lundi 17 février 2014

La route - Cormac McCarthy (Prix Pulitzer 2007)

Mon résumé : Une catastrophe dont on ne sait rien est arrivée. Il semble que seuls un père et son fils sont rescapés. Il ne reste rien à part des morceaux de routes recouvertes de cendres, des maisons abandonnées, des carcasses de voitures qui rouillent lentement et des restes humains desséchés. Les animaux ont disparu  tout a brûlé, le ciel est gris et il fait terriblement froid. C'est dans ce paysage apocalyptique que l'homme et le petit cherchent à tout prix à rejoindre le Sud pour y trouver des conditions plus clémentes. Ils transportent des couvertures et des provisions trouvées ici et là dans un caddie de supermarché. Se rendant vite compte qu'ils ne sont pas seuls dans cette situation, il doivent coûte que coûte protéger leur nourriture et leur nécessaire de survie des barbares cherchent à survivre comme eux....
 
Mon avis : J'ai beaucoup aimé cette histoire bien qu'elle soit dérangeante par le fait qu'on ne sait pas ou elle se déroule, on ne connaît pas les prénoms des personnages. Tout au long du livre, ils restent "Le père" et "le petit" et surtout, on ne sait pas quel genre de catastrophe a eu lieu.
Armés seulement d'un revolver chargé et de lambeaux de carte, ils se dirigent  avec leur caddie vers le sud pensant y trouver de meilleures conditions.
Rongés par la faim et la soif et toujours sur le qui-vive pour se défendre, ils errent à la recherche de nourriture restée dans des conserves ou des bocaux dans les maisons qu'ils pillent tout au long de leur route.
Le lecteur se trouve vite plongé dans cet univers macabre grâce au style d'écriture qui est très direct avec des dialogues simples et percutants :
La-route---Le-pere-et-l-enfant.jpeg"-C'est cela la mer, Papa?
-Oui.
-Tu m'avais dit qu'elle était bleue.
-Avant elle l'était.
-Quand tu étais enfant tu la regardais tous les jours, de ta fenêtre.
-Oui.
-Enfant comme moi.
-A peine plus vieux.
-Maintenant elle est noire comme le reste.
-Oui.
-Pourquoi tu pleures?
-je ne pleure pas.
-Oui, tu pleures.
-D'accord.
-Ne pleures plus.
-D'accord.
L'homme prit la main du petit et dit, viens descendons , allons vers la plage.
-La plage, y aura t-il des gens?
-Je ne sais pas.
-Des gentils, comme nous.
-Peut être.
-Qui portent le feu.
-Sûrement, viens marche, la bas nous trouverons à manger.
-Peut être.
-Oui, je le sais.
-D'accord."
Ce petit est très attachant car pour lui, qui est très naïf, le monde se résume aux gentils (eux) et aux méchants (les autres humains poussés à la barbarie et au cannibalisme  pour survivre). Il croit tout le monde gentil et tente de pousser son père à partager le peu qu'ils possèdent mais il va  changer d'avis en se rendant compte que même des "gentils" peuvent être poussés à manger ceux de leur propre famille quand il va voir les restes d'un nourrisson embroché au dessus d'un feu...
Son plus grand souhait est alors que lui et son père restent des "gentils" même s'ils meurent de faim.
Une lecture que je recommande pour que chacun puisse se faire un avis personnel.
 
PS: Je viens de lire ce roman aux éditions "Points" et je suis vraiment surprise par le nombre de coquilles ou de fautes de frappe (au moins une toutes les deux pages...) N'a t-il pas été relu avant impression?

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