lundi 17 février 2014

Terre des hommes - Antoine de Saint-Exupéry

Mon résumé : Antoine de Saint-Exupéry nous raconte dans ce livre ses débuts de  pilote au sein de l'Aéropostale.
Il nous fait part d'une multitude de souvenirs auxquels il consacre pour chacun un chapitre :
"La ligne" dans lequel il nous raconte ses touts  premiers vols au départ de la base de Toulouse.
"Les camarades", est une description de la grande famille qu’était l’aviation à ses débuts. Saint-Exupéry nous parle ainsi de Mermoz et de ses exploits, de Guillaumet et de sa survie héroïque après son crash dans les Andes, de Riguelle et de Bourgeat avec lesquels il passa une nuit de veille.
"L'avion" et "L'avion et la planète" et les formidables possibilités qu’il offre à l’Homme.
"L'Oasis" ou il relate sa rencontre inattendue au Paraguay.
Ensuite, dans "Dans le désert", "Au centre du désert" et "Les hommes", il nous raconte   plusieurs de ses (més)aventures vécues dans le désert, notamment celle où il faillit mourir de soif avec son camarade Prévot à la suite d’un crash en Libye. .
 
Mon avis : Ce livre étant un classique, il me semble important de rappeler la biographie d'Antoine de Saint Exupéry pour placer l'histoire dans son contexte et comprendre pourquoi le thème principal de ce roman est l'aviation. (Source Wikipédia)
Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry, né le 29 juin 1900 à Lyon et disparu en vol le 31 juillet 1944, Mort pour la France, est un écrivain, poète et aviateur français.
Né dans une famille issue de la noblesse française, Antoine de Saint-Exupéry passe une enfance heureuse malgré la mort prématurée de son père. Élève peu brillant, il obtient cependant son baccalauréat en 1917 et, après son échec à l'École navale, il s'oriente vers les beaux-arts et l'architecture. Devenu pilote lors de son service militaire en 1921, il est engagé en 1926 par la compagnie Latécoère (future Aéropostale) et transporte le courrier de Toulouse au Sénégal avant de rejoindre l'Amérique du sud en 1929. Parallèlement il publie en s'inspirant de ses expériences d'aviateur ses premiers romans : Courrier Sud en 1929 et surtout Vol de Nuit en 1931, qui rencontre un grand succès.
À partir de 1932, son employeur entre dans une période difficile. Aussi Saint-Exupéry se consacre-t-il à l’écriture et au journalisme. Il entreprend de grands reportages au Vietnam en 1934, à Moscou en 1935, en Espagne en 1936, qui nourriront sa réflexion sur les valeurs humanistes qu'il développe dans Terre des hommes, publié en 1939.
En 1939, il est mobilisé dans l'armée de l'air et est affecté dans une escadrille de reconnaissance aérienne. À l'armistice, il quitte la France pour New York avec pour objectif de faire entrer les Américains dans la guerre et devient l'une des voix de la Résistance. Rêvant d'action, il rejoint enfin au printemps 1944, en Sardaigne puis en Corse, une unité chargée de reconnaissances photographiques en vue du débarquement en Provence. Il disparaît lors de sa mission du 31 juillet 1944. Son avion n'a été retrouvé qu'en 2004.
Je suis assez mitigée sur cette lecture et ne sais pas trop quoi en penser. En effet, j'ai trouvé à toute cette narration un côté poétique, et j'ai appris pas mal de chose sur les balbutiements de l'aviation comme les altitudes auxquelles ils volaient, les façons dont ils faisaient le point sur la carte pour se situer, les vitesses de vol ainsi que l'architecture des avions.
Mais j'ai trouvé cet ensemble très décousu. Il n'y a pas vraiment de continuité dans l'histoire. Ce sont plutôt de grands évènements de la vie de saint-Exupéry qui sont décrits.
Néanmoins, je dois dire que j'ai particulièrement apprécié la narration de son crash dans le désert  quand il a cru mourir de soif avec son camarade Prévot. J'ai d'ailleurs relevé les trois passage suivants résumant assez bien sa situation et son angoisse de la mort.
"Adieu, vous que j'aimais. Ce n'est point ma faute si le corps humain ne peut résister trois jours sans boire. Je ne me croyais pas prisonnier des fontaines. Je ne me soupçonnais pas une aussi courte autonomie. On croit que l'homme peut s'en aller droit devant lui. On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre. S'il fait un pas de plus, il meurt."
"Je ne regrette rien. j'ai joué, j'ai perdu. C'est dans l'ordre de mon métier. Mais, tout de même, je l'ai respiré, le vent de la mer. Ceux qui l'ont goûté une fois n'oublient pas cette nourriture. N'est-ce pas, mes camarades ? Et il ne s'agit pas de vivre dangereusement. Cette formule est prétentieuse. Les toréadors ne me plaisent guère. Ce n'est pas le danger que j'aime. Je sais ce que j'aime. C'est la vie."
"Quand on me retrouvera, les yeux brûlés, on imaginera que j'ai beaucoup appelé et beaucoup souffert. Mais les élans, mais les regrets, mais les tendres souffrances, ce sont encore des richesses. Et moi je n'ai plus de richesses. Les fraîches jeunes filles, au soir de leur premier amour, connaissent le chagrin et pleurent. Le chagrin est lié aux frémissement de la vie. Et moi je n'ai plus de chagrin"
Je suis très étonnée de constater qu'à cette époque, les pilotes survivaient souvent à leurs crashs. Peut être parce que les avions de l'époque étaient conçus pour planer.
J'ai acheté ce livre à l'aéroport avant d'aller aux Antilles et suis bien contente de ne pas l'avoir lu pendant le vol!! Certaines épopées font froid dans le dos!


Editions Folio - Classique - 182 pages - Publié en 1939

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Laissez-moi une trace de votre passage!

Recevoir les prochains articles par mail

* obligatoire

Partagez!