lundi 17 février 2014

Les visages - Jesse Kellerman

Mon résumé : Ethan Muller est un galeriste New-yorkais qui se bat quotidiennement pour dénicher les meilleurs artistes à exposer car dans son quartier, la concurrence est rude. Un jour, avec Tony, le majordome de son père,  il découvre dans un appartement abandonné des cartons remplis de dessins au feutre  sur des feuilles A4. Subjugué par le coté sombre et inhabituel de ces oeuvres montrant monstres, anges et démons, et par la quantité, il décide de retrouver l'auteur de ces dessins en les exposant dans sa galerie et à grand renfort de publicité. Alors que tout le monde s'accorde à dire que ces oeuvres sont celles d'un génie, Ethan est contacté par McGrath  un ancien policier à la retraite qui affirme que certains des visages dessinés, sont ceux d'enfants tués une quarantaine d'années auparavant et dont les meurtres n'ont jamais été élucidés....
 
 
Mon avis : Tentée d'abord par la couverture indiquant "Elu meilleur thriller de l'année" par le New York Times, puis Grand Prix des lectrices de Elle 2010, bien que parfois déçue par ce genre de récompenses, là, j 'ai beaucoup aimé ce thriller qui décrit à mon avis parfaitement le milieu mondain de l'art à New York. (Les expositions, les vernissages, la concurrence...). Ethan, pensant enfin se faire un nom et se démarquer de sa concurrence va faire cette découverte qui va le mener sur les traces de Victor Cracke l'auteur de tous ces dessins qu'il pense aussi être le  violeur et tueur en série des enfants....
Ce thriller est composé de deux histoires (celle qui se passe à l'heure actuelle avec Ethan, et une autre qui commence en 1847 et qui raconte les origines de l'histoire de la famille Muller [celle d'Ethan] ) puis sa descendance qui nous mène à l'histoire de la vie de Victor Cracke de son enfance à aujourd'hui. Plus l'enquête avance, plus l'histoire de Victor Cracke est présente (un chapitre sur deux). Les récits s'imbriquent l'un dans l'autre de la même manière que les 110000 feuilles de dessins se raccordent entre elles à la manière d'un papier peint géant.
J'ai aussi aimé la façon dont l'auteur interpelle parfois le lecteur se détachant alors complètement du coté narratif : "Quoi qu’il en soit, la suite de l’histoire commence par une sonnerie de téléphone. C’est un roman policier je vous rappelle." ou encore "Il faut que je fasse plus roman noir, en tout cas j'aimerais bien"
Partagé entre son travail et cette enquête qu'il seul à mener  depuis la mort de McGrath , Ethan ne sait plus trop ou il en est : "Vous avez donc le tableau, une nette dichotomie : Marilyn, ma galerie et mon travail officiel d'un côté ; et, de l'autre, Samantha, Victor et cinq enfants morts. Je vous en ai fait une jolie petite histoire que je vous ai servie sur un plateau de symbolisme. Mais vous ne pourrez jamais tout à fait comprendre à quel point cet hiver m'a changé en profondeur, car encore aujourd'hui, je ne le comprends pas moi-même."
Les personnages n'étant pas nombreux, ils sont bien approfondis et on connaît exactement leurs caractères.
J'ai apprécié la fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout, mais je regrette que le dernier chapitre (Interlude : aujourd'hui) n'ai pas été placé en avant dernier chapitre. Car comme je connaissais le dénouement à la fin de l'avant dernier chapitre, j'ai été moins motivée pour terminer les 20 dernières pages.
Néanmoins, j'ai adoré me plonger dans l'univers de Victor Cracke, sa naïveté et surtout son obsession à retranscrire son monde via ses dessins et ses innombrables notes sur ses carnets.
 
 
Éditions Points - 475 pages - Thriller

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