lundi 17 février 2014

Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir - J. Heska

Mon résumé : Jérôme Laplace est un jeune homme qui se qualifie lui-même comme transparent, insipide et insignifiant. Il se rend compte qu'à cause de son comportement, il ne suscite rien chez les autres : ni intérêt ni compassion mais plutôt les moqueries. Il fait tout pour passer inaperçu dans sa vie professionnelle et sa vie sentimentale est désastreuse. Il a une petite amie (Samantha) qui ne se gêne pas pour lui faire remarquer qu'il n'est pas bien  intéressant et qu'elle a souvent mieux à faire que de passer ses soirées avec lui. Un jour, en lisant son périodique Mensu'Psycho, et en faisant les exercices préconisés dans ce magazine de développement personnel, il va avoir un déclic et se retrouver quelques semaines plus tard créateur et chef spirituel  d'un nouveau mouvement philosophique....
 
Mon avis :  Les évènements relatés sont ceux trouvés dans le journal quotidien de Jérôme, ils se situent entre le 4 février et le 18 juin 2185. Bien que la date soit encore très lointaine, il ne s'agit pas du tout de science fiction, mais l'auteur a dû choisir cette période futuriste pour souligner l'utopie de cette doctrine inventée par Jérôme Laplace.
J'ai choisi de participer à ce projet car le sujet du livre m'intéressait beaucoup et, bien que je ne m'attendais pas à ça, je n'ai pas été déçue! En effet, il est aisé pour le lecteur de s'identifier à Jérôme car c'est un homme ordinaire avec une vie ordinaire qui a parfois du mal à s'exprimer en public sans bafouiller. Un jour, à force de faire les exercices de son mensuel, il va créer une théorie sur la méchanceté et ses niveaux et les moyens à mettre en oeuvre pour la contrer. " J'ai commencé à dresser des listings de méchants, la tache n'a pas été facile. J'ai répertorié de nombreux actes, mais c'est un peu le bazar dans mon carnet, alors je me suis mis à le regrouper dans différentes catégories. Et puis, peu à peu, une sorte de classification est apparue. C'est assez étrange; mais je crois que je viens de créer ma propre théorie sur la méchanceté, assez cohérente, tout se tient". Il va alors se rendre compte que lui qui se croyait seul dans sa situation est en fait loin de l'être. Par exemple,  son collègue de bureau Etienne est resté un grand adolescent fan de Star Wars et ça le rend aussi un peu "inapte" à la vie sociale.
A deux, et persuadés du bien fondé de leur pensée, il vont lancer ce mouvement de pensée qu'il vont appeler "cimondisme" (Pour Citoyens du Monde) "J'avance bien [...] Bon, il ne faut pas que je m'emballe. Mais peut être qu'Etienne a raison, peut être que ce que je fais pourra aider d'autres personnes. Je ne sais pas si nous parviendrons à neutraliser les méchants, il y en aura toujours des nouveaux qui débarqueront. mais je veux leur faire comprendre que nous ne subirons plus ça, que les gentils ont décidé de se rebeller, qu'ils ne seront plus des victimes. Dorénavant, les gentils ne se feront plus avoir."
Mais bientôt, Etienne qui prend ce travail beaucoup trop à coeur va aller trop loin sans s'en rendre compte et le nombre d'adhérents à leur cause va littéralement exploser et ils ne vont plus rien contrôler. "Mais merde, réveillez-vous, ce que vous faites est dangereux!"
J'ai vraiment apprécié cette croisade contre les antipathes ( l'antipathe est un individu auto-centré qui commet consciemment ou non des actions nuisant à autrui dans le souci de répondre à ses propres besoins.) contre leurs mauvais agissements hiérarchisés comme suit  : Ignorance ; Peur et Désir ; Haine ; Violence.
Bine qu'utopique ce roman nous fait prendre conscience que face aux antipathes, le principal est de ne pas montrer ses faiblesses, rester sur de soi et ne pas se laisser impressionner.
J'ai aussi beaucoup aimé qu'à chaque début de journée de son journal, Jérôme nous donne une citation personnelle sur la vie : " La vie c'est comme monter un meuble en kit, on a la notice issue de l'expérience des autres qui ont déjà transpiré dessus un bon moment. Mais on se dit toujours qu'on vaut mieux que ça alors, on le monte tout seul... Puis quand tout se casse la gueule, on regrette..." ou encore " La vie c'est comme le Schweppes, la première fois qu'on en goûte, c'est amer et pas très agréable. Et pourtant, à force, on ne peut plus s'en passer." On remarque d'ailleurs qu'au fil de son cheminement sur d'apprentissage, ses citations sont de moins en moins pessimistes et laissent voir qu'il va de mieux en mieux.
Pour finir, j'espère que l'auteur écrira d'autres livres et que j'aurai la chance de participer à d'autres projets tels que celui-ci.
Si comme moi vous voulez lire ce livre dans le cadre du "projet Hermès" ou le livre voyageur, il vous suffit juste de laisser un mail à l'auteur sur son blog.
 
Éditions Transit - 214 pages - Littérature contemporaine

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Laissez-moi une trace de votre passage!

Recevoir les prochains articles par mail

* obligatoire

Partagez!