mardi 18 février 2014

Troisième humanité - Bernard Werber

Mon résumé : Charles Wells, un paléontologue découvre des squelettes humains de 17 mètres de long près du lac de Vostok en Antarctique. Parfaitement conservés, il arrive à les dater au carbone 14. Ils auraient apparemment 8000 ans!  Malheureusement, il ne pourra pas faire profiter le monde de sa découverte : ses deux acolytes et lui meurent noyés  à cause d'un accident géologique.
A la Sorbonne, lors d'un concours pour obtenir du budget pour leurs recherches, son fils, David Wells et Aurore Kammerer présentent leurs mémoires respectifs  sur l'évolution du genre humain par le rapetissement pour David et sur l'évolution par la féminisation du monde pour Aurore. Sélectionnés, ils vont être amenés à travailler avec le colonel Natalia Ovitz et le lieutenant Martin Janicot pour tenter de créer une nouvelle humanité plus petite et plus féminine afin de protéger la Terre des guerres et  des dérives écologiques.
 
Mon avis : Comme pour la trilogie des fourmis, ce livre fut un nouveau coup de cœur! Au départ,  l'auteur nous informe que cette histoire se passe dans un futur très proche :  10 ans jour pour jour après le début de la lecture.
Charles Wells, un paléontologue très connu, part en excursion avec son assistante et une journaliste explorer le lac Vostok en Antarctique. Là-bas, il fait une découverte pour le moins spectaculaire : il trouve deux squelettes d'humains de dix-sept mètres de haut et un corps de la même taille, parfaitement conservé dans la glace ! Il réussit à dater les squelettes au Carbone 14 et estime qu'ils ont vécu il y a 8000 ans. Malheureusement, il ne pourra pas faire profiter le monde de sa découverte : ses deux acolytes et lui meurent dans le lac, à cause d'une immense ouverture, qui les aspire comme un siphon d'évier. Son fils, David Wells, présente à la Sorbonne son mémoire sur l'évolution par le rapetissement tandis que la scientifique Aurore Kammerer est persuadée de l'évolution par la féminisation du monde. Dans un étrange concours de circonstances, ils vont être amenés à travailler avec le colonel Natalia Ovitz et le lieutenant Martin Janicot afin de créer une nouvelle humanité, dix fois plus petite que la nôtre et beaucoup plus résistante dans le but de contrer des guerres et des attaques nucléaires.
De leurs expériences naît la première micro-humaine baptisée Emma 00. Cette naissance donne espoir aux chercheurs et ils parviennent à la cloner. Un an plus tard (l'age auquel elles sont adultes) Toutes ces petites Emma très dégourdies et très discrètes de par leur petite taille vont servir  lors d'une  mission baptisée "ladies of the Rings" pour détruire les missiles nucléaires iraniens. La mission est un succès mais une des micro-humaines est capturée par les Iraniens tandis que Emma 109 doit atterrir en catastrophe à Chypre. Se présentant comme une extraterrestre au sein de l'ONU elle est rapidement démasquée par le président Jaffar qui lui amène sa camarade torturée. Réussissant à s'enfuir 109 et sa comparse trouvent refuge dans les égouts de New York. Là elle assistent à la mission héroïque de leurs sœurs qui sauvent le monde d'une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima...
J'ai adoré cette histoire et l'imagination débordante de l'auteur. C'est surtout le passage dans lequel nos deux scientifiques parviennent à faire naître les premières Emma dans une nurserie mais comme elles grandissent 17 fois plus vite que nous et que le projet doit rester secret, il faut vite leur construire une mini ville dans un genre de serre avec des règles de vie et des lois. Au début, cela n'a pas été facile pour Aurore et David car leurs petites Emma n'avaient pas d'instruction et ne faisaient pas de différences entre le bien et le mal. Elles s’entre tuaient! J'ai adoré m'imaginer cette petite ville qui évolue rapidement, comme une micro-société!
J'ai aussi particulièrement aimé le fait que l'auteur personnifie la Terre (Gaïa). Tout au long du livre, des chapitres lui sont consacrés. Elle parle à la première personne et fait prendre conscience au lecteurque ses ressources ne sont pas inépuisables et qu’elle en a assez que l’Homme ne cesse de puiser dans ses ressources, sans jamais rien lui rendre. « Les humains peuvent-ils évoluer ? Parfois, ils m’inquiètent. Dois-je les aider ou les laisser livrés à leur propre sort. Je ne peux pas les abandonner car j'ai un grand projet pour eux. »
Dans ma prochaine chronique, je vous parlerai de la suite "les micro-humains" que j'ai autant aimé !


 Extrait : "Sept projets d’évolution liés à sept visions du futur.Mais il en manque une huitième : la voie où l’humanité se réconcilierait avec moi. Celle où les humains passeraient du stade de parasites nuisibles égoïstes à celui de partenaires respectueux.
Ah ça, pour s’allier à des machines qui font semblant d’être intelligentes ou à un dieu imaginaire ; vivre indéfiniment, tellement ils sont fiers et satisfaits d’eux-même ; (…) ou augmenter la consommation de mes matières premières, ils sont toujours partants et enthousiastes, mais protéger leur planète des dangers qui la menacent, cela ne les effleure même pas une minute. Même les soi-disant écologistes ne songent pas à proposer un contrôle de la croissance démographique. Ce sujet est tabou alors que ce serait le seul acte d’intégration réellement harmonieuse au milieu dans lequel ils vivent."
 
A lire aussi:
La montre karmique (nouvelle)
Les Micro-humains
 
 
Éditions Albin Michel - Science-fiction - 583 pages

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