lundi 24 février 2014

Vous plaisantez, monsieur Tanner - Jean-Paul Dubois

Vous plaisantez, monsieur Tanner
Mon résumé : Paul Tanner vient d'hériter de la maison familiale. Avant de pouvoir y habiter, il doit y faire effectuer de gros travaux. Il fait alors appel à plusieurs entreprises mais il va de déconvenues en déconvenues. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Récit véridique d'un chantier, chronique d'un douloureux combat.

Mon avis : J'ai adoré! Je l'ai dévoré d'une traite. Ce livre m'a fait rire du début à la fin. Ça sent le vécu pour l'auteur! Tous les corps de métiers du bâtiment en prennent pour leur grade.
Encore une fois et comme dans tous les romans de Jean-Paul Dubois, on retrouve Paul, le narrateur. Lorsqu'il accepte l'héritage de la grande maison familiale à l'abandon, il est loin de se douter de ce qui l'attend! Lui qui vivait confortablement dans une petite maison sans prétention mais habitable va, faute de finances, devoir vendre sa maison et faire un crédit pour commencer les travaux de rénovation de la grande maison. Le pire : il doit y habiter alors qu'elle est réduite à l'état de coquille vide! Il accumule les malchances. Entre les retards de chantier, les devis et factures exorbitants, la mauvaise foi des ouvriers, l’absentéisme, les vols, les intempéries, les malfaçons et bien d’autres drames encore il finit par se demander comment un seul homme peut attirer autant de déconvenues.
Le pauvre Paul qui croyait améliorer son cadre de vie va, à cause de ce chantier, devenir nerveux, stressé et insomniaque. Mais il a la force de caractère de prendre sa situation à la dérision : "On allait chez Tanner comme l’on se rendait à la Mecque ou à Compostelle. Et seuls les plus méritants, les plus atteints aussi, les plus cinglés surtout, avaient le droit d’effectuer ce périple"
Je me suis demandé jusqu'à la fin s'il allait enfin trouver LE vrai professionnel...
Je vous le recommande vivement parce qu'il est parfois bon de rire du malheur (sans gravité) des autres!

Extraits : "Souvent je me suis posé la question de savoir s'il n'y avait pas quelque chose qui clochait chez moi. Il n'était pas normal d'attirer à ce point les ennuis et les canailles. Je devais avoir des paroles, une attitude, une façon d'être qui me désignaient, dans la foule, comme pigeon préférentiel. Il n'y avait pas d'autre explication."
"Ce n’étaient pas LEURS outils, mais les MIENS. MA scie circulaire, MA scie sauteuse, MA tronçonneuse électrique. Kantor et Sandre avaient pris l’habitude de tout m’emprunter sans rien me demander. C’était comme l’échelle et tout le reste. Ils étaient à eux deux une véritable force d’occupation. Il leur avait suffit de quelques semaines pour réquisitionner ma maison, mes outils, mes finances, une partie de ma vie, et faire de moi une sorte de collaborateur passif."

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Éditions Points - Littérature contemporaine - 200 pages

8 commentaires:

  1. Réponses
    1. Oui, il l est! ( à condition de ne pas appartenir aux corps de metiers précités! )

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  2. Il faut que je le lise!!!LOL
    Bisous

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  3. Alors, alors ? Il le trouve son vrai professionnel, finalement ?!

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    1. Je ne peux pas tout dire pour pas dévoiler la fin, mais il va rencontrer un artisan serviable et gentil mais très lent... Finalement, Paul aura fait pas mal de boulot lui même ....

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  4. La couverture me tente bien, je note !

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    1. Et il n'y a pas que la couverture qui est bien! Tu vas rigoler! ^_^

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