dimanche 16 février 2014

Un délicieux naufrage - Frank de Bondt

Résumé de l'éditeur : Un délicieux roman à déguster sous un parasol ou un grand chêne… Comme toujours, Frank De Bondt porte un regard cruel et amusé sur les choses de la vie. Cette fois, c’est le vieillissement et les désillusions amoureuses d’une génération d’hommes « toujours jeunes » qui sont l’objet de sa curiosité. Philippe Langon, cinquante-sept ans, est professeur des universités et depuis peu essayiste à succès. Sa cible : l’Etat providence. En tombant amoureux de la belle Léna, qui a l’âge de sa fille, ce thuriféraire du libre-échange va connaître bien des tourments, à commencer par ceux des auteurs en mal d’inspiration. Renvoyé sans ménagement sur le marché des coeurs brisés, après quelques épisodes savoureux, Langon, entouré des siens, sera condamné à subir de loin le spectacle émoustillant des jeunes femmes en liberté. Et à méditer tant sur les dégâts de la soixantaine que sur la crise du capitalisme financier.
 
 
Mon avis : Attirée par la couverture et le résumé de l'éditeur (que pour une fois, je vous retranscris tel quel),  je me suis laissée tenter par ce livre, et je dois dire que je n'ai pas du tout accroché. Avec une telle couverture, je m'attendais à un roman "de plage", c'est à dire pas prise de tête, et agréable à lire, et là, je suis tombée sur ce Philippe Langon, que j'ai trouvé vraiment imbu de sa personne et détestable au possible avec ses idées préconçues et sa petite vie d'universitaire sans intérêt. Dommage car le thème de l'histoire me plaisait bien et ce livre aurait pu être largement mieux si l'auteur avait plus développé la relation avec la jeune Léna, au lieu de parler des problèmes politiques de ce pauvre homme dont on n'a rien à faire. Même Léna elle même trouve qu'il est allé bien trop loin dans ses propos à la lecture de son dernier livre publié. 
De plus, j'ai noté que beaucoup de choses étaient sous entendues et souvent les chapitres se terminent d'une façon qui oblige le lecteur à imaginer la suite. L'auteur aurait pu, par exemple nous raconter le premier week end en amoureux que Philippe et Léna passent tous les deux. Ce passage me paraissait primordial pour la suite de l'histoire, mais au lieu de ça, encore une fois, le chapitre se termine de manière à nous laisser sur notre faim.
En plus, Philippe Langon est macho, raciste (Il ne prend pas de gants pour nous dire que "Le fait que sa fille se fasse sauter par un arabe ne le rend pas fou de joie" . Il y a des façons plus élégantes de le dire. Il est aussi vaniteux : "Dès lors que les pauvres ont le sort qu’ils méritent puisqu’ils sont les principaux responsables de leur situation, laissons-les disparaître naturellement."
L'auteur a délibérément voulu nous donner une vison acide de la crise de la soixantaine que traverse Langon (cf résumé éditeur) mais, je pense qu' il aurait dû essayer au moins de rendre son personnage attachant.
Je crois que si je n'avais pas dû donner mon avis sur ce livre dans le cadre d'un partenariat, je ne me serais pas forcée à le terminer.
 
Je remercie néanmoins les éditions Buchet - Chastel et Newsbook de m'avoir offert ce livre.
 
 
Éditions Buchet-Chastel - Littérature contemporaine - Drame - 283 pages

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