lundi 17 février 2014

Les Partenaires - John Grisham

Mon résumé : David Zinc, un brillant avocat de 31 ans sous pression laisse tomber le très renommé cabinet juridique où il travaille ainsi que son salaire mirobolant pour se présenter après une journée hautement éthylique dans un cabinet minable de quartier Finley & Figg. Ce dernier ne s'occupe que de faits divers et de divorces. Ses deux avocats Oscar et Wally n'ont même jamais plaidé devant une cour. Se sentant pousser des ailes lors de l'arrivée de David, (eux qui ne manquent jamais d'idées pour s'enrichir plus ou moins légalement) vont décider de porter plainte contre un grand groupe pharmaceutique, accusant leur médicament phare de provoquer des crises cardiaques. Seulement, ils vont vite se rendre compte qu'ils ont mis la charrue avant les boeufs et n'ont pas de preuve. Alors sous un stress maximal, Oscar, victime d'une crise cardiaque déclare forfait, Wally, terrifié disparaît pour se soûler. David se retrouve alors seul pour plaider sa première grosse affaire...
 
Mon avis : Je remercie vivement les Éditions Robert Laffont ainsi que Babelio pour m'avoir fait découvrir ce dernier livre de John Grisham dans le cadre de l'opération "masse critique".
Déjà séduite par "La firme" et "L'affaire Pélican" que j'avais lus dans mon adolescence, j'ai vraiment été tentée par ce partenariat pour renouveler l'expérience et, malgré quelques longueurs, je n'ai pas été déçue.
Le style est clair et sarcastique, l'intrigue simple (peut être même un peu trop) mais j'ai adoré suivre le cheminement d'Oscar Finley et Wally Figg deux avocats au rabais qui vont se sentir pousser des ailes après l'embauche de David Zinc, un brillant avocat de 31 ans démissionnaire d'un très réputé et très brillant cabinet d'avocats de Chicago de renommée internationale.
Alors que le minable cabinet Wally & Figg ne s'occupe que de divorces et de "chiens écrasés" il va alors leur venir l'idée qui pourrait leur faire amasser un paquet d'argent : Déposer plainte contre Varrick, un laboratoire pharmaceutique qui a commercialisé le Krayoxx, un anti cholesterol qui pourrait bien favoriser les crises cardiaques. Seulement nos trois avocats ne disposent d'aucune preuve tangible...
J'ai aimé Wally et Figg ces deux avocats qui ne doutent de rien, se font de la pub mais ne savent même pas plaider. (ci-dessous le trailer du livre qui pourrait être une pub pour leur cabinet juridique). Ils m'ont bien fait rire et j'ai aimé le style sarcastique de l'auteur quand il parle de ces deux "baltringues". Il ne mâche pas ses mots qualifiant Wally d'ivrogne. Quant à Oscar, il se met facilement la pression tout seul mais est tout de même assez réaliste sur leurs capacités à tous les deux. Il pense que le procès qu'ils veulent mener contre les laboratoires Varrick est "un cas qu'aucun avocat ayant un minimum de bon sens ne défendrait, pas d'experts, pas de preuves et des plaignants cinglés ou drogués".
Par contre, je n'ai pas trouvé David crédible. Lâcher un cabinet de renommée pour se retrouver avec ces deux avocaillons, avoir un salaire divisé par 50 alors que se femme vient de tomber enceinte, puis se retrouver seul pour plaider, j'avoue que j'ai beaucoup de mal à y croire... Mais j'admire son courage...
J'ai aussi particulièrement aimé le déroulement du procès. On apprend par exemple qu'aux États Unis, même pour une affaire qui ne relève pas des assises, il y a un jury populaire. On apprend beaucoup d'autres  choses sur le déroulement des procès, les façons de les faire durer le temps d'apporter d'autres preuves par exemple...
Un livre qui a su me captiver du début à la fin grâce à son ton sarcastique. L'auteur nous embarque dans cette histoire car on voit qu'il sait de quoi il parle. En effet, il était lui même avocat.
 
Extrait : Le cabinet d'avocats Finley & Figg se considérait comme une « boutique ». Cette appellation revenait très souvent dans le courant de la conversation et apparaissait même sous forme imprimée dans quelques-uns des divers projets pondus par ses associés pour racoler la clientèle. Employée à bon escient, elle signifiait que Finley & Figg se situait un tantinet au-dessus de la moyenne des établissements à deux balles. Boutique, pour petit, compétent et pointu dans un domaine spécialisé. Boutique, pour très cool et très chic jusque dans la « francitude » du mot. Boutique, pour le suprême bonheur d'être petit, sélectif et dynamique.
Mis à part la taille, ce n'était rien de tout cela. L'officine Finley & Figg pistait les dommages corporels, labeur quotidien qui exigeait peu de compétence ou de créativité et ne serait jamais considéré comme cool ou glamour. Ses rentrées étaient aussi insaisissables que son standing. Le cabinet était petit parce qu'il n'avait pas les moyens de s'agrandir. Il était sélectif seulement parce que personne ne voulait y travailler, à commencer par ses deux propriétaires. Même son emplacement évoquait une morne existence en dernière division du championnat de baseball. Avec un salon de massage vietnamien à sa gauche et un atelier de réparation de tondeuses à gazon à sa droite, il était clair au premier coup d'œil que Finley & Figg n'était pas dynamique.[...] Finley & Figg n'avait rien d'un paradis pour secrétaires. La paye était maigre, les clients en général désagréables, les autres avocats grossiers au téléphone, les heures longues. Le pire de tout étant les relations avec les deux associés. [...] La dernière chose dont le cabinet avait besoin, c'était d'une nouvelle recrue.
 
 
Éditions Robert Laffont "Best Sellers" - Thriller - 429 pages

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Laissez-moi une trace de votre passage!

Partagez!