui tapent à l’intérieur du tambour par phases d’une dizaine de secondes, suivies d’une pause, puis d’une nouvelle rotation, avec de temps à autre un clic, lorsqu’un bouton cogne sur le métal de la machine. Tu reconnais chaque reprise du lavage, le moteur tournant par cycles de quelques secondes avant de s’arrêter ; reprendre ; s’arrêter, c’est dans tes oreilles un constant bourdonnement, c’est un bruit de lave-linge qui tourne."

Éditions Noir sur Blanc (Notabilia) - Littérature contemporaine - 272 pages

10 commentaires:

  1. Il me tentait beaucoup mais ton avis m'a refroidit, je vais réfléchir si je le prends ou pas ^^

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  2. Finalement, je ne tiens pas à le savoir.

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  3. Oh lala! on va faire une dissert sur le lavage du linge....barbant non?
    Bonne soirée
    Bisous

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    1. Effectivement, il y a aussi un long passage sur la machine à laver...

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  4. Aïe pas positif du tout ton avis !

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    1. Non. J'ai même eu l'impression que l'auteure me prenait pour une débile avec ses descriptions...

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