jeudi 20 février 2014

Prends soin de moi - Jean-paul Dubois

Prends soin de moi - Jean Paul Dubois
Mon résumé : San Francisco, Paul Osterman est un rentier français  peu actif et dépressif. Il est dans la salle d'attente d'une maternité et se remémore sa vie et les événements qui font qu'il est là aujourd'hui à attendre de devenir enfin père. Il se souvient  notamment des deux principales femmes de sa vie : Julia de Quincey à laquelle il préférait ses virées au volant de sa MG et Rebecca une riche  femme mariée au magnat des crèmes glacées aux fantasmes sexuels un peu spéciaux. Mais ses relations avec les femmes sont à l'image des rapports qu'il entretient avec lui-même : décousues, intermittentes, ponctuées de tragédies que le lecteur hésite à prendre tout à fait au sérieux. Il doit prendre maintenant une décision cruciale pour le reste de sa vie. Va-t-il rester avec Julia ou va-t-il comme à son habitude se défiler? 

Mon avis : Comme lors de mes précédentes lectures de Jean-Paul Dubois, j'ai aimé suivre les péripéties de Paul (prénom du personnage principal des livres de JP Dubois). Lui qui est égoïste me fait penser à un grand gamin immature incapable de prendre des décisions. Il ne comprend rien aux autres et rien à lui même. Il analyse très froidement et très superficiellement les situations et ses émotions. 
Comme souvent dans les romans de Jean-Paul Dubois on rit. Mais là, ce n'est pas Paul qui m'a fait sourire car il est trop pathétique. Ce sont les deux femmes :
Julia de Quincey  une fausse aristocrate fâchée avec l'orthographe qui conçoit l'amour physique comme un rodéo ou une course d'endurance. Prête à tout pour avoir un enfant, d'une habileté diabolique sous des airs naïfs, elle transforme peu à peu la vie de Paul en cauchemar.
et Rebecca Crown car l'amour, chez elle, est comme un cent mètres : l'orgasme en 9"9. Elle dispose d'Osterman à sa guise et lui fait endurer son humeur instable, sa sécheresse affective, ses caprices sexuels effarants et son goût démesuré pour la prise de risques idiots.
A noter que dans les romans de Jean-Paul Dubois, la voiture du narrateur a toujours une place capitale. Ici, c'est elle qui conduira Paul à sa perte....

Extrait : "Cependant, malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à me sentir père, à concevoir que l'enfant que portait Julia pût aussi être le mien. Je restais un conducteur de décapotable, un inconditionnel des deux places, un fils unique, quelqu'un qui ne croyait en rien, qui ne valait pas grand chose, et qui ne demandait qu'une faveur: pouvoir se masturber, la nuit."

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Éditions Points - Littérature contemporaine - 210 pages.

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