lundi 17 février 2014

Les saumons se perdent aussi - Lionel Robin

Résumé de l'éditeur :Un roman ancré dans les préoccupations écologiques qui agitent notre société.
Pyc et Nikk sont deux frères. Coincés entre un père tyrannique et une mère neurasthénique, ils jouent aux indiens qui luttent pour vivre. Les deux garçons s’inventent ce monde-là, celui des Géronimo et autres Sitting Bull.
Ils grandissent parce que c’est ce qui arrive aux enfants. Mais ils continuent de jouer aux indiens. Ils poursuivent la lutte contre les cow-boy qui massacrent la planète, la terre-mère des indiens. Mais à l’âge adulte, ces jeux-là ne font plus rire personne. Ils deviennent ainsi des terroristes aux yeux des autorités, des guerriers à leurs propres yeux. Et même une petite fille devenue trop tôt une jeune femme abandonnée ne pourra changer le cours de leur destin.
 
Mon avis : Je dois dire que je n'ai pas du tout aimé et que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi décousu. Ce qui peut paraître bizarre, c'est que l'auteur lui même sait que ce qu'il écrit est dénué de sens. Pour preuve, à de très nombreuses reprises il intervient dans l'histoire (passages en italique) pour nous raconter ce qu'il fait, va écrire, ou pense de ses lecteurs... Par exemple : " L'auteur se doute que le lecteur de base se perd complètement dans ce fil narratif complètement décousu. Qu'il se rassure, l'auteur le fait exprès. Je sais, je sais, c'est pas trop sympa, mais il faut comprendre que l'auteur fournit de gros efforts pour être original. [...] L'auteur a donc choisi cette forme qui ne s'éloigne pas tant que ça du n'importe quoi ambiant. Que le lecteur de base fasse confiance à l'auteur, il finira par retrouver ses petits..."  En lisant ce passage, page 30, je me suis dit qu'il sait ce qu'il fait et que l'histoire va reprendre un cours normal et en fait, ce n'est pas le cas : il nous énumère une succession de faits divers qu'il dit être réels mais ne donne jamais de noms ni de villes ni de gens donc on ne peut pas savoir de quoi il parle...
L'histoire devient néanmoins un peu plus intéressante lorsque Pyc et Nikk font connaissance de Flack, mais même elle n'arrive pas à les raisonner. Quand ils expliquent à cette femme leurs actions, ils justifient leur mission disant que "La Terre a envoyé des déesses aux quatre coins du monde, qu'ils sont leurs fils et qu'ils doivent la défendre et se battre pour Elle". Ce qui, à leurs yeux excuse tous les actes de vandalisme comme par exemple piller un magasin qui vend de l'engrais ultrachimique ou casser des camions transportant des matières dangereuses...
A la fin, l'auteur devient un peu plus humble et se rend compte que son récit peut ne pas avoir plu à tout le monde et remercie ceux qui n'auraient pas apprécié de l'avoir lu jusqu'au bout...
Il est vrai que ce roman a le mérite de nous faire réfléchir aux dangers écologiques actuels, mais je n'ai pas du tout adhéré à cette succession d'actes de "terrorisme" en faveur de la cause écologique dont Pyc et Nikk sont les auteurs.
 
Je remercie quand même les Editions du Pierregord et Blog-O-Book de m'avoir fait découvrir un nouvel auteur dans le cadre d'un partenariat.
 
Editions du Pierregord - 204 pages

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